[WOKISME] Les musées royaux de Belgique en phase de « déconstruction »

Que véhiculent ces musées ? Des stéréotypes patriarcaux... ou des stéréotypes typiquement woke ?
© Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique
© Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique

On peut porter le beau nom de « Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique » et être du conformisme le plus épais. Pour s’en convaincre, il suffit de lire la documentation envoyée à la presse et concernant une exposition qui vient de commencer à Bruxelles : ArtxGender.

Un catalogue de stéréotypes… woke

Il s’agit de « déconstruire » les « stéréotypes de genre ». Un mot d’ordre usé, entendu partout. « L’homme viril et brutal, la femme douce, maternelle, nourricière, cantonnée aux rôles domestiques ou au contraire tentatrice, pécheresse, voire coupable », sont « autant de stéréotypes » de l’imaginaire collectif et de l’art. Ne sont-ce pas d’abord des stéréotypes véhiculés par le wokisme afin de s’inventer un combat ? Bref, l’institution en a identifié « une quinzaine », qui touchent « à l'adultère, à la nudité, au consentement, à la maternité, la masculinité, la famille, le couple ou encore les sexualités ». Ce sont des obsédés.

Au cours de l’exposition, « une grande frise murale attire le regard et interpelle les publics avec des questions percutantes ». Un exemple de question dite percutante : « Les femmes savent-elles peindre uniquement des fleurs ? » Là encore, plus qu’à un stéréotype patriarcal, cela ressemble à l’idée qu’un wokiste aux idées étroites et à la culture générale déficiente se fait d’un lieu commun sexiste. Quelle insulte à Guda de Rhénanie, Herrade de Landsberg et sainte Catherine de Bologne, à Artemisia Gentileschi, Elisabeth Vigée-Le Brun ou Valentine Reyre… pour prendre quelques noms comme ils viennent.

Tout cela est « scientifique »

Enrôlées dans cette aventure, passées au crible de l’anachronisme obtus, des peintures comme la rousse Ève de Lucas Cranach, une Jeune Mère de Maurice Denis, la puissante figure de Femme du Borinage par Cécile Douard. Au lieu de donner au visiteur les renseignements auxquels il a droit en payant l’entrée, de l’aider à se repérer dans l’histoire de l’art et à saisir la beauté de l’œuvre, le voilà confronté à une lecture des plus orientées. Ce n’est pas l’étiquette d’un « éclairage scientifique et critique » qui changera quelque chose à ce fait : les musées qui s’adonnent à ce genre de plaisanterie vont à l’encontre de leur devoir d’État.

Comme rien n’est jamais neutre (genre grammatical mis à part !), ce dimanche 23 novembre, un parcours proposé par Raïssa Yowali met en avant des œuvres « issues de la culture queer ». Cette personne est l’auteur de D’aussi longtemps que je me souvienne, je me suis pensée au masculin pour embrasser les filles, titre qui n’est pas sans faire penser, par sa longueur, à Prise de la smalah d’Abd el-Kader par le duc d’Aumale à Taguin, 16 mai 1843. Y aurait-il des affinités entre style woke et style pompier ?

Des progressistes qui ont un train de retard

Dans sa volonté déconstructiviste, le musée ne se limite pas à l’exposition. Le musée entier est passé à la moulinette progressiste car il se veut « un laboratoire de réflexion au service des grands enjeux de société ». Apparemment, l’islamisation de la Belgique n’en est pas un. On s’étonne, d’ailleurs, que les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique s’embarquent dans cette mauvaise passe fin 2025. Ils arrivent après la bataille, alors que le wokisme a été identifié, analysé et débouté de sa crédibilité dans tous les domaines, y compris muséaux - nous renvoyons à l’ouvrage de Didier Rykner (Mauvais genre au musée, Les Belles Lettres). Mais non, l’ambition des musées royaux est d’être un musée « plus conscient des récits qu’il transmet ». Puisse cet article aider la direction de ces musées à prendre conscience qu’elle ouvre aujourd'hui une page qu’elle refermera un jour avec le sentiment cuisant de s’être ridiculisée.

• Jusqu’au 19 avril 2026. MUSÉE OLD MASTERS MUSEUM —Rue de la Régence, 3 — 1000 Bruxelles.

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Samuel Martin
Journaliste

Vos commentaires

16 commentaires

  1. Ne jetez pas l’enfant avec l’eau du bain. Ce n’est pas parce qu’il y a une exposition à la con que les oeuvres de la collection permanente ne sont plus exposées. Permettez-moi de préciser deux choses : la première c’est que l’entrée de tous les musées de peinture, y compris Magritte, est bien rue de la Régence, ceci pour des raisons de sécurité, la seconde, c’est qu’il ne faut pas vous laisser impressionner par le mot « royal ». Dans l’ Etat belge qui a à sa tête un monarque, toute société qui a 50 ans d’âge peut revendiquer le titre « royal », même un club de foot ou une chorale de village.

  2. En Belgique, surtout en Wallonie (ma région), nous subissons une décadence inouïe, incomparable et nous sommes nombreux à ne pas comprendre ce wokisme affirmé, cette explosion des LGBTQIA+ hors normes. Dans ma ville, certains passages pour piétons ont même été peints en couleurs de l’arc-en-ciel. Évidemment, j’ai toujours traversé à côté. Le plus étrange, c’est que mes éducateurs ont toujours affirmé que la sexualité était personnelle, intime et ne s’exhibait pas. Pardon d’être une vieille réactionnaire, mais c’est mon droit !

  3. C’est gentil de mettre l’adresse, mais non, définitivement non je n’irai pas visiter cette exposition.
    Je veux bien comprendre le concept d’évolution, mais pas au prix d’un matraquage d’une nouvelle philosophie. Toute évolution doit, pour moi, être mesurée et concertée. Un peu comme on disait antan « en douceur et profondeur » ;-)

    • Pour l’adresse, vous avez le guide michelin par exemple. L’exposition est dans un musée qui est catalogué 3 étoiles dans le guide vert situé rue de la Régence mais je crois que l’entrée est place royale maintenant.
      Allez aussi au musée du Cinquantenaire, autre 3 étoiles si vous aimez les Arts et l’Histoire c’est le nom vu Musée et en plus il y a le musée de l’automobile, de ‘l’aviation, de l’armée et même une salle Révolution et Empire.

  4. minable et pitoyable. les belges sont aussi c….que nous….et c’est tres loin d’être une reference.cette civilisation est pourrie et merite de disparaître dans les limbes de l’histoire. j’ai honte d’être occidental, meme si je vomis toute cette chienlit minable

  5. FRANCIS BLANCHE : Votre sérénité, je vous demande où se trouve situé le tatouage de monsieur ?
    PIERRE DAC : Le tatouage de monsieur est situé à un endroit que l’honnêteté et la décence m’interdisent de préciser d’avantage.
    FRANCIS BLANCHE : Ah ! bon, mais qu’est-ce que vous entendez par là ?
    PIERRE DAC : Oh ! par là j’entends pas grand-chose !
    FRANCIS BLANCHE : Je vous prie de vous concentrer davantage, espèce de malotrou ! Alors, que représente le tatouage de monsieur, s’il vous plaît ?
    PIERRE DAC : Bon ! Le tatouage de monsieur représente… enfin… lorsque monsieur est en de bonnes dispositions… le tatouage représente : d’un côté la cueillette des olives en Basse-Provence, et de l’autre un épisode de la prise de la Smalah d’Abd el-Kader par les troupes du duc d’Aumale en 1843.
    FRANCIS BLANCHE: Ah ! Parfait ! Et de plus ?
    PIERRE DAC : Et c’est en couleurs !

  6. Disons qu’en Wallonie la cancel culture est plus présente qu’en Flandres. Les wokes ont essayés au théâtre d’Arenberg de déplacer les peintures d’artistes traditionnels flamands par des peintures et collages de femmes voilées etc..
    Les peintures d’origine ont été réinstallées et les collages wokes placés dans un autre endroit.
    Le but était d’effacer la culture traditionnelle.
    A Bruxelles, des statues en marbre ont été déplacées car trop patriarcales.

    • Si vous avez des soucis en matière d’orthographe il vous est loisible de consulter l’ouvrage de référence du grammairien bien connu Maurice Grevisse, un Belge très au point avec la langue française.

  7. Quand vous visitez un lieu historique en France et qu’il est rebaptisé « Centre d’interprétation historique », vous pouvez vous dire qu’on est aussi très mal barré en France.
    Les gauchos ne veulent plus d’histoire objective mais uniquement utiliser l’histoire pour la transformer et nous anéantir en tant que peuple.

    Je pense que c’est aussi la raison pour laquelle les test ADN ont été interdits en France. Ils permettaient de se rendre compte qu’il y a un vaste fond commun ancestral indo-européen avec diverses branches selon les pays et que tous ces gens étaient là depuis plusieurs millénaires de façon complètement stable. Cela contredisait trop la thèse mensongère selon laquelle nous serions tous des migrants permanents.

  8. Plus de tableaux en Belgique alors. Il n’y aura plus de tableaux de guerre, de bataille navale, même du Christ alors puisque Marie-Madeleine était une fille de joie, plus de scène de vie, plus de roi ou de reine puisque la loi d’aînesse prime souvent….le Belgikistan est dans la suite logique de son islamisation à marche forcée et je ne pleurerais pas pour les Belgikistanais.

  9. L’Art a bon dos …
    C’est du lard ou du cochon ? …
    Quand est ce que l’on va se débarrasser de cette décadence ? …

  10. Un musée,…on évoque actuellement ce mot par l’expression « centre d’interprétation », c’est tout dire, oui, mais qui interprète je ne sais pas, dans le temps c’était le visiteur qui aimait ou non une oeuvre d’art, en parlait avec son ami visiteur sur place…maintenant, c’est le « centre » qui interprête!

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