Allemagne : en Rhénanie-Palatinat, la fonction publique fermée aux membres de l’AfD
Ce 10 juillet, Michael Ebling, ministre de l’Intérieur et des Sports de Rhénanie-Palatinat, a annoncé un durcissement de l’embauche dans la fonction publique de ce petit Land allemand. Explicitement visée in fine : toute personne militant à l’AfD, le parti allemand anti-immigration et anti-islamisation ! « La loyauté à la Constitution n'est ni un vœu pieux, ni une recommandation, ni une façon de parler, explique ce social-démocrate (SPD). Quiconque se met au service de l'État doit être fidèle à la Constitution en toutes circonstances, sans réserve. » Son communiqué officialise que « l'extrémisme, quelle que soit sa forme, est incompatible avec le statut de fonctionnaire ».
Une déclaration sur l’honneur sera exigée
Aussi sera-t-il dorénavant demandé, lors du recrutement, « une déclaration écrite de loyauté à la Constitution […]. Les candidats devront déclarer n'appartenir à aucune organisation extrémiste ou n'avoir appartenu à aucune au cours des cinq dernières années. » Les antécédents des policiers — « tant pendant leurs heures de service qu'en dehors » — seront particulièrement scrutés. Cela vaudra aussi pour les fonctionnaires déjà en place chez qui un lien avec une telle organisation pourrait être considérée comme une « faute disciplinaire » et « entraîner une révocation ».
Qu'entend-on, exactement, par « organisation extrémiste » ? Il en existe, en Allemagne, une liste officielle : ce sont des organisations « pour lesquelles il existe des preuves suffisantes d'activités anticonstitutionnelles ». L’AfD n’y figure pas. Du moins, pas encore : c’est à l’étude. Le ministère de l’Intérieur de Rhénanie-Palatinat est catégorique : « L'AfD figurera également sur cette liste. » Il anticipe en décrétant que l’AfD est un parti extrémiste et anticonstitutionnel, comparable aux nombreuses organisations islamistes répertoriées.
« Une suspicion générale »
« La Rhénanie-Palatinat rétablit le Berufsverbot », a commenté l'ancien député FN Jean-Yves Le Gallou, sur X. Le Berufsverbot, ou « interdiction professionnelle », nous renvoie à la loi nazie du 7 avril 1933 qui purgeait la fonction publique des communistes, des sociaux-démocrates, des Juifs. Elle sera suivie de la loi du 20 août 1934 obligeant les fonctionnaires et les soldats à prêter serment, et d’une loi analogue le 16 janvier 1937. Le gouvernement de Vichy fera de même avec la loi du 13 août 1940, contre les francs-maçons, avec déclaration sur l’honneur. Obsédé par le fascisme et le néo-nazisme supposés des membres de l’AfD, Michael Ebling devrait se regarder dans la glace.
« Au lieu d'accusations spécifiques, chaque membre de l'AfD sera désormais placé sous le coup d'une suspicion générale », a dénoncé Sebastian Münzenmaier, vice-président de l'AfD régionale. Il a précisé, sur X, que le parti ne tolérerait pas cela. De son côté, Jan Bollinger, président du groupe AfD au Parlement de Rhénanie-Palatinat (6 députés sur 95), affirme que « le groupe parlementaire AfD résistera politiquement et juridiquement et défendra l'ordre démocratique et libéral contre ses ennemis ».
La démocratie fragilisée en Europe
De son côté, la CDU (31 députés) a vivement critiqué, elle aussi, l’annonce de Michael Ebling. Pas sur le fond mais sur le tempo. Ebling a voulu aller trop vite en besogne. « Au lieu de sécurité juridique, Ebling se livre à une mise en scène politique », selon le président de la CDU locale, Gordon Schnieder. Une telle annonce, à ses yeux, ne peut que « renforcer les populistes et les extrémistes ».
Cette mise au ban de l’AfD dans un petit Land n’est pas qu’une information locale. D’abord parce qu’elle s’inscrit dans une volonté politique de faire interdire l’AfD dans toute l’Allemagne. Ensuite, parce qu’elle s’ajoute à d’autres décisions ou actes significatifs en Europe: l’annulation de la présidentielle en Roumanie en décembre 2024, la condamnation de Marine Le Pen en avril 2025, la perquisition au siège du RN, ce 9 juillet… Nos pays n'ont que le mot « démocratie » à la bouche, mais il y a des précédents dans l'Histoire où, par antiphrase, le mot peut être l'équivalent de « dictature ». La défunte République démocratique d'Allemagne était un modèle du genre : il n'a rien perdu de son actualité.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
Popular Posts




































50 commentaires
C’est ce qu’on appelle la démocratie et la liberté des individus. Encore un petit effort et la Germanie ressemblera fort à ce qu’elle était il y a un peu moins d’un siècle.
Il est sûr que cela rappelle des heures sombres et c’est l’Allemagne qui donne le LA ! !!
Soyez sages , ne bougez surtout pas , laissez-vous guider par la dictature de cette Europe .
Le silence des uns fait la part belle des autres , l’Allemagne et la France seront bientôt des pays sous l’égide de la dictature . Et nous que faisons -nous , rien , nous attendons que ceci prend en pleine figure et il sera trop tard pour réagir. En France , le Gouvernement , les gauchiste , certains magistrats gauchistes avec la complicité de certains médias font tout pour réduire le RN en bouillie . Votons tous RN afin que cette racaille disparaisse de ce monde politique.
oui, et c’est exactement ce que je vais faire.
Je n’ai jamais voté ni FN ni RN mais c’est maintenant la seule solution
il faut virer tous ces traitres à notre pays, une bonne fois pour toute et pour celà, si tout le monde en a bien conscience, c’est au premier tour qu’il faut absolument voter RN car tout ce ‘beau monde » nous refera le coup de tous s’allier au 2ème tour et, là, ce sera terminé
Il faut préparer les conditions pour encadrer le peuple et les institutions à la revanche contre l’ennemie de l’Est, apporter aux peuples réactionnaires de la Russie les lumières LGBTQ + et conquérir un espace vital pour exploiter terres rares et implanter les usines à bas coût, l’agenda 2030 de kauls schwab est en marche.
Fallait oser. Cela dit je pense que chez nous ceux qui professent que la Charia est au-dessus des lois de notre République ne sont pas qualifiés pour occuper des fonctions régaliennes.
.
Le gouvernement de ces Länder devrait méditer ceci : « Ceux qui ne peuvent se souvenir du passé sont condamnés à le répéter. » . ( George Santayana )
Nos régimes européens pactisent de plus en plus avec le diable. La liberté d’expression de plus en plus cernée, jugulée, ne peut conduire que vers une explosion. La marche vers le soviétisme pourtant aveuglante ne semble pas éveiller leurs consciences, leurs vigilances. Ces politiques préparent de mauvais jours pour les générations à venir.
C’est marrant, l’AFD d’extrême droite vient de faire alliance avec die Linke, extrême gauche…….
En effet il est curieux de constater que nous en sommes à avoir l’extrême droite qui défend la démocratie. Il y a de ces évolutions…
le 4 eme reich avance bien ,la démocratie recule tout va bien en allemagne
pas mieux en france avec notre foührer et sa guilde
Bravo si c’est la même chose en France avec LFI
Il me semble me rappeler qu’en des temps plus anciens mais pas si lointains l’Allemagne avait déjà joué avec ces allumettes. On connaît ce qui s’en suivi, mais certains chez eux semblent tentés de rejouer la même partition.
C’est vrai que cette fois-ci il sont sûrs d’avoir le soutien de l’europe là où dans le passé ils n’avaient bénéficié que du détournement pudique des regards de la France.
Les allemands retrouvent les bonnes pratiques nazi.
Avec de telles propositions, on découvre que l’Allemagne renoue avec ses vieux démons. On retrouve toutefois un point commun entre les lois des années 30 et celle voulu par ce dirigeant, c’est la référence au socialisme.
Quand les démocratie virent a la dictature. Bientôt une autre forme d’étoile jaune des juifs pour les opposants à la doxa gauchiste.
C’est impressionnant de voire l’Allemagne sombrer à nouveau dans le totalitarisme. Les séquelles de l’horrible dictature nazie (d’extrême gauche déjà) semblent être maintenant oubliées.
Nota : l’extrême gauche est bien, historiquement, le communisme, le fascisme, le nazisme. Quant à l’extrême droite ( = une élite, une aristocratie privilégiée qui domine et exploite le peuple), oubliée depuis un siècle, elle renaît ( = Renaissance) par le mondialiste qui privilégie l’élite richissime et apatride de conviction, au détriment des peuples.
Quand on aura posé les bases stables et solides d’un débat politique vrai et fondé, on pourra commencer à remonter la pente.