Un nouvel impératif : demander le consentement de bébé avant de changer ses couches

L'idée vient d'Australie et est cautionnée par quelques universitaires qui élèvent des enfants théoriques.
Photo de Photo de Yan Krukau: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/mains-femme-lit-mentir-6209544/
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Et si changer les couches n’était plus une corvée mais un moment où les parents « enseignent le consentement » au tout-petit ? Cette incitation à modifier une pratique qui semblait ne pas devoir être remise en cause nous vient d’Australie où, rotondité du globe oblige, certains semblent marcher sur la tête.

On purge bébé

Première étape, se mettre à la hauteur de l’enfant, lui dire « Il faut te changer », puis faire une pause, le temps qu’il assimile la proposition qui lui est faite. Aux parents de se débrouiller avec l’expression corporelle de leur chérubin pour déterminer s’il est d’accord. D’autres questions suivront, comme « Peux-tu lever les fesses pour que je puisse enlever ta couche ? » Enfin, le change sera l’occasion de parler au bébé en utilisant « les termes anatomiques corrects : vulve, pénis, anus ». En lui lisant les définitions dans le dictionnaire de l’Académie ?

Sur RTL, la journaliste et chroniqueuse Isabelle Saporta commente ainsi le sujet : « La dernière mode... c'est quand même d'enquiquiner les parents, cherchez l’erreur. » En effet, cela y ressemble. Pas sectaires, les éducatrices théoriciennes de l’assentiment aux langes laissent certes aux parents une marge de manœuvre. Ils peuvent être amenés à changer un enfant en urgence ou dans un endroit pas approprié ; auquel cas, on fera fi du consentement infantile. Mais c’est l’exception. La règle est, à chaque étape, de demander l’avis de la petite personne.

Cautions universitaires

Bêtises, direz-vous, et qui ne méritent même pas qu’on en parle ? La théorie du consentement au change est publiée sur un site sérieux (The Conversation, qui prétend conjuguer « expertise universitaire » et « exigence journalistique »). Elle est formulée ès qualités par deux universitaires de la Deakin University (sise à Victoria, Australie). Nicole Downes est chargée de cours en sciences de l'éducation (petite enfance), Katherine Bussey, chargée de cours en programmes d'études, pédagogie et évaluation - et, hors parcours académique, elle est « consultante spécialisée en nourrissons et jeunes enfants ».

Nos deux chargées de cours reprennent un sujet lancé en 2018 par une certaine Deanne Carson. Là encore, pas n’importe qui : fondatrice et présidente de Body Safety Australia, une association qui intervient dans les écoles pour parler consentement, éducation sexuelle… et, bien sûr, « inclusion LGBTQIA+ » et gender, tout en faisant explicitement le lien entre « misogynie, homophobie et transphobie ». Sur son site personnelle, Deanne Carson se présente elle-même comme « une figure de proue australienne de l'éducation sexuelle ». Si elle le dit...

Question de confiance

Bussey et Downs donnent aujourd’hui un vernis scientifique à son idée, mais ne nous laissons pas impressionner. L’Australien Andrew Fuller, psychologue clinicien spécialisé dans les familles et les enfants, avait ainsi rappelé que changer les couches n’est « pas de la maltraitance ». Il précisait que « les familles fonctionnent au mieux lorsque les enfants ont confiance en leurs parents et savent qu'ils agissent dans leur intérêt ». Et cette distinction utile : « Il ne s'agit pas de consentement mais de confiance. »

Le consentement est un principe auquel tout le monde souscrit naturellement - comment être contre, à moins d’avoir de mauvaises intentions ? Mais il est d’une part la porte par où s’immiscent, dans la relation entre parents et enfants, des « spécialistes » qui n’ont rien à y faire et, d’autre part, la porte ouverte à l’inculcation du gender. On le voit avec le programme scolaire EVARS - application des hallucinants « Standards pour l’éducation sexuelle » prescrits par l’OMS - où des matières sensibles sont enseignées en dehors du consentement des parents. Là, le consentement n’a plus cours, parce qu’il gênerait les déconstructivistes. C'est quand ça les arrange. Voilà pourquoi, tout en la prenant au sérieux, il ne faut pas s'en laisser conter par cette histoire d'universitaires et de couches.

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Samuel Martin
Journaliste

Vos commentaires

62 commentaires

  1. Après la criminalisation de la fessée, encore un fantaisie des « sansgosses » qui nous gouvernent. Comme Jean-Jacques Rousseau, qui a commis « L’émile », ouvrage de conseils pour l’éducation d’un enfant, alors qu’il a été, lui-même, incapable d’élever ses propres gosses.

  2. « Les hommes politiques et les couches doivent être changés souvent… et pour les mêmes raisons »- George Bernard Shaw.

  3. On aurait tort de se moquer de la bêtise des Australiens car en France on ne fait pas mieux. Lisez le journal OUEST FRANCE d’aujourd’hui pour découvrir cette perle : « Hier, dans la salle du conseil municipal de Nantes que feraient les jeunes s’ils étaient maire ? Une soixante d’enfants de 5 à 11 ans ont répondu à cette question. » Vous avez bien lu : 5 ans. Sans commentaires.

    • Que faisaient ces gosses dans la salle du Conseil ?
      Qu’on interroge des ados, je comprendrais. Mais là, c’est débile.

  4. Si à chaque fois qu’un gauchiste quelque part sur la Terre dit une bêtise le monde entier la répète et s’indigne… on n’a pas fini de s’indigner !

  5. De toute facon qui se preoccupe vraiment du bien etre enfantin ? Pas leurs meres modernes qui s’en debarasse des l’age de deux ans dans des creches ou dans des ecoles mayernelles dont le seul but est de briser le lien affectif avec celles qui l’ont porte pendant 9 mois en elles .Je m’etonne toujours de voir cette societe fondee sur les postulats de Freud oublier que le grand psychanaliste avait pose comme fondement que tout se jouait dans les 5 premieres annees …

  6. Quand la couche est « pleine » … si le gamin refuse on fait quoi ?
    Sans doute pour cela que depuis longtemps déjà, nous pouvons observer sur les plages de gros BB de 3 ans avec des couches dans les petits maillots de bain :-)) … à quand l’apprentissage de la lecture à 6 mois et le mandarin à 1 an.

  7. Le délire est un mal qui ronge les démocraties. Dans les pays totalitaires on a d’autres soucis que de s’observer le nombril.

  8. Mais si on change un Bébé, c’est pour son confort et sa propreté. Ceux qui pensent à cela, manquent de normalité.

  9. Il est sur que jusqu’à présent aucun enfant s’était imaginé que ses parents agissaient dans son intérêt et qui aurait eu l’audace de faire confiance à ses parents ? Cela me rappelle cette assistante sociale qui expliquait aux parents comment élever les enfants, un jour je lui demande si elle a des enfants et elle me répond : »non mais j’ai un chien »

  10. Un enfant refuserait-il son consentement !? :)
    Je ne comprends même pas que l’on puisse prêter attention à de telles aberrations ! Que cette Deanne Carson se penche sur la pédophilie et les violences familiales, ce serait plus constructif.
    Qui a dit que les théories LGPTQUIA+++ étaient en perte de vitesse ? Jusqu’à quand allons nous les suivre ?

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