Deux mois après sa mort, Charlie Kirk crucifié par Arte

La chaîne a récupéré l’assassinat de Charlie Kirk afin de mieux s’en prendre à Trump et à la « droite chrétienne ».
Portrait d'hommage à Charlie Kirk à Nice le 17 septembre 2025
© Gabriel Bendayan

Son assassinat avait été un coup de tonnerre. Le 10 septembre dernier, l’influenceur américain Charlie Kirk était tué d’un tir d’arme à feu, alors qu’il était en train d’animer un événement dans la plus grande université publique de l'Utah. Des vidéos de l’attentat, devenues virales, montraient le jeune homme touché au niveau du cou, perdant une importante quantité de sang. Il était déclaré mort quelques minutes plus tard.

Deux petits mois après les faits, Arte a décidé de revenir sur ce drame qui a profondément ému l’Amérique et d’y consacrer un documentaire d’une dizaine de minutes. Mais au lieu d’enquêter sur l’assassin ou sur l’idéologie meurtrière qui l’avait armé, la chaîne publique a préféré s’en prendre à la victime. Cette sale besogne a été confiée à Sonia Devillers, qui sévit d’ordinaire sur France Inter. Sans la moindre compassion, la journaliste y a conspué le défunt, qualifié de « militant ultra-conservateur devenu en un éclair l'icône du mouvement MAGA », un homme peu recommandable qui aurait pris pour « cible » le milieu éducatif et créé un site Web « pour dénoncer les enseignants jugés trop à gauche ». Bref, un affreux jojo. Dernier clou planté dans le cercueil du décédé : des hommages lui auraient été rendus dans le monde entier par « les mouvances les plus radicales », notamment lors d’une « gigantesque manifestation d'extrême droite qui a rassemblé près de 150.000 personnes » à Londres, à la mi-septembre. En réalité, il s’agissait d’un mouvement de révolte du peuple anglais contre l’immigration invasive, mais peu importe. Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose.

La foi de Charlie Kirk est également abordée par la mini-enquête d’Arte sur un ton très critique. Des « convictions chrétiennes et traditionalistes » que l’homme aurait tenté de « diffuser massivement ». Le trentenaire se réclamait d’une très sulfureuse « droite chrétienne », explique Sonia Devillers, sur fond de musique angoissante. Une mouvance affiliée aux « évangéliques blancs ». Cette branche du christianisme aurait d’ailleurs « développé de puissantes stratégies » avec, pour ambition ultime, de « conduire les chrétiens à dominer le monde ». Complotisme, quand tu nous tiens.

La ritournelle de la « récupération »

À court d’arguments sérieux pour salir Charlie Kirk, le documentaire dénonce aussi l’odieuse « récupération » à laquelle se serait livré le camp Trump. Son deuil aurait ainsi donné lieu « à une récupération médiatique hors normes, savamment orchestrée par la droite chrétienne et par le mouvement MAGA ». Un deuil « transformé en machine politique par l'appareil présidentiel qui a changé le soldat Kirk en martyr ». Sonia Devillers a notamment vu d’un très mauvais œil l'impressionnante cérémonie d'hommage à Charlie Kirk qui s'est tenue devant 65.000 spectateurs dans un stade en Arizona. Cet événement qui « ressemblait beaucoup à un office religieux évangélique » aurait « saturé l'ensemble de l'écosystème médiatique américain », se désole la journaliste.

À plusieurs reprises, le documentaire évoque une certaine « martyrologie » qui aurait transfiguré Charlie Kirk en « martyr de la foi ». Il s’indigne d’un « gigantesque culte numérique » fabriqué par les partisans trumpistes, à grand renfort d’images, de dessins et de contenus générés par l’intelligence artificielle. « Une vidéo vue 17 millions de fois le montre ainsi au paradis, accompagné des apôtres et du Christ », dénonce Sonia Devillers, à deux doigts d’y voir une atteinte à la laïcité.

Mais quid des mêmes images de nature christique qui avaient abondé sur Internet à la suite du décès de George Floyd ? Cette « martyrologie »-là n’avait pas dérangé Arte, à l’époque.

En matière de récupération morbide, l’audiovisuel public n’a d’ailleurs aucune leçon à donner. Le 23 novembre dernier, France Télévisions consacrait un énième documentaire à Zyed et Bouna, deux jeunes, morts par accident il y a vingt ans, alors qu’ils fuyaient un contrôle de police.

La haine autorisée

Mais contrairement à la plupart des victimes de « violences policières », Charlie Kirk était un homme blanc, chrétien et conservateur. Un profil contre lequel la haine est permise et les attaques post-mortem autorisées.

En France, les médias ont lâché les chiens dès les premiers jours suivant le meurtre de l'influenceur. Sur LCI, un chroniqueur n’a pas hésité à justifier son assassinat ; une émission du service public a comparé sa cérémonie d’hommage à un meeting nazi ; sur une autre chaîne, son assassin a été présenté, toute honte bue, comme un « bon Blanc de droite »

Il est intéressant de noter que le documentaire diffusé sur Arte n’évoque pas une seule fois l’auteur de l’attentat. Pas un mot sur son idéologie politique, son partenaire transgenre ou les slogans antifa qu’il avait gravés sur ses munitions. Pourquoi cet oubli ? Parce que cet assassin était un militant de gauche, tout comme notre audiovisuel public ?

Picture of Jean Kast
Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

29 commentaires

  1. Dans l’abjection il est difficile de faire mieux. Quand la haine vous guide, toutes les vilénies sont de sortis, c’est un florilège d’infamie, de bassesse et de mauvaise foi jusqu’à en avoir la nausée.
    Ces gens là ne se complaisent que dans la fange wookiste islamo-gauchiste.

  2. Arte c’est pro Europe, pro wokisme et pro gauchisme. Ce n’ est plus une chaîne de culture mais un organe de propagande qui est devenu vomitif. Les reportages sont mauvais, leurs films vieillots et politisés…Rien est bon, donc ils n’auront pas mon audimat et donc moins de pub pour eux. Si on boycotte les chaînes gauchistes, plus de pub, plus d’argent et enfin ce sera fini. On change les choses en votant, en achetant et aussi l’audimat. Pas de répis!

  3. Bizarre, des fachos qui pardonnent à leur assassin.
    Accorderons nous notre pardon à cette journaliste qui ne sait pas ce qu’elle raconte ?

  4. elle ne s’est pas trompée de TV et de chaine ?
    qu’elle aille exposer ses idées aux US……
    en France, qu’est-ce qu’on s’en fout de ce que pense cette gôchiste, LFiste……
    que toute cette fange soit privatiser et vive que de ses auditeurs et pubs….pour les pubs, ça va devenir très difficile….à part peut être LEROY MERLIN ?

  5. Arte s’est munie d’un bon et bel emballage et contenu avec des émissions et des sujets intéressants bien présentés et bien documentés, en plus il y a des téléfilms allemands ce qui est bien pour moi pour me changer des meurtres à…français,il y en a assez au coin de la rue par ailleurs. Pour autant, chaque semaine sur Arte on se tape un film du gauchistan tendance woke-écolo et j’en ai assez vu ! Les infos, évidemment je ne regarde pas, c’est encore pire que Radio-Paris pour les mensonges. Je me suis déjà dit qu’il me fallait arrêter avec Arte…

    • Jusqu’à hier, je regarder les infos sur Arte. Ayant vu qu’il faisait parti des chaines de gauche, j’ai supprimé tous les enregistrements que j’ai fait, et ne regarderais plus cette chaine.

  6. Le bras du balancier médiatique indiquant le camp du Bien est en train de s’échapper des multiples petites mains gauchistes , qui le bloquaient jalousement afin de prouver qu’elle en étaient les seules représentantes suprêmes , uniques . Le socialisme sans nation est devenu le mondialisme , il voit bien le vent de l’histoire tourner et n’en sera que plus féroce , dissimulateur , hypocrite et malhonnête .

Commentaires fermés.

Vidéo YouTube

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

⇨ Tous les vendredis de 17h30 à 19h30
avec Marc Baudriller et Boulevard Voltaire ⇦

J’ai dénombré dix coups portés à la tête de Quentin Deranque par des antifas
Jean Bexon sur Sud Radio

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois