[VOS COMMENTAIRES] « Droit dans le mur, toute ! »

« Marianne a cinq enfants, quatre fils qu’elle a perdus, le cinquième à présent qu’elle ne reconnaît plus. »
Romainbehar, CC0, via Wikimedia Commons
Romainbehar, CC0, via Wikimedia Commons

Devant le rassemblement musulman, place de la République, cette semaine, Bruno chantonne : « Marianne a cinq enfants, quatre fils qu’elle a perdus,/Le cinquième à présent qu’elle ne reconnaît plus », considérant qu’« il y avait quelque chose de prophétique dans ces paroles de Michel Delpech… »

Il est vrai que cette République française est difficilement reconnaissable. Une nuit de « guérilla urbaine » à Limoges qui, comme Béziers et Compiègne, est prise dans une spirale folle de violence qui montre, comme le relève Baalzac, que « la barbarie a réussi à faire son trou au cœur de la France profonde. Ainsi, personne en France n’est épargné », mais qui démontre aussi qu’« à force de casser ou de planquer le thermomètre pour ne pas voir que la température monte dans les quartiers, on en arrive à ce genre d’événement », comme l’analyse Shoopy83. Tyty rappelle d’ailleurs que même si « un politique a dit, un jour, "qui casse paye", ceux d’après ont appliqué la formule : les délinquants cassent, le contribuable paye. Et cette dernière n’a cessé de s’appliquer. » Sans doute nos élites sont-elles trop occupées à traquer le patriarcat et à surjouer le féminisme ? C’est, en tout cas, ce que pense Milan : « Incapables de trouver des solutions pour éviter la ruine de nos citoyens, nos politiques doivent bien trouver des combats à leur mesure. »

Pourtant, on n’en finit pas, de barrer à gauche. À l’instar de la Cour des comptes, qui vire à gauche toute et qui fait dire à Bernard47 que « la décrépitude de la France s’accélère sous le pouvoir de ceux qui décident à la place de ceux qui sont élus ». Bref, pour Burno c’est plutôt : « Droit dans le mur, toute ! »
D’un autre côté, l’appel à un blocage général, le 10 septembre, pour faire réagir le gouvernement interroge… Pour François 47, « comme les enfants d’Hamelin, les gogos suivent les joueurs de flûte, incapables de comprendre que ce qu’on leur propose les emmène vers la noyade. Car on leur fait croire que le meilleur moyen de sortir la France de son marasme économique, c’est de tout bloquer, elle s’en sortira beaucoup mieux après… quelle subtilité ! » Milan démontre par l’absurde : « La France est au bord du gouffre, encore un petit effort et elle tombera dedans. Bloquons tout et nous serons plus riches (théorie économique de gauche). »

Pourtant, Bruno Retailleau essaie de montrer les crocs, face à la Macronie, et ne manque donc pas de s’en attirer les foudres. À croire, comme Oiseaudenuit, que « la cour du Roi-Soleil fait front pour défendre son monarque ! » Pour Daniel Razon, « la panique s’empare des macronistes, [c’est] normal, quand leur bateau coule ». Pourtant, la position de Retailleau face à l’Algérie ne convainc pas nos commentateurs. Pour Le Gafet, « Monsieur Retailleau est, comme tant d’autres, un joueur de mandoline. Il tente de nous attirer par ses belles déclarations. » Quant à Jacques Darricarrere, il se lasse : « On tergiverse, on fait du bla-bla, on palabre beaucoup et rien ne bouge. » Pour lui, « Retailleau en est un spécialiste incontestable. »

Pas facile, il faut bien le reconnaître, de tenter de redresser la barre quand tout se ligue pour mettre à bas tout ce qui fait la France, son Histoire, sa culture et son identité. Voilà que le festival d’Avignon revisite Bérénice à la sauce palestinienne. Comme dit Ravi Au Lit, « après Jean Racine, on déracine… » De quoi penser, comme Shoopy83, que « le festival d’Avignon vaut le détour… pour l’éviter ». Même le CAP cuisine est jugé trop identitaire par Le Monde. Comme Parrhesia, on s’interroge : « Pour Le Monde, une cuisine française trop identitaire ? À moins que ce ne soit Le Monde qui soit lui-même devenu trop "mondialiste" pour un titre de presse français. »

Enfin, en même temps, quand le Président français est félicité par le Hamas, comment croire que Marianne pourrait encore reconnaître son cinquième enfant ?

Vos commentaires

16 commentaires

  1. La décadence française a commencé le 1er janvier 2012, voici pourquoi, voici comment.
    À Monsieur Vincent JEANBRUN: Monsieur le Député,
    Abandonnez l’idée de faire élire les juges, ceux-ci y sont viscéralement opposés. En revanche, demandez audience au Garde des Sceaux, je l’ai déjà informé, vous arriverez en terrain connu. Suggérez de rétablir, devant les Cours d’appel, la postulation par avoué, à l’instar de la postulation par avocat aux Conseils (les anciens « avoués près le tribunal de cassation ») devant les juridictions suprêmes. C’est discret, et surtout c’est efficace: un jour fixe vient en 3 mois, une révision de pension alimentaire en 6 mois, un dossier de complexité moyenne en 9 mois. Rémunération des avoués, publique (le greffier en chef a toutes les archives) et contrôlée par les magistrats (comptabilité de l’étude en mains); petit litige, petit émolument; gros litige, gros émolument. Faites-vous assister de Jacques ATTALI, auteur de la « Proposition 213″, il me l’a avoué devant 200 personnes:  » C’était une erreur! » Un avantage entre mille: pour le justiciable qui gagne son procès, et dont l’adversaire est solvable, le procès est GRATUIT; en prime, s’il est autorisé à présenter, en 5 minutes, des « observations orales », il encaisse, un mois après, l’indemnité de frais irrépétibles (art. 700). Par ailleurs, on prenait les secrétaires à la sortie du bac, on les formait en 5 ans de façon intensive, et on les gardait jusqu’à la retraite. Pour les prêts immobiliers, elles étaient assimilées fonctionnaires. De même, les jeunes magistrats, issus du tribunal, étaient affectés à la « mise en état » (instruction des dossiers) et cornaqués par les avoués jusqu’à tout connaitre de la procédure d’appel et de la jurisprudence. Quant aux décrets de procédure, je les ai vus, de mes yeux vus, se rédiger à 4 mains, par le Directeur des Affaires Civiles et du Sceau et par le Président de la Chambre Nationale. Encore, le Président d’une Chambre de la cour, sur un simple appel au Président de la Compagnie des avoués, pouvait convoquer en 30 minutes dans son bureau un membre de de toutes les études, et la difficulté était résolue. Si un juge avait précédemment connu d’un dossier, en conférence de mise en état, il était invité à se déporter, ce à quoi il acquiesçait aussitôt. Comme les conclusions étaient millimétrées, la moindre « faute de carre » était sanctionnée d’un cassation pour « défaut de base légale » ou « non-réponse à conclusions ». S’il y avait besoin d’une « ordonnance sur requête », le Premier Président la délivrait sous 48 heures. Dans ce contexte, il n’était même pas besoin d’envisager la récusation ou la prise à partie d’un magistrat, tous savaient que les dossiers étaient intégralement instruits par les avoués, que le cœur des conclusions, à savoir la « discussion », était concise (1 à 2 pages), usinée au micron, et d’une parfaite clarté juridique. Explication: en un demi-siècle d’exercice, tous les dossiers, TOUS, étaient in fine passés dans un gabarit infaillible: le droit romain.

  2. Certes, le blocage du pays en septembre n’est pas économiquement une bonne idée mais le problème c’est Macron et tant qu’il sera au pouvoir, aucune décision économique et financière radicale indispensable à la remise en ordre de notre pays ne pourra être prise. Le problème c’est lui. Les institutions sont noyautées par ses affidés donc pas de possibilités de ce côté. Pourquoi pas une manifestation monstre pour le chasser une bonne fois.

  3. Nous ne reconnaissons, nous même, plus Bérénice, princesse de Judée, par d’aucuns « convertie » à l’Islam, tandis que la cuisine française manquerait de couscous (par parenthèse, semble-t-il, « inventé » en Provence) et que, par le biais de notre Président (celui-là même qui a délaissé la marche contre l’antisémitisme), le Hamas nous embrasse : alors « heureux comme un juif en France » ?

  4. Eh oui, Macron jubile. Après avoir tout essayé pour faire le buzz, il a enfin trouvé une instance qui le félicite… Peu importe le prix.

  5. Après les prières de rues, une mosquée a ciel ouvert place de la République, sans commentaires affligé des LFI bien entendu. Évidement c’est pas les blancs et blonds aux yeux bleus de Mélenchon qui étaient sur cette place mais ceux la ne disent, mais ils prennent des notes, espérons qu’ils présenteront la facture le temps venus.

    • Vous oubliez, ce me semble, l’allumage du chandelier de la Hanoukkia à l’Elysée, alors que personne du gouvernement va à la messe de minuit chrétienne.

    • Bien dit, ce parti qui a fait sienne la place de la République avec ces drapeaux que je ne supporte plus, qui ne supportent pas les autochtones (nous) ce parti qui devrait partir dans un autre pays puisqu’ils ne supportent pas tout ce qui est français, culture gastronomie, religion, histoire, on ne les retient pas !!

  6. Excellent choix de comentaires! On trouve du tout; de l’humour, de la colère, de jeu de mots, de l’ironie et surtout de la sincérité :-)

  7. Le sage montre la Lune et l’imbecile regarde le doigt ? …Ben même pas ! C’est Le commandant du Titanic qui montre à son second l’iceberg et lui dit «  tu n’as pas intérêt à le rater ce glaçon ! »

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