Créant un fonds de soutien pour les femmes, J. K. Rowling est accusée de transphobie
À en croire Google Actualités, J. K. Rowling aurait créé « un fonds privé transphobe ». La preuve par L’Humanité, Libération, Télérama, ActuaLitté… et tant d’autres, qui titrent sur la « transphobie » de la romancière anglaise.

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La désinformation est de taille. La palme au post de L’Humanité : « J. K. Rowling créé [sic] un fonds privé transphobe avec l’argent d’Harry Potter » - donnant l’impression qu’elle a volé la bourse d’un petit étudiant magicien pour commettre le forfait. L’article est du même tonneau. « L’autrice britannique J. K. Rowling a annoncé fin mai la création d’un fonds privé dans le but de financer, à l’aide des profits d’Harry Potter, des initiatives juridiques contre les personnes transgenres. » Cela paraît être la déclaration officielle de J. K. Rowling, qui accréditerait la transphobie. Il faut avancer dans l’article pour comprendre que le fonds a pour but de défendre les « droits des femmes », sans mentionner les personnes trans à aucun moment.
Les femmes sont en effet la raison d’être du J. K. Rowling Women’s Fund (JKRWF), « fonds de lutte juridique pour les femmes, protégeant leurs droits fondés sur le sexe ». Ne recevant aucun don, ne fonctionnant qu’avec l’argent gagné par l’écrivain, le fonds agit dans le cadre de la légalité. Il soutient les personnes et les organisations « qui luttent pour le maintien des droits des femmes fondés sur le sexe sur le lieu de travail, dans la vie publique et dans les espaces réservés aux femmes ». Il défend les femmes, sans transphobie mais là où la présence de transsexuels est susceptible de mettre les femmes en danger : toilettes, vestiaires, compétitions sportives… Des espaces normalement non mixtes mais où « des politiques d'inclusion déraisonnables » contraignent les femmes à côtoyer des hommes se revendiquant femmes.
Pallas Athéna plutôt qu’Imane Khelif
La preuve par Imane Khelif, boxeuse algérienne dont « l’intersexualité » a défrayé la chronique des Jeux olympiques de Paris 2024 au cours desquels elle a écrasé la concurrence féminine. Le 1er juin, un site a dévoilé que des examens prouveraient que Khelif est « biologiquement de sexe masculin ». Alors que la Fédération internationale de boxe s’excusait d’avoir cité le nom de Khelif, la romancière ironisait sur cette délicatesse : « Les dommages psychologiques causés aux jeunes femmes qu’il a frappées, sous les yeux du monde entier et sous les huées, la honte et le mépris du monde sportif, n’ont naturellement aucune importance. » De fait, « aucun autre groupe démographique que les femmes ne pourrait être traité de manière aussi odieuse sans conséquences. De la misogynie pure et dure. »
Pour le JKRWF, sa fondatrice a choisi comme symbole Pallas Athéna. La déesse croyait « que la guerre ne devait servir qu'à protéger le peuple et à obtenir justice ». Le logo représente un bouclier et une femme, ce qui correspond à l’objectif de « donner aux femmes les moyens de se protéger de l'oppression et de l’injustice ». De quoi être traitée de « TERF », et les vindicatifs ennemis de J. K. Rowling ne s’en privent pas. TERF : trans-exclusionary radical feminist, autrement dit « féministe radicale anti-trans » - une injure, dans leur bouche. J. K Rowling a reçu le soutien d’Isabel Alonso, militante féministe bien à gauche, ancienne « Grosse Tête » de la grande époque et armée de bon sens : « Défendre les femmes, c’est être transphobe ? Délire ultime », a-t-elle répondu au post de L’Humanité.
Défendre les femmes c’est être transphobe? Délire ultime .
— Isabelle Alonso (@IsAlonsOfficiel) June 6, 2025
Contrairement à ce que raconte L'Huma, qui parle d’« une énième diatribe [de la romancière] à l’encontre de la communauté LGBTQ + », J. K. Rowling ne s’en est jamais prise aux homosexuels ni aux lesbiennes, ni même aux transsexuels. Elle récuse juste à ces derniers le droit de se prétendre femmes. D’un calme olympien - Pallas Athéna oblige - et fidèle à la Genèse qui dit que « mâle et femelle il les créa », J. K. Rowling répète inlassablement qu’il n’y a qu’une seule façon de vivre en tant que femme : en être une. « Réaliser l’idée masculine de ce qu’est une femme tout en étant un homme » est autre chose. Surtout que l’idée de la femme que se font les trans, « curieusement, se révèle souvent être un objet sexuel pornographié », affirme-t-elle. Alors, TERF et transphobe, J. K. Rowling ? Non. Femme, tout simplement.
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27 commentaires
Nos « phobies », aussi diverses que variées, ne seraient-elles pas aussi nos gloires, celle de la résistance ?
Les trans, les bi, les LGBTQI, ont fait leur, qu’ils vivent leur vie privé comme ils l’entendent, c’est leur choix, qu’ils l’assument. Il serait temps d’arrêter de se mêler de la vie privé de ces gens, de les laisser vivre comme ils veulent à condition qu’ils n’essaient pas d’imposer leur mode de vie à tout le monde. S’ils veulent qu’on les respecte, qu’on ne les montre pas du doigt, qu’ils vivent leur sexualité dans le privé, car c’est bien de la vie privée qu’il s’agit et qu’ils ne demandent pas des lois, des privilèges, pour bien montrer qu’ils sont sont différents et, en même temps (tiens, tiens ça me rappelle quelqu’un) se plaindre qu’ils sont discriminés. Idem pour tous les pans de la vie privée comme la religion qui fait partie de l’intime de chacun et doit être pratiqué dans l’intimité.
Dégénérescence de l’Occident.
Vivement l’arrêt des subventions publiques qui permettent à ces organes de propagande politique de subsister !
Chantez petit wokistes plus personne à part vos fidèles ne vous écoute …
Peut-on ne pas être transphile sans pour autant être transphobe ?
Peut-on aider les femmes sans être forcément féministe .
Peut-on arrêter d’être mis dans des boites « phile ou phobe » par des débiles manichéens sans aucune culture ni nuance ?
Bravo
L’Humanité devrait changer de titre pour L’Humanoïde ou L’Oummanité
Excellent
« N’en s’est jamais prisE », écrivez-vous ?
Ca veut dire que médecins sans frontières sont racistes envers les blancs étant donné qu’ils sont le plus souvent en Afrique? Plus il y a d’intelligence est plus cela a de la valeur, c’est la seule chose qui ne suis pas la loi de l’offre et de la demande. Mais une nouvelle règle s’applique maintenant avec l’ère de l’idiocratie, plus c’est stupide et plus cela à de la valeur. L’absurdité est devenu la norme faut croire!
Un signe qui ne trompe pas sur la réalité du déclin de l’Occident.
On marche sur la tête et il y a belle lurette que tout le monde sait que les soi-disant féministes agréées par la bien-pensance ( Libé, Le Monde, LFI, etc…) sont les pires ennemies des femmes et se soucient de leurs problèmes comme d’une guigne.
Ces féministes bobos ont réussi en peu de temps à faire plus de mal à la condition féminine que des siècles d’oppression masculine. Quant-aux politiciennes Young leader, elles détruisent pour des siècles la crédibilité d’une femme a accéder dignement aux responsabilités politiques. Les Afgans font retourner les femmes au moyen age et sont reçus partout! Pourtant Il suffirait d’un peu de détermination féminine et quelques examens prénataux pour changer complètement le rapport de force et créer la rareté des femmes. Le désespoir devrait pousser les femmes du monde entier à ne plus engendrer que des mâles, pour ne pas mettre au monde des filles qui devront affronter cette discrimination croissante. Les hommes trans trouveraient alors une place incontestée faute de femmes. Demandez aux Chinois.
L’occident décadent cours à sa perte à la vitesse d’Hussein Bolt. La France en est l’avant garde.
SI je gagne à l’EuroMillion ce mardi 10 juin, je ferai un don à JK ROLING ! …
Conclusion : les femmes sont transphobes … si j’ai bien compris (mais je n’en suis pas sûr).
C’est du grand n’importe quoi