BNP, Orange… Ces grandes entreprises dans l’étau des quartiers sensibles

À quelques jours d'écart, ces entreprises flanchent, face au trafic de drogue qui les encercle.
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Abandonnés, « sacrifiés » : c’est la sensation amère avec laquelle disent vivre les habitants du quartier Rosa-Parks, dans le XIXe arrondissement de Paris. Depuis l’annonce récente par la BNP de la délocalisation des 2.000 salariés de son site implanté à Rosa-Parks, le quartier fait la une de l’actualité, alors que la situation sécuritaire est dénoncée de longue date par les habitants, victimes du trafic de crack.

Agressions et agents de sécurité sur le chemin du travail

Pour « demander aux pouvoirs publics d’agir », une casserolade était organisée, ce vendredi, par des riverains et des parents d’élèves, rapporte Le Parisien, tandis que des affiches où l’on peut lire « quartier sacrifié » ont été placardées dans le voisinage. Si la direction de la BNP n’a pas confirmé que la sensibilité du quartier et son manque de sécurité avaient pesé dans la décision, les témoignages, eux, abondent en ce sens. Agressions, peur au ventre en allant au travail, agents de sécurité privée disséminés entre la station de métro et les locaux…

Ce sentiment serait-il « de l’ordre du fantasme » ? Pas sûr, à en croire les propos du maire socialiste, François Dagnaud, qui confesse la « lente dégringolade d’un quartier récent et pourtant plein d’atouts ».

Et puis, Paris n’est pas seule à entrer en « zone de guerre ». À peine quelques jours après l’annonce de la BNP, c’est à Marseille qu’Orange met à l’arrêt 1.000 de ses salariés sur son site de Saint-Mauront, face à l’insécurité grandissante autour des locaux. Suite à « une montée des tensions », selon un communiqué de la CFDT, le site restera fermé pendant quinze jours, le temps d’un « retour à une situation apaisée dans le quartier ». Le syndicat évoque une « bagarre entre dealers » ayant entraîné un confinement de quelques minutes des salariés, alors que le 23 octobre, un commerce du quartier signalait à la police une fusillade, dont le préfet délégué, Corinne Simon, affirmera ne pas avoir trouvé trace. Mais le fait est : même peur, même inquiétude que chez les salariés de la BNP, et là encore, des entreprises contraintes de payer des services de sécurité pour escorter leurs employés jusqu’au métro.

Le narcotrafic, l’impossible défi des mairies socialistes ?

Pourtant, le maire socialiste du IIIe arrondissement de Marseille assure que « de nombreux investissements » ont été réalisés pour faire face au trafic de drogue qui gangrène le quartier : bibliothèque, piscine, et même un poste de police situé à une centaine de mètres des locaux d’Orange. Rien n’y fait. Comme dans d’autres quartiers minés par la drogue et ceux qui en vivent, le risque de voir partir les entreprises et les commerces qui les font, ainsi que leurs habitants, ne cesse de croître, symptôme d’un narcotrafic que l’État peine à endiguer, à défaut de le faire disparaître.

Si ces quartiers font parler d’eux, c’est qu’ils sont connus et que la disparition de leurs commerces aurait des conséquences considérables. Pourtant, ils sont loin d’être les premiers à payer le prix fort de cet ensauvagement qui prend les habitants en otages. À Clermont-Ferrand, un magasin Auchan annonçait, en janvier, fermer définitivement ses portes en raison du trafic de drogue et de l’insécurité du quartier, une décision qui avait d’ailleurs vexé le maire socialiste, Olivier Bianchi. Un mois plus tard, dans la périphérie de la même ville, un gérant de magasin Noz, excédé par les incivilités à répétition, quittait son poste après six mois seulement. En avril, l’association des Vitrines de Strasbourg tirait la sonnette d’alarme, face aux agressions et aux vols qui menacent les commerçants.

Mais alors que l’État clame faire son travail à grands coups de « Place nette », les dealers, eux, continuent de faire le leur.

Vos commentaires

58 commentaires

  1. Le « régalien »: la sécurité intérieure et extérieure. Le reste vient après. Le « en même temps » ne fonctionne pas. Et si de surcroit on reste au « régalien », qu’est-ce qu’on va faire comme économies… qui permettront de baisser les impôts et (peut-être) de remettre en marche l’ascenseur social..

  2. C’est le grand remplacement en marche (En Marche, ça vous dit quelque chose ?) Les bons s’en vont pour être remplacés par les mauvais. Bientôt en France, qui ne sera plus la France, il n’y aura plus que des mauvais avec Foutriquet comme chef des mauvais.

  3. « Enmêmetemps », ces sociétés se sont installées là où la macronie et le Quatar le souhaitaient ethniquement, les financements , subventions et autres exonérations ont fait le reste.La déconstruction heureuse à marche forcée est réussie ,l’objectif est atteint et la mission annoncée « c’est mon projeeeettt » est réalisée ,bravo président réélu, ça c’est fait.

  4. Inconcevables dans toutes Nations organisées. L’idéologie gauchiste a marqué aux fers rouges nos institutions assurant un bon fonctionnement. Désorganiser en tous points notre société est le but avoué. L’Etat ne pourra rien tant que toutes cette pègre liée au Narcotrafics ne pourra être jugulée par emprisonnement dans des centrales pénitentiaires. Les lois Taubira édictées sou la Présidence Hollande sont toujours présentes. Le Président E.Macron nous a démontré son manque de sérieux en la matière de promesses non-tenues. La justice manque de moyens, à commencer par le manque flagrant de places de prisons…

  5. Information à notre chef de Guerre le Président MACRON : Nous nous sommes repliés et nous avons abandonné l’immeuble de ORANGE à Marseille devant la poussé des troupes ennemies ,mais qui ne ressemblaient en rien à des RUSSES !!

  6. Il faut arrêter de considérer les toxicomanes comme des victimes
    Il faut pénaliser très très sévèrement les consommateurs de drogue !
    Pas de consommateur pas de trafic, c’est aussi simple que ça !
    Le problème est que beaucoup de nos dirigeants, de l’élu local au député et même au gouvernement sont eux même des consommateurs… protègent leur électorat !…
    On est foutu !

  7. Marseille assure que « de nombreux investissements » ont été réalisés pour faire face au trafic de drogue qui gangrène le quartier : bibliothèque, piscine, et même un poste de police. Si c’est ça la solution trouvée pour faire cesser les trafics, c’est prendre les gens pour des billes. Il n’y a qu’une seule solution, et c’est celle à laquelle chacun pense sans oser le dire.

  8. il s’agit tout simplement d’une entreprise de déstabilisation dont le trafic de drogue n’est qu’un outil et qui vise à éliminer le plus rapidement possible les autochtones afin de s’annexer le pays. Plutôt que d’aller se mêler de la guerre des autres, on ferait mieux d’organiser notre défense car cette épreuve est civilisationnelle. Si nous perdons le combat, nos petites filles porteront le tchador.

  9. la silicone valley sans la mer !….clap de fin…
    marseille en grand……..bazar et grand…coupe gorge…..
    le buzz de macron……face à la réalité……
    la gauche …..face à son bilan….et même le nez dedans……ils continuent à nier !!!!!
    les français ne s’y trompent pas et auront à choisir : soit on sera musulmans lors du prochain mandat présidentiel, vu la vitesse où ça va, ou les franaçsi se reprennent, et vite, sinon ce sera la première solution

  10. Le trafic de drogues est devenu une guerre puisque les dealers sont armés. Alors répondons aux armes par les armes. Quant aux consommateurs ils doivent être considérés comme complices des délits et crimes commis au nom de ces trafics mortifères

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