[VIVE LA FRANCE] Des couteaux cocorico
Depuis six siècles, les couteliers de Thiers n’ont cessé d’innover pour développer, rebondir voire sauver leur activité, face à la concurrence chinoise impitoyable et à la désaffection des jeunes pour le bel ouvrage. La plupart de ceux qui ont survécu aux crises ont opté, avec succès, pour le haut de gamme, créant des pièces de toute beauté très recherchées par les collectionneurs. Le Coq français a, pour sa part, choisi l’objet fonctionnel auquel on s’attache. Un peu à la manière de l’Opinel savoyard dont le succès n’est plus à démontrer, cette entreprise thiernoise a fédéré autour de son projet plusieurs PME et artisans couteliers pour proposer des couteaux de poche labellisés Origine France Garantie et griffés d’un « cocorico » régional.

Ce canif est un clin d’œil à ce qui est encore courant à la campagne, pour couper une ficelle, une fleur, gratter une mousse ou couper une pomme à la saison. Loin d’être un couteau fermant ordinaire, il est équipé d’un mécanisme très innovant : à la base (ou talon) de la lame se trouve une petite pièce découpée au laser qui, à l’ouverture, vient bloquer la lame. Pour la replier, il suffit d’une pression sur cette petite pièce de métal pour qu’elle se remette dans l’alignement de la lame. C’est simple et astucieux et signé d’un minuscule coq ajouré.
Une trentaine de lieux illustrés
Mais l’originalité francophile de ces canifs ne s’arrête pas là. La firme a eu l’idée de les personnaliser aux événements, aux monuments ou sites français emblématiques et, désormais, aux couleurs régionales. Si l’Auvergne a été la première servie, avec une lame décorée à la silhouette du Puy de Dôme, désormais, une trentaine de lieux sont illustrés sur le tranchant de ce compagnon de balade. Chemin de Saint-Jacques de Compostelle, l’Atlantique et ses carrelets de pêcheurs, le D-Day des plages normandes du Débarquement, le Puy du Fou et ses trois macles, la Riviera méditerranéenne ou les cimes pyrénéennes... la liste s’étoffe régulièrement d’illustrations régionales. En visite au Mont-Saint-Michel, on peut acquérir un canif made in France décoré de cette belle abbaye en lieu et place d’une babiole mignonne, mais venue du lointain Orient.

Car c’est en partant du constat désolant que les magasins de souvenirs de Paris à La Rochelle, de Marseille à Strasbourg, sont approvisionnés dans une très grande proportion par des productions illustrant notre patrimoine, made in China, que Le Coq français a voulu réagir. « Nous mettons en avant l’identité locale à travers des designs uniques et des gravures qui rappellent la géographie ou la culture d’une région sur des objets 100 % français », nous explique Pierre-Édouard Morin, patron fondateur de l’entreprise.
Fabriqués dans le bassin thiernois
Passionné d’histoire grâce à son grand-père qui lui racontait les grandes heures de la France à travers ses personnages marquants, cet entrepreneur s’est fait un point d’honneur à ce que chacune des pièces de ses couteaux soit fabriquée dans le bassin thiernois. Une initiative à succès, puisque Le Coq français a mis sur le marché 45.000 lames, l’an dernier. « Nous personnalisons nos couteaux à partir d’une commande de 40 pièces et notre graphiste réalise l’illustration à la demande », précise Pierre-Édouard Morin, qui est aussi fondateur de la section Auvergne des Forces françaises de l’industrie (FFI) avec son associé Yannick Cartailler. « Nous œuvrons chaque jour pour redynamiser les filières industrielles françaises et cela marche », se félicite l’entrepreneur.
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23 commentaires
Mille fois « Bravo » au commentaire particulièrement « aiguisé » d’APICULTEUR!
Quand on voit l’utilisation que certains en font !!!!
Est bien le moment de parler de couteaux avec tous ces meurtres par armes blanches
Mais quel scandale ! Vous imaginez un islamiste égorger un mécréant avec un couteau sur lequel on aurait gravé la splendide Notre Dame de Paris ? Ou le mont Saint-Michel ? Ou la cathédrale de Chartre ? Mais ce serait de l’islamophobie et La France Imbuvable ne manquerait pas de s’en indigner et de déposer plainte.
Ici on parle du canif ou du couteau de poche. Pas du poignard d’assassins ou des couteaux de cuisine sortis de leurs contextes par des cervelles d’huîtres. Depuis toujours les Français ont cette culture du couteau de poche pacifique et pratique. Pour eux c’est dans leur ADN. L’arrière grand père avait un canif, mon grand père et mon père aussi. Et moi j’ai toujours mon Opinel N8 qui traîne au fond de ma poche. Voici une belle brochette générationnelle de délinquants me diront les ânes du nouveau monde. En fait comme toujours il ne suffit pas d’avoir une tête bien pleine, mieux vaut avoir une tête bien faite pour comprendre le port utile du couteau à la campagne ou chez les plus de 40 ans. Un couteau c’est comme tous les objets qui sont fabriqués par l’homme. Il peut être très beau, très cher, simple et rustique. Ce n’est donc pas une idée absurde que de fabriquer des couteaux de nos jours car ces objets répondent à une demande. Les couteaux que vous citez dans votre article sont des œuvres d’art, de beaux objets. Allez dire à un artisan de Thiers qu’il est un délinquant parce qu’il fabrique des couteaux reflétants notre roman national ? Moi mon couteau je ne m’en sépare jamais. Pratique pour couper mon pain ou une rondelle de saucisson comme étendre sur une tranche de pain son pâté. Vous les technocrates vous savez faire sans ?
Et pour bricoler, une véritable caisse à outils de première urgence. Au nom de quelle idéologie absurde vont-ils nous interdire d’avoir un couteau de poche sur nous ?
Allez dire au million de chasseurs et autant de pêcheurs, d’agriculteurs, de ramasseurs de champignons, ou tout simplement aux Français des champs qu’ils sont des délinquants ? Nous connaissons le problème, il vient toujours des mêmes et nous ne faisons rien, hormis d’emmerder les Français honnêtes. Sauf que les Français comme moi n’accepteront jamais de se voir déposséder de leur canifs par la faute de donneurs de leçons hors sol qui pondent des lois absurdes. Attaquons plutôt la problématique criminelle du couteau à sa source. Pas facile de risquer de perdre un électorat issu des banlieues et autres cages à poules. En fait Monsieur Macron et ses sbires ont peur de cette racaille qu’ils chérissent. Les Français eux, ont peut encore les martyriser, les pressurer mais jusqu’à quel point ?
Chez moi le point de consentement aux absurdités est dépassé. À plus de soixante ans je ne vais pas entamer une carrière de délinquant comme aurait dit le Général.
Bien dit , dans les actes de délinquance le couteau n’est pas responsable , il n’est que le vecteur d’une violence d’importation .
« Une carrière de dictateur », avait dit mon. Général, me semble-t-il ?
Le couteau, un marché en
pleine expansion.
Vente à réserver aux Français de souche. Ne prenons aucun risque supplémentaire
Cet article aurait pu, également, faire référence au LAGUIOLLE fabriqué en AUBRAC, bien qu’un temps produit effectivement à THIERS.
Faudra-t-il un permis pour les Français qui souhaiteraient en acquérir un ? Les autres étant naturellement dispensés de ce genre de tracas administratif.
la France possède des pépites que macron et l’UE s’ingénient à faire disparaitre.
Si vous ne le savez pas encore, je vais vous l’apprendre. Dans l’esprit de beaucoup, qu’ils soient jeunes ou dans la fleur de l’âge, comme chez de nombreux anciens, être français ou de France est une tare irrémédiable et mortelle, tellement c’est mieux partout ailleurs. Néanmoins, les touristes étrangers ne semblent pas l’avoir encore compris tellement ils affluent pour y voir tant de merveilles, et ce malgré l’impolitesse des natifs, les dangers des promenades et les incivilités des envahisseurs. Cherchez l’erreur y compris chez ceux au pouvoir suprême.
Les savoir faires européen et français en particulier sont multiples dans bien des domaines, il n’y a que ces émules de Satan pour le nier et leur préférer les nuisances de la mondialisation.
Pas sûr que le couteau soit aujourd’hui devenu le support idéal pour valoriser les territoires de France ou tout autre sujet de fierté nationale. Vouloir arracher notre artisanat séculaire au tsunami industriel chinois en poussant à l’achat de « canifs » -à cran d’arrêt, quand-même !- au nom de lubies commémoratives supposément vendeuses est une fausse bonne idée, sans doute poussée par un syndicalisme corporatiste, dépassé, aux abois « pour sauver des emplois », kamarades !
Qu’il pense donc aussi, et surtout, pour faire exploser les ventes, à proposer des scènes icôniques telles les drapeaux algérien et palestinien, de vagues silhouettes supposées féminines en hijab ou keffié, le poing levé, sur fond de mosquée. Le manche sera répulsif aux traces ADN et papillaires. Ventes assurées !
N’oubliez pas la coutellerie FAROL de La Rochelle créateur de l’iconique » cachalot » , c’est un couteau de marin, pas un couteau d’assassin, je l’ai toujours sur moi pour tout sur mon bateau ou à la maison, alors je le garde avec moi et honte à celui qui me le prendra pour prévenir le monde que je suis un assassin potentiel criant » allal akhbar « , la France est devenue folle.
Formidable, on aura le plaisir de se faire planter par un couteau aux armes d’une de nos belles provinces et on pourra expirer en pensant que d’une certaine manière on aura soutenu la coutellerie française.
Quel humour !!
Les racailles qui nous plantent achètent leurs armes et autres machettes sur Amazon, ou bien se servent dans leur cuisine.
B.V, il y a trois ou quatre jour, le ministère de l’intérieur (retailleau) a fait classer les couteaux dans des catégories interdites par le code de la sécurité intérieur ! Un mauvais coup contre les traditions et l’industrie françaises, il fallait s’y attendre
De la bêtise comme d’habitude ce n’est pas le couteau qui tue mais celui qui l’utilise.
Nous n’avez pas tort, car le tort tue.