[SATIRE À VUE] Ascenseur contre escalier. Un député accable ses collaborateurs
Dans un message posté début juillet, le député Stéphane Vojetta dénonçait l'utilisation systématique de l'ascenseur par ses collaborateurs. Quelles restrictions sur les dépenses d'énergie réserve-il à ses assistants, pour la rentrée ?
En cette fin de session parlementaire, le député Renaissance Stéphane Vojetta est épuisé. Nous sommes début juillet. Des mois de montées d'escalier jusqu'à son bureau situé au 5e étage de l'Assemblée ont mis l'élu sur les rotules. Son refus de prendre l'ascenseur est le message subliminal envoyé à la gauche écolo. Ses collaborateurs sont priés de se soumettre à ce rituel. Face à cette solidarité gravitationnelle, Sandrine Rousseau peut se fendre d'un mot d'encouragement, fournir les sandwichs et les Thermos™.
Du télétravail pour une panne d'ascenseur ?
Au grand dam de Stéphane Vojetta, un vent de fronde souffle, au sein de l'équipe parlementaire. Son message posté sur X laisse entendre que des rebelles continuent à monter-descendre par la grâce de la fée électricité. Dès son dos tourné, ce ne sont qu'allées et venues qui aggravent les dépenses d'énergie et, par là même, le climat, la planète et tout ce qui s'ensuit. Certains seraient allés - il croit rêver – jusqu'à demander le télétravail en cas de panne dudit ascenseur. Ni une, ni deux : le député fait part de son indignation sur le réseau social.
Extraordinaire. Il vaut mieux entendre ça qu’être sourd, quoi que…
Mon bureau à l’@AssembleeNat est au cinquième étage et j’interdis à mon équipe de prendre l’ascenseur en ma présence. Ils râlent mais ils sont jeunes, et ni eux ni moi n’avons besoin d’aide pour monter et encore… https://t.co/Fd0zP4lYbz
— Stéphane Vojetta (@StephaneVojetta) July 4, 2025
Une armée de flemmards contre un extrémiste de l'escalier. La bataille ne fait que commencer. Mi-juillet, alors qu'il se promène dans une brocante, Stéphane Vojetta fait l'acquisition d'un moulin à café à manivelle. Son opération de séduction de la mouvance écolo se radicalise. À la cafétéria de l'Assemblée, toute l'équipe sera conviée à moudre le café dans une rotation parfaitement synchronisée. Et gare aux tricheurs qui auront apporté des dosettes ! Marine Tondelier ne supporte pas cet écart aux principes fondateurs de son parti.
Fin juillet, la phase 3 du clin d'œil aux forces écolo franchit encore un cran. Le député qui avait publié, en 2023, un livre intitulé Remontada, a terminé l'écriture de « Descentada ». Tous ceux qui s'étaient rendus au 5e étage de l'Assemblée par l'escalier attendaient la sortie de ce deuxième tome. Grâce aux explications de l'auteur, une descente marche après marche devient possible. Les collaborateurs tentés d'acheter un monte-escalier d'appartement renoncent à leur folie. À la rentrée, des discussions entre les uns et les autres devraient reprendre sur le palier du 3e. La hauteur des débats indiquait le sous-sol. L'ascenseur a refusé d'y aller.
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30 commentaires
Il me semble qu’il n’est plus député ses comptes ayant été invalidés
Parti présidentiel et apparemment pas le plus futé de la bande
Non mais pas de quoi il se mêle ? Obliger les gens à se taper 5 étages , ? Et les asthmatiques ou ceux qui ont des soucis de santé ? Perso je ferai à ma guise et si pas content ce serait pareil !!! Non mais le despotisme ça va un moment !!!
Si ses assistants sont assez bêtes pour se plier à ses exigences , tant pis pour eux, et que risqueraient ils s’ils ne faisait pas à sa guise ? C’est une forme de maltraitance il me semble
Un motif de licenciement qui poserait problème au Prudhomme : « Utilise l’ascensseur quotidiennement ! » Licenciement économique peut-être ou anti-climatique ?
J’imagine le truc, donc les assistants sont bien bêtes de céder à diktat du petit dictateur, qui serait capable de leur pourrir la vie si refus, c’est là qu’il faut porter plainte pour harcèlement moral
Je les trouve bien soumis des gens !!!