[UNE PROF EN FRANCE] Mais qui enseignera aux élèves de France ?
Mon enfant aura-t-il des professeurs à la rentrée ? C’est une question que peuvent légitimement se poser les parents, à deux semaines de la reprise des cours. Le recrutement des enseignants est cadré par deux mouvements : l’un est lié aux concours (CAPES/agrégation) et l’autre à la recherche de contractuels. Pour ce qui est des titulaires, c’est-à-dire des admis aux divers concours de recrutement, la situation est aussi préoccupante que les années précédentes, mais l’administration a trouvé un subterfuge pour qu’on n’y voie que du feu et qu’on ait l’impression que les choses s’améliorent : en réduisant le nombre de postes ouverts au concours et en ne travaillant ensuite qu’avec des pourcentages ou des nombres relatifs, on peut claironner, comme Studyrama (5 juillet 2025), que « la baisse du nombre de postes non pourvus est spectaculaire : 525 contre 1163 un an plus tôt, soit une diminution de 55 % ». Si l’on sort du monde enchanté de la propagande et de l’aveuglement béat, si l’on regarde le réel, on se dit qu’il y aura quatre grandes possibilités, à la rentrée.
La première est la situation idéale : votre enfant aura devant lui, dans toutes les matières, un professeur chevronné, bien formé, ayant un vrai souci de la transmission et une haute vision anthropologique. Probabilité faible. Le pis-aller sera le professeur standard, qui a les trois premières qualités mais mâtinées d’une bonne idéologie gauchisante ou d’une bonne mauvaise conscience de lâche.
Dans la deuxième situation, votre enfant sera pris en charge dans certaines matières par un néo-titulaire, un jeune diplômé qui aura brillamment réussi le concours. Nous sommes tous d’accord pour nourrir quelques doutes quant à la qualité de la formation reçue par les quelques candidats qui viennent encore passer les épreuves (50 % des inscrits disparaissent avant le concours…). Une petite lecture des rapports de jury nous apprend qu’en maths, un assez grand nombre de questions ne sont réussies que par 10 % des candidats. Pourtant, elles portent sur des points des programmes qu’ils auront à enseigner trois mois plus tard. Pour les épreuves de lettres, « le jury a pu s’étonner de voir certains candidats manifestement se satisfaire d’une expression pauvre et d’un maigre bagage littéraire, artistique, historique » (rapport de jury 2023). Le même rapporteur insiste, un peu plus loin : « Les copies qui montraient clairement que le livre n’avait pas été lu (comment peut-on faire une impasse sur la lecture d’une œuvre sur les six au programme et prétendre enseigner la littérature ?), qui se contentaient de quelques clichés sur la littérature médiévale, qui ne mentionnaient pas du tout la citation proposée ou qui étaient écrites dans une langue largement fautive n’étaient, elles, pas recevables ».
La troisième situation ? Comme il faut bien mettre un adulte devant les élèves et faire semblant de jouer le jeu de l’école républicaine, on ira chercher les recalés du concours et on leur proposera de venir renforcer les rangs des innombrables vacataires qui feront fonction, certainement avec panache…
Enfin, dans le dernier cas, il n’y aura personne, pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Cela va concerner des milliers d’élèves et des centaines d’heures de cours.
Élisabeth Borne a déclaré que « les enseignants sont le cœur battant de la République… » Où est le défibrilateur ?
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69 commentaires
« un assez grand nombre de questions ne sont réussies.. » ? Si l’on commence à écrire ainsi on ne risque pas d’être compris même par un Mathématicien .
Donnons plus de moyens à l’éducation nationale et à nos enseignants.
Ces derniers doivent faire toujours plus avec toujours moins de moyens.
Ils font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont et ont donc bien du mérite.
L’éducation nationale reste malheureusement l’un des parents pauvres de notre pays.
Oui mais ça ne peut marcher qu’après une bonne purge de dégauchisation (c’est-à-dire rectification) notamment au ministère.
La « Borne » a été mise là où elle est car « les bornes sont largement dépassées » ! …
L’entrisme a en effet fonctionné dans l’E.N. où les Troskistes sont pléthore désormais et ne savent toujours pas le minimum en quelque matière que ce soit. Certes ils sont mal payés mais à leur juste valeur le plus souvent.
Dans les années 80, alors que j’étais militaire, la deuxième entreprise au monde en terme de nombre de salariés était….l’Éducation Nationale, juste derrière l’Armée Rouge (URSS)… Je n’ai pas entendu dire que l’on ait supprimé tant de postes. D’autre part, au début des années 90, deux de mes amis étaient directeurs d’établissements privés sous contrat. Ils avaient pour les seconder une secrétaire et une comptable et ils donnaient des cours de philo en plus. J’aimerais bien trouver un comparatif des quotas administratif/élève dans le privé sous contrat/public. Dans mon pays il semble que l’on croule sous les tâches administratives, demandez aux policiers et dans la fonction publique hospitalière….
Il y a un concept fondamental dans le secteur privé qui est totalement inconnu dans la fonction publique. Il s’agit de la productivité : autrement dit comment faire plus et/ou mieux avec autant, si ce n’est moins.
Depuis que je suis enfant, et ça fait maintenant pas mal de temps, j’entends les syndicats et la gauche brairent que la fonction publique manque de moyens.
Ces gens ne s’interrogent jamais sur le fait de savoir qui apporte ces moyens…
Et quand on leur pose la question, la réponse surgit de manière pavlovienne : il faut taxer les riches !
Et youpie ! Le problème est règlé !
Parent pauvre ??? Avant de raconter des sornettes on vérifie. Depuis des dizaines d’années le budget de l’éducation nationale est le PREMIER budget de l’état. Il sera légèrement dépassé en 2025 par la défense compte tenu du réarmement. Or pendant ces dernières années, le véritable parent pauvre fut la défense.
comment peut-on mettre des enseignants compétents devant nos enfants quand ces ignards devenus adultes ont suivi des cursus vides d’instruction ? en plus, les bons ont pris des filières de meilleure excellence et on a donc les plus mauvais des lots….
Par les temps qui courent, il est plus risqué
d’intégrer l’EN que la Légion Étrangère. On comprend la difficulté de recrutement.
C’est la triste réalité et ça me fait mal au cœur.
Il faut proposer à dame Borne la fine analyse qu’a faite M. Joachim Le Floch-Imad sur la situation de notre éducation nationale , je pense que cette ministre de l’EN en est très éloignée.
Je suis un « pur produit » de l’éducation post-soixante-huit. En CM1, CM2, j’ai eu le « bonheur » d’expérimenter les maths dites modernes. Cela a empêché les gens de ma génération, à part les plus bornés – tels que l’actuelle sinistre de l’éducation, de pouvoir comprendre la finalité des maths. Chaque cours de maths était une véritable souffrance. On m’aurait parlé en Chinois, c’eut été pareil ! J’ai redoublé DEUX fois à cause des maths et de leur fort coeff dans les moyennes. Mais à chaque fois on m’infligeait la même souffrance ! Or depuis rien n’a changé !
Sur wikipédia à propos des maths, on peut lire AUJOURD’HUI » Les mathématiques sont un ensemble de connaissances abstraites résultant de raisonnements logiques appliqués à des objets divers tels que les ensembles mathématiques, les nombres, les formes, les structures, les transformations, etc. » Autrement dit les élucubrations de la sinistre. » La commission Lischenrovitz (ir)responsable de l’implantation des maths modernes à l’école ont toujours cours. Pour ces savants fous les maths « anciennes » étaient bonnes pour les géomètres et les arpenteurs ! P… quelle arrogance de ces gens qui ne sont que des apprentis sorciers qui ont détruit la vie de plusieurs générations ! Or la catastrophe continue. Il suffit de regarder le programme de maths de seconde sur le site du ministère pour comprendre…. qu’il n’y a rien à comprendre !
De plus il n’y a absolument aucune cohérence dans les différentes notions enseignées. On passe de l’une à l’autre sans qu’il soit possible pour un élève normalement cortiqué de comprendre pourquoi et « d’y retrouver ses petits ».
Désolé Madame Fontcalel, mais j’ai gardé une rancoeur viscérale envers les enseignants et envers ce système communiste, lyssenkiste, malfaisant mélange de Kafkha et d’Ubu !
PS. Je mets le privé sous contrat dans le même sac. J’y ai fait toute ma scolarité. Les programmes sont les mêmes et les profs sont tout autant à gauche que dans le public.
A part les Religieux, les Enseignants du Privé sont recrutés dans le Public par obligation .
j’ignorais ce fait. Merci pour l’info.
Si les enseignants devaient être, continuaient d’être, et étaient encore aujourd’hui, pour une grande majorité d’entre eux,le coeur battant de la république, cela se saurait. Madame Borne se méprend en tant que Ministre aujourd’hui de l’EN, comme hier en tant que 1ère ministre… Ce sont en effet les ministres eux-mêmes qui doivent être les « coeurs battants » de la République ! C’est leur principale mission. Car si les agents de nos Ministères doivent en passer par divers examens et concours pour entrer dans la fonction publique d’Etat, ce n’est pas le cas des ministres. Or si ces derniers ont été nommés responsables d’administrations d’Etat (de manière arbitraire ?), gageons que leurs coeurs battaient effectivement lors de leur nomination, et que tout juste après celle-ci…ils battent encore. Au moins à minima !
Beaucoup d’enseignants sont là pour les vacances aussi, c’ est pour eux un critère qui a guidé leur choix, ce qui a pour conséquence un salaire plus faible que dans certains pays où il y a moins de vacances et où les enseignants travaillent plus. Ceci dit aujourd’hui même avec les vacances (qui n’ont jamais été un critère pour moi) je ne voudrais pas être à leur place, mais à partir du moment où on a décidé de ne plus faire de discipline, de ne plus mettre de notes et de ramener le niveau des élèves à celui des étrangers comprenant à peine le français au nom de l’égalité, il ne faut pas s’étonner, et, si en plus on subi la pression du délégué syndical dont le pouvoir est plus important que celui du chef d’établissement, on ne peut plus se consacrer correctement à transmettre le savoir et à obtenir des résultats satisfaisants. Vous feriez un cours correct (souvent préparé en 15mn ou pas du tout) au milieu d’un brouhaha et d’insultes dans une langue étrangère, ce n’est pas possible. Ayant eu des mission plutôt honorifiques dans les lycées pendant plusieurs années, si je racontais ce que j’ai vu dans certains lycées techniques on aurait du mal à me croire.
Je veux bien vous entendre ‘Leturlupin’ mais les enseignants ne sont pas responsables de tous les maux de l’EN. Les jargonneurs et autres pondeurs de méthodes pédagogiques le sont, d’après moi, davantage. Quant aux vacances, au vu de l’énergie à déployer pour tenir une classe remplie de nombreux ignares, apeurés par l’effort à fournir pour apprendre, là non plus les enseignants n’y peuvent rien. D’autant plus que les niveaux de connaissances ne sont pas homogènes avec l’entrée d’élèves dans l’incapacité d’atteindre le minimum et des enseignants pas assez formés. L’Education Nationale est un bateau mammouth à la dérive depuis trop longtemps.
Vous avez raison mais nos Enseignants auraient pu ne pas se prêter au jeu de la médiocrité imposée .
Ce sont pourtant bien les enseignants qui sont massivement syndiqués chez les fossoyeurs de l’éducation nationale !!
j’ai dit que je ne voudrais pas être à leur place, mais j’ai enseigné aussi il y a longtemps
au royaume des aveugles les ((borne ))sont rois
Jolie jeu de mots.
Joli …
A force d’avoir transformé l’excellence en facilité et de payer les ensignants au lance-pierre, on ne doit pas s’étonner d’avoir les « sous-doués passent le Capes ». Vouloir donner à tous le peu d’argent que nous avons nous conduit à n’en donner à personne.
ils comptés sur l’immigration pour les enseignants
Il faut voir le taux horaire effectif à cause des vacances, mes petits enfants ont fait leurs études dans plusieurs pays européens, ils ont beaucoup moins de vacances.
Les enseignants n’ont fait que récolter ce qu’ils ont cherché ! En 1981 un enseignant débutant gagnait l’équivalent de 2,3 fois le smic, aujourd’hui, il touche environ 1,2 fois le salaire minimum. (source Le Monde sur Internet). Ces idiots ont massivement et continuent à massivement voter à gauche ! Visiblement, plus de 40 ans après, ils ne font toujours pas le lien entre ces deux choses !
quand on voit le gouvernement on se crois revenus en 2000 toujours les mème nul qui gouvernent
Qui ?
C’est simple, tous ceux à qui on a donné le BAC, comme on donne une mandarine à Noël.
La France est toute en bas des comparatifs internationaux sur l’éducation.
Un jeune diplômé…!? On voit déjà le résultat des « anciens « diplômés au gouvernement .On fabrique des imbéciles depuis des années et çà se voit au plus haut niveau de l’état
Ceux du gouvernement assez jeunes quand même m’étonnent, je ne les verrais pas à des postes importants dans une entreprise, pourtant ils ont presque tous un master, quelquefois plus, effectivement je ne comprends pas leur incompétence, peut-être leur manque-t-il une expérience dans la vraie vie économique.
Ça peut paraitre incongru mais la première chose à faire pour un couple qui veut un enfant devrait être de budgétiser la somme nécessaire pour assurer un enseignement dans le privé à celui-ci. Dans le public, c’est un peu la roulette russe, on peut certes tomber sur de bons profs, tout le monde n’est pas à blâmer, mais l’éducation française actuelle n’incite pas à l’optimisme.
le 90% des enseignants sont endoctriner et enseignent sur leurs idées
Je ne sais si c’est 90% mais ce que vous dite n’est pas faux.