Trump déploie la Garde nationale contre les migrants illégaux : Chicago résiste

Trump déploie la Garde nationale contre les migrants illégaux, en dépit de la résistance de villes démocrates.
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L’administration Trump a lancé une offensive sans précédent contre l’immigration illégale, déployant la Garde nationale dans plusieurs grandes villes américaines pour accélérer les expulsions de migrants sans papiers. Après Los Angeles et Washington, Chicago est dans le viseur. La ville est qualifiée par le président de « capitale mondiale du meurtre ». Mais le maire démocrate, Brandon Johnson, riposte avec vigueur, ordonnant à la police municipale de ne pas coopérer avec les forces fédérales et dénonçant une « militarisation » des villes et une atteinte à la démocratie. Cette confrontation illustre le fossé entre le programme sécuritaire de Trump, soutenu par une large base populaire, et les bastions démocrates qui protègent leurs « villes sanctuaires », limitant la collaboration avec les services d’immigration fédéraux.

Une croisade pour la sécurité et la souveraineté

Ils tombent mal. Donald Trump, fidèle à ses promesses de campagne, a fait de la lutte contre l’immigration illégale une priorité absolue de son second mandat. Dès janvier 2025, le président américain a multiplié les décrets. L'un d'eux déclare l’état d’urgence à la frontière sud, mobilisant des milliers d’agents fédéraux et de réservistes de la Garde nationale pour des opérations d’expulsion massive. À Los Angeles, en juin, 4.000 gardes nationaux et 700 marines ont été déployés, malgré l’opposition des autorités locales, pour cibler les migrants sans papiers, accusés par la Maison-Blanche de contribuer à la criminalité urbaine. À Washington, la Garde nationale, prolongée jusqu’à la fin 2025, patrouille désormais avec des véhicules blindés, renforçant une présence fédérale visible. Et musclée.

Cette stratégie, portée par des figures comme Tom Homan, « le tsar des frontières », vise à répondre aux préoccupations d’une Amérique lassée des politiques migratoires laxistes. Trump insiste sur la nécessité de « rendre les villes sûres », pointant du doigt des métropoles démocrates comme Chicago, où il dénonce des taux de criminalité élevés. Au total, cette stratégie aurait déjà réduit l’immigration illégale à son plus bas niveau depuis 60 ans, un succès revendiqué par l’administration, bien que les chiffres précis restent sujets à débat.

La résistance démocrate : un défi à l’autorité fédérale

Mais la résistance est vive. À Chicago, le maire Brandon Johnson, soutenu par le gouverneur démocrate de l’Illinois J.B. Pritzker, a pris des mesures radicales pour contrer l’offensive fédérale. Un décret municipal interdit à la police de coopérer avec les agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), interdisant même aux officiers de porter des masques pour dissimuler leur identité, une pratique courante des forces fédérales sous Trump. Johnson a qualifié le président de « menace pour la démocratie », accusant son administration de chercher à « militariser » les villes pour des raisons politiques, notamment pour influencer les élections de mi-mandat en 2026.

Cette résistance s’inscrit dans une tradition de défiance des « villes sanctuaires » comme Chicago, où l’Illinois Trust Act de 2017 protège les immigrants en limitant la coopération avec les autorités fédérales. Alors que Chicago reste un point de tension, Trump a récemment évoqué un possible déploiement de troupes à La Nouvelle-Orléans, ville démocrate dans un État républicain. Soutenu par le gouverneur de Louisiane, Jeff Landry, le président a déclaré qu’il pourrait « remettre de l’ordre » dans cette métropole en deux semaines, en insistant sur les problèmes de criminalité. Sans broncher, Trump poursuit son programme et maintient sa popularité dans les sondages, malgré les cris d'orfraie du camp démocrate.

Vos commentaires

24 commentaires

  1. Malgré les résistances et les bâtons (judiciaires) qu’on tente de lui mettre dans les roues, Trump avance et met en application ses promesses de campagne. Rien que pour le respect de la parole donnée cela mérite une médaille.

  2. Et pendant ce temps, nous préparons les CRS à tabasser ferme la populace le 10 septembre. Sans toucher, bien sûr, aux bons éléments de gauche…

    • Ça va être compliqué de ne pas taper sur les gauchistes le 10 septembre puisque la logique voudrait qu’il n’y ait que ça …

  3. C’est domage de ne pas mentionner que les démocrates défendent les immigrés et les illégaux parce qu’ils les ont inclus dans la liste d’électeurs. Ils font voter des étrangers en situation illégale. Ils s’opposent à ce que l’identification de la nationalité américaine soit obligatoire. Ils le gardent parce qu’ils trichent aux élections. C’est le point important de cette controverse. Il n’est pas mentioné. Domage.

  4. Atteinte à la démocratie. Les Socialos (Démocrates aux USA) n’en ratent jamais une. Pour eux cela signifie se conformer à une volonté générale et clairement exprimée de leur populations… Il fut une époque où nos forces de police allaient prendre des leçons auprès du FBI. Aujourd’hui – à part un politique qui en a fait son cheval de bataille, ce sont des cours de protection contre l’immigration que nous devrions aller prendre chez Trump. Et notons bien qu’il fait référence aux taux de criminalité…

  5. Lutter contre l’invasion, la violence, c’est donc possible ?
    Hélas, en France, personne n’est au courant. C’est bête !

  6. Ne pourait-il traverser l’Atlantique de temps en temps et venir aider Retailleau le beau parleur à en faire de même.

  7. Il est de tradition « démocrate » de résister à l' » autorité fédérale ». Mais le respect de la tradition, s’ il est un principe de précaution, n’est pas toujours une bonne chose.

  8. L’idéologie gauchiste est un défi au simple bon sens. A la place du maire de Chicago, je serais tout à fait heureux de constater que le pouvoir fédéral vient m’aider à résoudre mes problèmes de violence et de criminalité !
    Mais non ! Pour ce maire woke le problème ce n’est pas la violence due à une immigration clandestine incontrôlée, le problème c’est Trump.
    Ces gauchistes sont décidément trop… Bip Bip !

    • C’est exactement ça. Les maires démocrates se foutent totalement de la sécurité de leurs administrés, seule compte leur idéologie. C’est pareil chez nous avec les maires socialoécolos.

  9. Il a raison Trump de leur marcher sur la tronche aux wokos-gauchistes et il adopte la méthode qui est nécessaire pour son pays, car on enfonce pas un énorme clou de charpentier avec un petit marteau en bois et on prend l’outil adapté,ce qu’il fait,et très bien d’ailleurs. Et tant pis pour ceux qui s’indignent ou poussent des cris d’orfraie ou pleurnichent, car franchement,on s’en fiche.

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