Un policier tire sur un forcené armé : une enquête est ouverte pour « meurtre »
« Inacceptable, honteux, révoltant ! » Dans la nuit du 15 au 16 juin, à Metz, un forcené armé menace les passants depuis sa fenêtre. Retranché chez lui, l’individu refuse de se rendre. La police intervient afin de protéger les riverains. « Vers 2h47, l’homme fait feu depuis sa fenêtre sur la patrouille située dans la rue sans blesser de fonctionnaire de police, rapporte l’adjoint au procureur de la République de Metz, dans un communiqué. Il sort de son studio, tenant dans chaque main un revolver, et fait feu sur les policiers présents dans le couloir. » L’un des agents de police se retrouve blessé à la main. Un de ses collègues ouvre alors le feu « à trois reprises » en direction de l’individu, « le touchant à l’abdomen et au bras ». Hospitalisé, le forcené décèdera dix heures plus tard des suites de ses blessures. Âgé de 56 ans, il avait déjà été condamné neuf fois par la Justice. « Plusieurs armes ont été découvertes à son domicile », ajoute l’adjoint au procureur de la République de Metz. Rapidement, le policier, auteur des tirs, est placé en garde à vue. Une enquête pour « meurtre » est ouverte et confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). L’objectif : vérifier les conditions légales d’usage de son arme par le policier. Une autre enquête de flagrance est également ouverte pour « tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l’autorité publique ».
Des syndicats scandalisés
L’ouverture d’une enquête pour « meurtre » scandalise les syndicats de police. Alliance Police nationale dénonce une décision « incompréhensible et inadmissible ». « Notre collègue n’est pas un meurtrier. Il a agi pour sauver des vies face à un danger mortel », écrit le syndicat, qui s’oppose à « une ouverture systématique d’enquête pour meurtre » dès lors qu’un policier fait usage de son arme de service. Alliance PN conclut son communiqué : « [Cette décision] envoie un message catastrophique : ceux qui nous protègent sont traités comme des criminels. » Même son de cloche dans les rangs de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC) - Police. « Un policier riposte pour sauver des vies après des tirs sur ses collègues, il est en garde à vue pour meurtre, alors qu’il a agi en défense et réplique ! Inacceptable. Soutien total à lui. Non aux enquêtes automatiques pour meurtre après usage des armes par la police », réclame Axel Ronde, porte-parole du syndicat. Beaucoup auraient préféré que le parquet qualifie les faits de « violences volontaires avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner ».
À #Metz, un policier riposte pour sauver des vies après des tirs sur ses collègues.
Il est en #GAV pour #meurtre alors qu’il a agi en défense et réplique !#Inacceptable ! Soutien total à lui.
NON aux enquêtes automatiques pour meurtre après usage des armes par la police !#CFTC pic.twitter.com/PEa2iRnLv6— Axel RONDE (@AxelRonde) June 16, 2025
Présomption de légitime défense
« Un policier de la BAC, grièvement blessé […] et que fait le procureur de la République ? Il ouvre une enquête pour meurtre contre son frère d’armes et le place en garde à vue. C’est quoi, ce syndrome post-Nahel ? [pour rappel, le policier qui a tiré sur Nahel en juin 2023 sera jugé pour meurtre, NDLR) », s’indigne, à son tour, Matthieu Valet, ancien policier et actuel député au Parlement européen sous l’étiquette Rassemblement national. « Ce policier a […] évité un carnage. Il mérite une médaille, pas une garde à vue. […] Avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, la présomption de légitime défense sera une réalité », poursuit-il.
Cela fait maintenant de nombreuses années que les policiers, par la voie de leurs syndicats, réclament la reconnaissance d'une « présomption de légitime défense ». Autrement dit, quand un policier fait usage de son arme en service, il n’aura plus à prouver son innocence, ce sera au juge de prouver sa culpabilité. Une proposition défendue par le Rassemblement national, Reconquête ou encore Nicolas Sarkozy, en son temps. À l'heure où un policier attend son procès pour meurtre dans l'affaire Nahel et où nombre de ses collègues n'osent plus faire usage de leur arme de service par peur de se retrouver sur le banc des accusés, cette proposition semble relever du bon sens.
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81 commentaires
Ont ne connait pas le nom de la personne qui voulait tuer des passants et des policiers heureusement que la police soit intervenu sinon il y aurait eu un massacre.
On ne connait pas le nom + condamné 9 fois, l’aiguille de mon diversitomètre vient de se bloquer une fois de plus
Désarmons donc les policiers chargés de la protection des hommes politiques de gauche et des juges.
Excellente idée !!
Les juges devraient être des policiers ou gendarmes avant d’entrer dans la magistrature. Soutien aux forces de l’ordre.
c’est quoi cette justice , les policiers ont une arme pour défendre les citoyens et pour se défendre eux mêmes contre des tireurs fous , ils ont fait leur métier , quelle honte cette justice qui punit ceux qui nous défendent et qui laisse les racailles sans punitions ! aux prochaines élections il faudra faire un bon nettoyage dans cette corporation !
Les policiers ne font rien, c’est de leur faute, ils protègent les gens ainsi qu’eux-mêmes, c’est de leur faute aussi. Donc l’idée c’est bien de supprimer les policiers derrière cette méthode.
Condamné 9 fois, connu des services de police, possession d’armes, désolé si je ne verse pas ma petite larme.
Tout mon soutien aux forces de police.
Quant on se rend compte des accusations contre le policier qui a tiré sur le petit ange préservant la vie de gens circulant sur les lieux et sa propre vie alors nous n’avons plus aucune raison de s’étonner de ce qu’il s’en suit sauf que ce petit ange avait toute une immense population pour défendre sa peronne pas le policier.
Ces juges rouges ont du sang sur les mains.
Comment peuvent-ils se regarder dans la glace ?
Rappelons tout de même qu’avec la justice française du 21e siècle, même pris en flagrant délit, le criminel est présumé innocent.
Donc pour les policiers utilisant leurs armes en cas de légitime défense, c’est la poursuite pour meurtre systématiquement contrairement dans l’affaire Mélanie Lemée, le délinquant récidiviste, poursuivi pour violence volontaire ayant causé la mort sans intention de la donner sur personne dépositaire de l’autorité publique ! Cherchez l’erreur !
Les policiers, les gendarmes? Ils savent ce qu’ils doivent faire : déposer leurs armes et rester assis par terre le temps qu’il faudra, et voter massivement pour le RN en invitant leurs proches à faire de même. Tout le reste n’est que bavardages.
Un conseil aux gendarmes ? Tel que le font les paysans avec les panneaux de leurs villages : Retournez les panneaux GENDARMERIE .Vous êtes gères par des délinquants et les Français sont derrière vous …et peut-être un jour devant
… à tous les postes ?!
Vraiment marre de cette macronie et de sa justice de gauche ! Tentative de meurtre pour le barbare assaillant et meurtre pour le policier qui se défend et protège la population ?! Les racailles sont vraiment à tous les pistes !
La racaille gangrène la justice
Et un mec qui télescope un gendarme a 150 km/h, pour lui c’est pas un meurtre. La justice est raciste , mais pas envers ceux qu’on nous prétend opprimés dans ce pays.
Soutien à tous nos policiers, ils sont là pour nous protéger, nous avons tellement besoin d’eux.
Que Dieu les bénisse