Trump impose un accord Israël-Hamas : le patriotisme, c’est la paix !

Parce qu’il est fort dans un pays fort, Trump a pu imposer la paix au Moyen-Orient.
Donald Trump ONU
capture X

Il l’a fait ! Dans la nuit de mercredi à jeudi, en France, un conseiller glisse à Donald Trump un petit papier griffonné que le président lit silencieusement. L’accord de cessez-le-feu à Gaza entre le Hamas et Israël vient d’être signé. Cet accord met fin à deux années d’une guerre particulièrement atroce, sur les terres d’origine du christianisme. Le Hamas et Israël ont donc accepté les termes d’un plan orchestré et imposé à toutes les parties par Trump : le Hamas va libérer progressivement tous les otages restants (il en reste une centaine), certains vivants, d’autres morts - les familles récupéreront enfin les corps. Et puis Israël libérera des centaines de prisonniers palestiniens. Ce sont des jours de joie, dans ces pays qui ont été servis et resservis en tragédies, notamment depuis le massacre du 7 octobre.

Comme personne ne rend aussi vigoureusement hommage à Donald Trump que Trump Donald lui-même, le président s’est réjoui, sur son réseau Truth Social : « Je suis très fier d'annoncer qu'Israël et le Hamas ont tous deux signé la première phase de notre plan de paix. » « Nous remercions les médiateurs du Qatar, d'Égypte et de Turquie, qui ont œuvré avec nous pour que cet événement historique et sans précédent ait lieu. »

Pas de Nobel de la paix, et pourtant...

Trump peut se réjouir. Il a échoué à imposer la paix en Ukraine, mais l'accord signé entre Israël et le Hamas donne du crédit à ce qu'il affirme depuis son arrivée au pouvoir : s'il avait été président des États-Unis, jamais ce conflit fratricide russo-ukrainien n'aurait existé. Il a échoué provisoirement en Ukraine mais, sauf surprise, il a réussi au Moyen-Orient. Il a, de toute évidence, gagné définitivement ses galons d’homme de paix, et ce n’est pas le moindre des paradoxes.

Celui que la gauche de tous les pays, et singulièrement la gauche française, voyait comme la réincarnation d’Hitler, cet homme d’extrême droite dangereux qui allait mettre la planète à feu et à sang. Cet homme que les journaux de gauche du monde entier ont présenté comme un nationaliste fou, malgré la signature des accords d’Abraham durant son premier mandat, comme un va-t-en-guerre dont il fallait à tout prix avoir peur, c’est lui qui impose la paix entre Israël et le Hamas en jouant de son fameux « Art du deal » - c’était le titre de son livre – en jouant d’une autorité que personne ne lui conteste plus. C’est lui qui fait taire les armes à Gaza et déboucher les bouteilles de champagne à Jérusalem. Il n'a pas eu, in fine, le prix Nobel de la paix... il avait pourtant des arguments

La gauche morale a la gueule de bois

La conclusion devrait s’imposer à nos esprits forts à gauche, à tous ces militants pacifistes et anti-trumpistes convaincus qu’il est la réincarnation du démon : parce qu’il est fort dans un pays fort, Trump a pu imposer une paix qu’Emmanuel Macron, faible dans son pays, s’est contenté d’appeler de ses vœux.

Presque seul, Jean-Luc Mélenchon a pesté dans sa barbe, comme le rappelle Julien Tellier : « Une fois de plus, les Palestiniens devront subir un nouvel ordre politique étranger. Et qui peut croire à la parole de Trump ? », écrit-il, sur X.

Il est rejoint par Edwy Plenel, le fondateur de Mediapart, qui grince : « L’obsession de Donald Trump pour le prix Nobel de la paix, renouvelée par la signature de son "plan" pour Gaza, peine à masquer la réalité : le milliardaire a surtout lancé, encouragé et légitimé des guerres. ». Ils n'en démordront pas !

La réalité, c’est qu’aujourd'hui, la gauche morale du monde entier a la gueule de bois. La gauche française, une des plus dogmatiques sur la planète, vient de prendre une correction comme elle n’en avait pas subi depuis la chute du mur de Berlin.

Car Trump démontre avec éclat, contre tous les mondialistes faussaires, que le patriotisme, c’est la paix.

Picture of Marc Baudriller
Marc Baudriller
Directeur adjoint de la rédaction de BV, éditorialiste

Vos commentaires

88 commentaires

  1. Que cette paix est fragile avec un groupe terroriste d’un côté et un criminel de guerre de l’autre …
    Lorsqu’on voit que les colons Israéliens continuent d’envahir la Cisjordanie, au mépris des lois internationales, on se dit que les deux peuples vont continuer de se combattre.

  2. Les échanges permettent aux Israéliens d’honorer leurs otages, tout en libérant des Palestiniens, tous classés comme dangereux terroristes. Ce qui ne présage pas sur une véritable paix.

    • Le hamas a dores et déjà annoncé qu’il n’était pas question de les désarmer, cela m’aurait étonnée !!!!
      Il n’y aura jamais de paix avec ces gens qui ne rêvent que d’une chose, rayer Israël de la carte

      • PS Je viens de lire l’ ensemble des commentaires et je vois que que vous avez la niaque ce week-end! Bravo notamment pour vos réponses à K1974 Bobo et Tara!

      • C’est plutôt Netanyahou qui a rayé la bande de Gaza de la carte, avec l’appui du Dictateur Trump.
        Vous faites donc erreur.

  3. Appeler un cessez-le-feu  » la paix », me semble très très très optimiste.
    On arrive à peine au 11 novembre , encore loin de la paix de Versailles et on a payé cher cette dernière, les américains ayant abandonné leur responsabilité.

  4. Trump, Le prix Nobel de la Paix, lui file sous le nez, attendons nous a la réaction contraire de la Paix, je ne croix pas à un seul sentiment de satisfaction de Netanyahou, avec cet accord’ échange de 28 (?) cadavres et 20 vivants contre 2000 Palestiniens, et la reconstruction de Gaza, en Palm Beach.

    • @Vincent bien d’accord avec vous, pas trouvé normal qu’il n’aie pas eu le prix Nobel alors qu’Obama l’avait eu, et des soldats américains étaient tués je ne sais où
      Les échanges ne sont pas équitables, je l’ai toujours dit, ils récupèrent des otages en fort mauvais état, surtout moral et libèrent des terroristes qui eux ont été bien traités

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