Vallaud-Belkacem à la Cour des comptes : mais pourquoi elle ?
L’épisode frappe, tant il est révélateur de ce système qui n’existe pas... Najat Vallaud-Belkacem a donc été nommée conseillère maître à la Cour des comptes par décret après nomination du Premier ministre François Bayrou, un poste assorti d'une rémunération de quelque 10.000 euros mensuels.
L’acte officiel donne un relief particulier à l’information du Canard enchaîné selon lequel la nomination de Vallaud Belkacem relevait d’un marchandage. Selon le journal, Bayrou aurait négocié cet atterrissage confortable pour l’ancien ministre socialiste, épouse du patron des députés PS Boris Vallaud, contre l’engagement que les mêmes députés PS ne voteraient pas la censure. Version démentie, la main sur le cœur, par tous les intéressés, à commencer par Boris Vallaud lui-même. « Najat n’a pas besoin d’accords d’échanges de bons procédés ni d’accord secret pour mériter d’être nommée […] Je le dis avec netteté : rien n’immunise le gouvernement Bayrou d’une motion de censure », proteste Boris Vallaud, sur X. Sur France Inter, ce 10 juillet, l'ancien ministre de l'Éducation nationale de François Hollande ne disait pas autre chose : « La voie que j’ai volontairement utilisé (sic) pour la Cour est celle du concours… Pas grand-chose à voir avec une nomination "politique". » Le premier président de la Cour des comptes tente, lui aussi, d’éteindre l’incendie. « Elle a passé une procédure de recrutement, appelons cela un concours », lance ce matin 17 juillet, sur France Inter, Pierre Moscovici, qui précise : « Je ne suis pas son copain », même s’il a été dans le même gouvernement. La Socialie sort les rames...
Le concours ? Une demi-heure d'entretien...
Que se passe-t-il ? Le 10 juillet, nous avions mené l’enquête, au sein même de l’institution. Quel est ce mystérieux concours pour entrer à la Cour des comptes ? Il n’y a pas de concours. Une vague procédure, tout au plus… En 2025, cinq postes ont été ouverts « au recrutement de profils aux parcours professionnels diversifiés qui intégreront directement le corps des magistrats de la Cour des comptes au grade de conseiller ou de conseiller maître ». Avec deux critères qui permettraient à la moitié de la France de postuler : vingt ans d’activité professionnelle et 45 ans accomplis. Et un troisième critère, plus restrictif, que… ne remplit pas, justement, Najat Vallaud-Belkacem : avoir « des compétences dans le domaine des finances publiques ou de l’évaluation des politiques publiques ». Au menu de cette formalité de recrutement très légère, une demi-heure d’entretien avec les candidats pour « évaluer leurs compétences, leurs motivations et leur aptitude à exercer les fonctions de magistrat financier ». La commission d’intégration, présidée par… Pierre Moscovici, tranche sur cette base. « Je suis sorti au moment de la délibération », précise ce dernier, ce matin, sur France Info, la main sur le cœur.
Pour Najat Vallaud-Belkacem, le vrai-faux concours était d’autant moins stressant qu’un cinquième poste pourrait avoir été ouvert pour elle… Tout cela a des allures d’habillage insincère. Mais dans son interview sur France Info, « Mosco » pose une bonne question : « Pourquoi elle ? » Pourquoi la polémique s’attache-t-elle à Najat Vallaud-Belkacem ? Pourquoi a-t-elle épargné Vincent Peillon, l’ancien ministre de l’Éducation nationale particulièrement sectaire de Hollande, Agnès Buzyn, l’ancien ministre de la Santé de Macron, avant Olivier Véran, ou le discret Bernard Lejeune, ancien directeur de cabinet de Najat Vallaud-Belkacem, qui préside la sixième chambre de la Cour des comptes depuis octobre 2024 ? Diplômée de Sciences Po (section service public), Najat Vallaud-Belkacem a certes échoué à deux reprises à l’ENA, mais cela n’a rien de rédhibitoire, a priori, pour la Cour des comptes. Alors, pourquoi ?
Une militante pro-immigration
Vallaud-Belkacem n’a pas redressé l’Éducation nationale, pourtant vitale pour le pays, c’est le moins qu’on puisse dire… L’ancien ministre du Droit des femmes et porte-parole du gouvernement, depuis son passage au gouvernement période Hollande, a surtout œuvré comme une lobbyiste passionnée de… l’immigration, dirigeant l’ONG ONE créée par le chanteur Bono. Elle préside depuis 2002 France terre d’asile et assure la présidence du Conseil stratégique de la fondation The Tent Partnership for Refugees, qui a pour vocation de mobiliser de grandes entreprises en faveur de l'emploi des réfugiés. Le 30 mai 2023, elle lance avec deux autres collaborateurs la plateforme de VOD Inclusiv.tv. À la tête d’une collection chez Fayard, elle en avait claqué la porte en 2024, dénonçant la « bolloreisation indécente » de l’éditeur, et précisant qu'elle n'a « rien à faire avec ces gens et leur projet politique ».
Rien, dans ce parcours, ne la prédispose à s’installer avec la distance nécessaire dans une institution dont on attend qu’elle éclaire les décideurs, sans biais idéologiques, sur les défis qui s'annoncent... l'immigration en tête. Elle rejoint la longue cohorte des socialistes installés aux postes clés, à la tête du Conseil constitutionnel, de la Cour des comptes ou de l'Arcom. Tout est prêt pour mener un violent affrontement contre le pouvoir, si jamais il tombait aux mains du RN...
Maltraités, poussés sans ménagement vers le mur de la dette, les Français découvrent ou devinent, avec l’émergence de nouveaux médias et des réseaux sociaux, l’emprise d’un système qu’ils ne supportent plus. Les nominations, copinages, recasages dans les fromages de la République de ceux qui ont jeté la France dans la situation où elle se débat ne passent plus. Méfie-toi du loup qui dort, disait-on dans les campagnes. Le contribuable râlait ? Demain, il cassera la vaisselle et renversera la table.
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148 commentaires
De belles économies en perspective !
La grosse question c’est : va-t-elle imposer l(arabe à la cour comme elle l’a fait à l’EN ?
En tout cas, voilà bien la preuve que c’est la gauche qui détient les postes-clés de l’état.
En faisant le bilan, on constate que les Socialistes, bien qu’ils aient réalisé des scores plus que minables aux dernières élections, comme des anguilles se glissent partout et parviennent à noyauter les postes les plus « hauts » des différents corps de l’Etat. On les jette par la porte, ils reviennent par la fenêtre. Pourra t-on un jour être débarrassés, pour le bien et la santé du pays, de ces gens prêts à toutes les compromissions pour revenir au pouvoir. Ils n’ont aucune honte. Le meilleur exemple en est Hollande qui revient comme simple député. A t-on vu un général revenir en tant que simple adjudant ? Je pense qu’il serait capable, s’il ne trouvait rien d’autre, de postuler pour le poste de chef des gardes champêtres de la Corrèze.