[VIVE LA FRANCE] Deux fois centenaire, la SNSM peut encore compter sur ses bénévoles
11.000 sauveteurs engagés, 30.000 personnes secourues chaque année, sur un total de 19.000 kilomètres de côtes surveillées, et ce, en comptant presque exclusivement sur des bénévoles, c’est l’impressionnant bilan de la Société nationale de sauvetage en mer, la SNSM, pour les initiés !
Elle fête, cette année, ses deux cents ans d’existence, qu’elle doit à l’engagement sans faille de ses sauveteurs volontaires.
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— SNSM (@SauveteursenMer) July 1, 2025
La solidarité des gens de la mer à l’origine des sociétés de sauvetage
À l’origine des sauveteurs en mer se trouve la solidarité des gens de la mer, habitant sur la côte et habitués à secourir les navires en péril. Les sociétés de secours proprement dites apparaissent ensuite avec la naissance des établissements de bains de mer qui se développent le long des côtes françaises. Elles sont réunies en 1967 sous le vocable de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), qui porte secours non seulement aux nageurs mais aussi aux naufragés et aux marins en difficulté, grâce à des canots de sauvetage insubmersibles.
Héritière de ces traditions d’entraide entre gens de la mer, la SNSM, qui fonctionne presque exclusivement avec des dons, s’appuie sur des volontaires qui sont souvent des professionnels de la mer ou des habitants des côtes. Un certain nombre de bénévoles, notamment les surveillants de baignades, sont toutefois issus de régions et de métiers variés, et formés par la SNSM aux gestes de secours.
Une armée de bénévoles
Ancien pilote du port de Dunkerque, Henry de l’Estourbeillon est engagé depuis 1999 à la SNSM comme sauveteur embarqué. Il est aujourd’hui patron suppléant du Jean Bart II, l’une des 150 vedettes de la SNSM. Composée de 41 pilotes, la SNSM de Dunkerque se tient prête à mettre un canot à l’eau pour secourir jour et nuit, 365 jours par an, les navires en détresse. Pour cette partie sauvetage embarqué, les bénévoles sont essentiellement issus des métiers de la mer : « En général, ce sont des marins qui connaissent très bien les eaux dans lesquelles va devoir circuler le bateau », explique-t-il à Boulevard Voltaire, ce sont donc des anciens de la marine, des patrons pêcheurs, des marins de la marine marchande ou même des médecins qui, tous, consacrent une grande partie de leur temps libre pour mettre leurs compétences au service des navires en détresse.
200 ans de vies sauvées, ça ne s'oublie pas Avec un don de 100 €, soit 34 € après réduction fiscale, vous participez à la formation d'un #NageurSauveteur Aidez les #SauveteursenMer #SNSM à veiller sur vous, soutenez-les ⚓ Faites un don https://t.co/0LiYnUwV3a pic.twitter.com/yFyTgG1LhC
— SNSM (@SauveteursenMer) July 2, 2025
Ces volontaires doivent en effet se tenir prêts à partir de jour comme de nuit pour prendre la mer et faire face, parfois, à des situations dramatiques. Outre les plaisanciers, l’arrivée de l’été amène aussi de nombreuses embarcations de passeurs qui transportent, chaque jour, jusqu’à des centaines de migrants vers le Royaume-Uni et qui représentent 80 % des opérations réalisées à Dunkerque. « Il y a des opérations qui sont poignantes », décrit Henry de l’Estourbeillon, qui évoque les « conditions délirantes » dans lesquelles voyagent ces hommes et parfois ces femmes et ces enfants.
Volontaires mais mis en cause !
Cet engagement bénévole ne leur est pas toujours rendu. Dernièrement, après une opération de sauvetage de 78 migrants, les équipages de la SNSM ont été pris à partie par des membres de l’association Utopia 56 qui les accusaient de maltraitance à l’égard des migrants secourus.
« Difficile d’accepter de tels reproches quand ces bénévoles prennent des risques jour et nuit pour porter assistance, quelles que soient la météo et les circonstances, aux personnes en perdition dans le Pas-de-Calais », répond, dans un article publié dans Jeune Marine, Jean-Vincent Dujoncquoy, qui pointe du doigt la complicité entre Utopia 56 et « les trafiquants de ces malheureux migrants ».
Henry de l’Estourbeillon évoque aussi le manque d’indulgence accordé aux sauveteurs par la Justice quand les opérations tournent mal. Il raconte, notamment, l’histoire dramatique de ce bateau de pêche qui a coulé pendant une opération de sauvetage, entraînant la mort de trois pêcheurs : « Le patron du canot a été condamné en première instance, puis relaxé. »
C'est donc contre vents et marées que ces bénévoles entretiennent les valeurs d'entraide et de solidarité qui on présidé à la fondation de la SNSM. Alors que l’individualisme et le repli sur soi sont le plus souvent le lot de notre société, ils nous offrent une belle leçon de courage et de générosité.
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19 commentaires
Les bénévoles risquent a chaque sortie leurs vies. Ils méritent que la Nation reconnaisse leur intervention jusqu’à donner leur vie. Pourtant un publicité discrète, mais une efficacité qui force notre respect. Voyez tous les exvotos qui tapissent les églises du littoral Français, ce n’est pas des plaisanciers, mais surtout les travailleurs de la mer.ne confondez pas un chalutier en été, par beau temps, et un chalutier en hiver dans le Golfe de Gascogne par des vents d’ouest de 40 nœuds. C’est une autre histoire.
Il est impératif que la SNSM reste une association. Cela ne doit, en aucun cas devenir un « service » de l’état. L’état est infoutu de gérer quoi que ce soit et infoutu d’anticiper quoi que ce soit! Par contre, cette association devrait être encouragée et soutenue car ses bénévoles assument une mission de service public.
D’accord avec vous GR .
Ils devraient être subventionnés eux par contre, au lieu de donner notre argent à n’importe qui pour n’importe quoi, voici des personnes qu’il faut aider car ils sauvent des vies
Question pas de subvention publique? Une piste faire payer une redevance aux propriétaires de bateaux en fonction de la taille de ces derniers. Ce sont eux les principaux bénéficiaires de cette société .
J’en ai fait partie jusqu’à la limite d’age, oui la SNSM c’est beau, c’est noble, le plus grand nombre de bénévoles sont excellents mais comme partout il y a un petit nombre de profiteurs difficile a éliminer, toujours présent dans les réunions officiels mais jamais sur le terrain.
La solidarité des gens de mer est réelle.
J’ai , en tant qu’homme de mer beaucoup de respect et de gratitude pour ces bénévoles. Mais je constate aussi que les moyens mis en œuvres sont parfois dispersés, chaque station tirant la couverture à elle.
De plus, lorsqu’il y a un » gros coup » les moyens de la.SNSM sont insuffisants, et les autorités doivent mettre en action des moyens lourds comme ceux de la Marine Nationale.
Pourquoi ne mettons nous pas en place un système de Gardes Côtes comme plusieurs de nos voisins, non plus avec des bénévoles mais avec des pros qui auront des comptes à rendre?
Hier au Cap d’Agde lasection de l’Hérault de l’association nationale des membres de l’ordre national du mérite a récompensé deux équipages de la SNSM de Béziers et du Grau du roi du prix de l’engagement citoyen comme elle le fait depuis 2024. Par ailleurs ont été également récompensé les jeunes sapeurs pompiers de Lunel, des cadets de la défense, de la gendarmerie, de la préparation militaire marine , des cadets du service de santé des armées et des établissements scolaires pour des projets de civisme et de mémoire. Une belle jeunesse dont malheureusement les médias ne parlent que très peu
Intéressant
sauveteur à la snsm depuis 14 annees je ne peux qu’approuver l’article ci-dessus.la competence t le devouement dont font preuve les equipages de notre associaton depuis bien longtemps devraient etre bien slus soutenus que ce qui se fait actuellement parles autorites car nous sommes constamment en train d’essayer de trouver des fonds pourentretenir ou developper nos moyens…et l’immense majorite des dits moyens vient des dons des gens.personnellement, je suis atteint par la limite d’age et je suis oblige de debarquer…je regretterais longtemps les missions et cette adrenaline qui nous porte parfois au peril de notre vie pour secourir les fortunes de mer.
Est ce le rôle de la SNSM de suivre les bateaux de migrants surchargés, prêt à couler de Calais à Douvres au cas où. N est ce pas celui de la gendarmerie maritime d arrêter ses esquifs le plus tôt possible car elles sont dans l’illégalité. ( surcharge / pas en capacité de traverser).. demain on demanderai de la même façon à ma sécurité civile de suivre les cambrioleurs au cas où ils se blesseraient dans un cambriolage, une attaque à mains armées.. ou autre ..
Ces gens-là méritent 1000 fois plus les subventions accordées aux assoss de passeurs comme SOS Med et autres.
La SNSM survie grâce au bénévolat et à des dons, UTOPIA 56 devrait prendre en charge les sauvetages de migrants, au lieu de s’en prendre aux sauveteurs de la SNSM
« L’entraide et la solidarité, ce sont bien les valeurs qui les animent, comme elles ont présidé à la fondation de la SNSM. Alors que l’individualisme et le repli sur soi sont le plus souvent le lot de notre société, ils nous offrent une belle leçon de courage et de générosité ! »: bravo à ces bénévoles et d’ailleurs à tous les bénévoles sans lesquelles bien des choses ne fonctionneraient pas dans ce pays . Il faudrait un jour chiffrer le travail que fournissent les milliers de bénévoles et surtout notez bien que ce sont en grande majorité des retraités , vous savez ces vieux que l’on déteste dans les hautes sphères . Nos élus devraient les bichonner au lieu de s’acharner sur eux .
Ne pas confondre les anciens sauveteurs en mers ou nous pouvons voir encore les rampes sur l’estran qui se prolongent jusqu’à l’eau dans les plus grandes marées basses en Bretagne, des lancement de canots à la rame avec la SNSM actuel.
En 1965 , j’avais mon permis bateau , j’habitais à St Brévin les pins , tout naturellement j’ ai rejoint l’SNSM
Déjà j’ai eu à faire à des actes d’incivilité ; le poste de secours qui abritait le « zodiac » était relié vers la plage par un chemin de caillebotis il se trouve que ce chemin était occupé par des nana « bcbg bobo écolos » qui nous on empêché d’intervenir …….
Oui, En mer du nord, il se comporte comme les assos méditerranéennes !