La gauche déteste le 15 août
La gauche radicale se caractérise par un anticléricalisme virulent, dissimulé derrière les sacro-saintes « valeurs de la République ». Parmi elles, on retrouve la laïcité, prétexte pour gommer de la sphère publique toute référence chrétienne, au mépris de notre Histoire, de notre culture, de nos traditions, de notre patrimoine matériel et immatériel.
La laïcité, devenue prétexte
Les fêtes votives qui ont lieu durant l’été sont la démonstration de l’identité et des racines chrétiennes de la France. Ainsi en est-il, en ces 15 et 16 août, où deux fêtes d’envergure sont l’objet d’une importante dévotion religieuse et l’occasion de traditions locales répandues. Le 15 août est honorée l'Assomption, bien sûr, grande fête catholique consacrée à la Vierge Marie, sainte patronne de la France. Le 16 août est fêté saint Roch : cette figure spirituelle du XIVe siècle, connue pour avoir consacré sa vie à soigner les malades de la peste, est très vénéré dans le sud de la France. Montpellier est particulièrement attaché à saint Roch car les murs de la cité ont vu naître le pèlerin de Dieu. Deux jours de festivités sont donc prévus par la commune.
Les fêtes locales sont celles des saints
Un programme tant spirituel que culturel. « Saint Roch dépasse la sphère cultuelle. Il fait partie de l’histoire de la ville de Montpellier et Georges Frêche [l’ancien maire emblématique, NDLR] avait voulu, en 1995, doter la ville d’une fête d’été pour les Montpelliérains et c’était une évidence de rendre hommage à cet homme connu dans le monde entier », explique Anne-Marie Conte-Privat, présidente de l’Association internationale saint Roch de Montpellier. À côté des animations festives et profanes, on retrouve le programme religieux avec notamment la messe solennelle célébrée par l’évêque du diocèse Monseigneur Turini et, bien sûr, la procession des reliques et de la statue de saint Roch dans les rues de la ville. « Montpellier est très fier, car cette fête attire beaucoup de monde. C’est un événement convivial ouvert aux croyants et aux non-croyants et dans laquelle nous retrouvons un moment de partage entre les Montpelliérains et des personnes venues de l’étranger », affirme Mylvia Houguet, adjointe au maire.
Mais cette position modérée déplaît... « La mairie de Montpellier de Michaël Delafosse fait la promotion de messes et processions catholiques et invite les non-croyants à y participer », s’insurge l’ancien député LFI de la circonscription, Sébastien Rome. Celui qui fut défait aux dernières législatives de 2024 par sa concurrente du RN est outré : « Cette folklorisation d'une seule religion à des fins touristiques ressemble furieusement à du Stérin ou du Bolloré. Drôle de laïcité. » Même musique à Béziers où le député d'extrême gauche Alexis Corbière ne supporte pas les festivités organisées par Robert Ménard à l’occasion des férias. Le parlementaire l’accuse de « piétine[r] la laïcité et la loi de 1905 en organisant et finançant une procession religieuse et une messe dans les Arènes. Aucune tradition pour cela. »
1638, la France consacrée à la Vierge Marie
L’inauguration de la féria de Béziers a été marquée, le 13 août, par l’intervention des deux militantes déguisées en bonnes sœurs qui se sont introduites dans la procession religieuse en déployant devant Robert et Emmanuelle Ménard une banderole sur laquelle était écrit « torturer les animaux est un péché ».
Au Rassemblement national, on ne l’entend pas ainsi. Le député de la Somme Mathias Renault préfère, « à l’approche du 15 août, rappeler le vœu de Louis XIII, dont le respect reste une tradition dans beaucoup de villes et villages ». Dans un message posté sur X, l’élu mariniste rappelle que le 15 août est un jour férié depuis 1638, année où le monarque avait « consacré le royaume de France sous la protection de la Vierge Marie ».
Deux salles, deux ambiances.
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78 commentaires
C’est vraiment l’hôpital qui se fout de la charité ! En pire, puisque la France EST une terre chrétienne… Ils ont beau tenter de réécrire l’histoire comme ça les arrange, ça ne changera pas les faits. Croyants ou pas, nous sommes tous des enfants de la chrétienté.