[TRIBUNE] « Mon plan pour libérer l’école privée quand je serai maire de Paris »
Il y a des guerres que la gauche parisienne a longtemps menées en silence, par l'obstruction administrative, l'asphyxie budgétaire, la mauvaise volonté systématique. Celle contre l'école privée en fait partie. Mais aujourd'hui, elle ne se cache même plus. Ian Brossat, sénateur communiste de Paris, a qualifié les aides accordées à Stanislas de « cancer de l'assistanat ». Quels mots odieux pour désigner une institution fondée en 1804, vieille de plus de deux siècles, qui a formé des générations de Parisiens, dont le général de Gaulle.
« Le succès de l'enseignement privé est insupportable à la gauche »
Son colistier David Belliard a été plus explicite encore, accusant l'établissement « de laisser les enfants dans un environnement sexiste et homophobe » et en concluant qu'il fallait lui couper toute subvention de la ville. De la guerre en silence, la gauche est passée à la guerre à visage découvert. Le masque est tombé, et ce qu'il révèle n'a pas changé d'un millimètre depuis 1984 : l'école libre dérange, il faut donc l’asphyxier. Oui, le succès de l'enseignement privé est insupportable à la gauche, parce qu'il lui renvoie, de manière brutale et incontestable, le spectacle de tous ses échecs. Entre 2020 et 2024, la part des élèves entrant en sixième dans le privé est passée de 35 % à 38,5 %. Ce n'est pas un caprice de bourgeois. C'est un vote avec les pieds, celui de parents qui ne font plus confiance à l'école publique que la gauche a laissée sombrer. Plutôt que de se remettre en question, elle préfère s'en prendre à ceux qui réussissent là où elle échoue. C'est toute la logique du socialisme : quand le thermomètre affiche une température embarrassante, on casse le thermomètre. Et j’ose poser une autre question : parmi les élus qui attaquent Stanislas aujourd’hui, combien ont scolarisé leurs propres enfants dans le privé ? Car comme tous les autres parents, chacun cherche le meilleur pour ses enfants.
Et dans son opposition à l’école privée, la mairie de Paris ne s'en est pas tenue aux mots. Elle bloque les subventions, elle empêche des projets d'extension des établissements privés en imposant la règle absurde du « pastillage » qui oblige même des écoles à inclure des logements sociaux dans leurs projets de réhabilitation ou d'agrandissement. Elle refuse de leur vendre des locaux municipaux vacants pour empêcher toute croissance. Elle discrimine leurs élèves dans l'accès aux gymnases et aux piscines de la ville. L'arsenal est complet. La méthode est implacable. Et personne, dans cette mairie, n'en éprouve le moindre scrupule.
« Une mère qui choisit l'école de son enfant n'a pas de comptes à rendre à Anne Hidalgo »
La liberté d'instruction est une liberté fondamentale. Une mère qui choisit l'école de son enfant n'a pas de comptes à rendre à Anne Hidalgo. Ces quarante ans de guerre idéologique contre les familles parisiennes doivent cesser, et c'est exactement ce que je ferai. Voici mon plan.
Premièrement, je remplirai sans délai toutes les obligations légales de la ville envers les établissements privés sous contrat. Le forfait d'externat sera versé intégralement, dans les temps, à chaque établissement qui y a droit. La loi Debré de 1959 est claire : c'est une obligation, pas une faveur. Chaque élève scolarisé dans le privé sous contrat coûte deux fois moins cher à la collectivité qu'un élève dans le public. La guerre contre l'école privée est aussi une guerre contre le bon sens budgétaire, et j'y mettrai fin.
Deuxièmement, je supprimerai le système du « pastillage » et toutes les entraves administratives qui empêchent les établissements privés de s'agrandir ou de se rénover. L'école libre a le droit de grandir quand les familles le demandent. On nous parle de mixité sociale, mais la mixité ne se décrète pas en punissant les écoles qui fonctionnent.
Troisièmement, je permettrai l’ouverture de nouvelles antennes d'établissements privés dans tous les arrondissements, y compris en vendant des locaux municipaux vacants. La ville possède plus de deux millions de mètres carrés de bâtiments publics : je préfère les voir accueillir des élèves plutôt que des fonctionnaires supplémentaires. Paris ne pourrait de toute façon pas fonctionner sans ses écoles privées. Rien que dans l'enseignement catholique primaire, près de 30.000 enfants sont scolarisés dans des établissements que la ville serait incapable d'absorber.
Quatrièmement, j'assurerai une stricte équité dans l'accès aux équipements sportifs municipaux. Un enfant est un enfant, qu'il soit scolarisé à Stanislas ou dans un collège du XIXe arrondissement. Les gymnases, les piscines, les stades de la ville sont financés par tous les contribuables parisiens. Leurs enfants doivent y avoir accès, sans exception. Leurs familles paient les mêmes impôts que tout le monde, sans bénéficier ni de la cantine publique ni du périscolaire public. La mairie prend leur argent et leur tourne le dos.
Monsieur Brossat parle d'assistanat. Moi, je parle de justice pour les familles parisiennes. C’est ça, une ville heureuse.
Sarah Knafo, candidate à la mairie de Paris - www.unevilleheureuse.fr
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96 commentaires
Le fond et la forme. Le bon sens et la justice. Tout roule droit. Et pourtant R.Dati fait beaucoup mieux dans les sondages … N’espérons pas trop fort, la déception sera moins grande.
Les sondages sont une façon d’influencer les électeurs . Quad on dit dès maintenant que c’est plié , c’est encourager certains indécis à ne pas voter du tout puisque c’est déjà plié . Cela agit psychologiquement .
bm77.
Oui, et une « retenue » des instituts de sondages est possible, ils se « trompent » souvent, mais pas de 12 à 26% …. En revanche, elle cartonne sur les réseaux sociaux.
Une grande bonne femme, qui mériterait la présidence de notre pauvre pays blessé par un Macron irresponsable.
Oui Sarah…. que du bon sens !
L’Ecole Privée devrait être accessible à tous les français quelques soient leurs moyens ,ce serait un moyen de faire disparaitre le Mammouth qui nous coutent un pognon fou car aucun critère n’est mis en œuvre pour arriver à l’excellence ,trop de personnel profite de ce système étatique pour glander il est temps que tous ces enseignants et personnels de gestions soient notés en fonction de leur travail. Malgré tout il faut reconnaitre qu’il y a des exceptions que ces gens sont pointés du doigt et mis à l’écart de la prise de décisions du fonctionnement de cette institution qu’est l’ école laïque.
Vous avez tout à fait raison !
L’enseignement est un lieu de gabegie financière sous forme de sur-effectifs évoluant dans les rectorats payés à tortiller du popotin sur des choix sémantiques secondaires… Ils se la pètent du matin au soir, s’estimant sous payés malgré des revenus qu’enviait le chef d’entreprise que j’étais..
Imprimeur je les ai bcp cotoyés à l’époque et je sortais consterné de chaque réunion face à l’inefficacité profonde des ces bouffis de prétention qui se prenaient pour l’élite intellectuelle du pays.
L’école privée est un camouflet permanent pour l’école publique autant par ses résultat que pour la qualité de l’éducation apportée aux élèves…
L’EN est bien l’illustration de ce qui se passe dans les entreprises publiques face au privé !
La Gauche a l’école catholique en horreur. Cela m’échappe totalement. Peut-on m’expliquer?
Franc-Maçonnerie, de toute évidence.
Bravo, un point Godwin de gagné ! ( on l’attendait celle-là !)
Vous êtes sérieux ou c’est de l’humour ?
Etudiant dans une école d’ingénieurs privée d’arts et métiers nos enseignants nous faisaient passer des examens correspondant aux unités de valeur PC1 et PC2 (Physique Chimie première et seconde année) correspondant à la première et seconde année de fac.
Le programme de ces matières ne représentait que 60% de notre enseignement qui portait en plus sur de nombreuses heures de formation en atelier, bâtiment, mécanique générale… 98% des élèves réussissaient ces examens alors que les filières de fac, purement consacrées à ces formations splafonnaient dans les 60%…
Il faut reconnaitre que l’Ecole procédait à une stricte sélection d’entrée ce qui n’est pas le cas pour la fac, mais ça n’explique pas une différence aussi importante !
Souhaitons que les Parisiens votent Sarah Knafo. Je suis persuadée qu’elle fera de Paris une ville heureuse.
Curieusement, ce sont toujours les écoles chrétiennes que la gauche prend pour cibles. Pourtant d’autres fonctionnent, d’autre religion ou laïques, mais on n’en parle que très rarement… La gauche a toujours été en première ligne pour fustiger la chrétienté, mais elle s’est fort bien accommodée de l’islam ; allez donc savoir pourquoi!
parceque çà les arrangent de toujours s’en prendre aux chrétiens qui ne rendent jamais les coups et ne font pas de vagues ! Quand on est lâche on se raproche de ceux qui vous ressemble !
Curieusement ?
Quel plan ! Quelle extraordinaire intelligence ! Quelle volonté d’acier ! On voit tout de suite qu’elle a fait l’ENA et qu’elle est alliée au génial Eric Zemmour !
ce que je vois surtout, c’est qu’elle a une vision claire de ce qu’il faut faire, et comment le faire, et çà c’est absolument capital, elle est brillante cette Sarah Knafo !
PK sur le fond, mais des réserves pour l’ ENA
Non ! On voit qu’elle est brillante MALGRE qu’elle a fait l’ENA ! :)
Principe de la gauche incompétente , briser ce qui fonctionne bien au nom de l’égalité !! Tirer toujours vers le bas !!
A entendre la gauche depuis des lustres, il faut obliger les enfants à aller dans le public en supprimant le privé. Mais là où ça devient plus compliqué, c’est qu’il faudrait aussi obliger les étudiants à choisir le métier d’enseignant. Or, le nombre de candidats aux concours à chuté de plus de 30 % en dix ans.
Pourquoi ? Chut !
Résumons : si on oblige les enfants à aller dans le public et si on contraint les jeunes talents à devenir prof, l’enseignement public est promis à un grand avenir.
Les enfants fréquentant les écoles privées coûtent deux à trois fois moins cher à l’état que ceux du public. SI on les réintègre dans le système général, nous verrons nos impôts augmenter de manière conséquente, pour faire face à cette nouvelle dépense.
Bien vu !
MESSIEUR DELOGUE ET BROSSAT veulent tout des deux la gratuité des transports en commun et de la cantine scolaire, il est bien connu que la gratuité n’existe pas sauf dans les rêves
Qu’elles soient privées ou publiques les écoles en France ne valent pas mieux l’une que l’autre, l’instruction de nos gamines, gamins, est en perte de vitesse, et cela au niveau européen, les statistiques sont là pour le démontrer. En plus des problèmes qui n’ont rien à voir avec l’instruction sont graves. L’affaire Notre-Dame-de-Bétharram, qui est certainement l’arbre qui cache la forêt, et l’école publique ne font pas mieux, juste elle bénéficie de la complicité du gvt en diffusant sous des prétexes fallacieux une éducation sexuelle qui est du ressort des parents, et de plus avec des « apprenants » dont la qualification en la matière est plus qu’inexistante.Le passage d’hidalgo à la mairie de de Paris a été un véritable foutoir, sans compter l’aspect financier. Il serait temps que en France un prérequis soit obligatoire pour diriger une commune ou un pays, et que les « grandes gueules » soit impérativement et ne soient plus liées par exemple aux 500 signatures de maire, ce qui est une aberration supplémentaire.
Vous dites statistiques ?
Statistiques officielles de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Session 2024) :
Baccalauréat : environ 98% de réussite dans le privé contre 94% dans le public.
Diplôme National du Brevet : le taux d’échec est environ 4 fois plus élevé dans le public que dans le privé.
Évaluations nationales (6ème) : les scores moyens en français et en mathématiques sont nettement plus élevés dans le secteur privé.
NB : il existe aussi des différences très importantes au sein du public entre les lycées tels que Henri IV ou Janson de Sailly et les lycées de la banlieue parisienne, différences bien plus importantes qu’entre public et privé.
Avant de lire votre intervention, je donnais l’exemple de mon école privée d’ingénieurs de Lille.
Nos formateurs nous faisaient passer les épreuves PC1 et PC2 afin que les élèves en cas de départ prématuré de l’Ecole ne partent pas sans rien.
Dans les années 70, les Jack Lang et Cie ne sévissaient pas encore en bradant les diplômes et les fac se situaient dans les 60% de réussite.
Notre école se félicitait de scores de 98% bien que le programme de fac (donc de l’examen) ne correspondait que partiellement au notre bcp plus chargé…
Je me souviens de cette période de ma vie comme d’une époque où j’ai énormément travaillé, une bonne partie des vacances comprises… pas question d’aller passer mes nuits dans des « booms » (soirées étudiantes) ou de sécher le moindre cours (comme on voit aujourd’hui certains étudiants qui obtiennent des congés pour des règles !!!)
Bref la différence entre le le privé et le public est le même dans l’enseignement que partout ailleurs: sérieux, suivi, compétence…
Ne pas oublier le ministère de l’éducation national qui change les programmes en permanence sous l’influence des mouvements et syndicats des gauche qui orientent de ce faite les programmes vers un enseignement gauchiste.
Il faut bien aussi que le personnel en surnombre des rectorats et académies justifie un minimum de son activité !
La Gauche applique deux grands principes qui lui sont fondamentaux.
L’égalité de traitement, qui semble de justice, lui est à géométrie variable.
Des difficultés financières de gestion ? Elle augmente les impôts
Aller au plus facile, sans se fatiguer, selon son humeur. L’intérêt de la France et de ses français ? Secondaire.
Une simple proposition au sieur David Belliard certainement très intelligent et imaginatif. S’il ne souhaite pas que les petits parisiens fréquentent les écoles privées, qu’il rende les écoles publiques plus attractives. C’est simple. Tirer la performance vers le haut.
« Tirer la performance vers le haut. » Pour cela il faut des profs compétent qui ne fassent pas de prosélytisme politique , pour le moment ce n’est pas prêt d’arrivé avec des écoles qui forment les profs totalement aux mains de la gauche.
Marrant, Ian Brossat, sénateur communiste de Paris, qui qualifie les aides accordées à Stanislas de « cancer de l’assistanat »… Et les subventions versées à l’organe de son parti, le quotidien l’Humanité, journal qui ne survit que grâce à ces aides sans lesquelles il n’existerait plus de puis longtemps faute de lecteurs, ce n’ est pas un « cancer de l’assistanat » ? Comme le dit Sébastien Lecornu, la gauche ferait bien de balayer devant sa porte avant de parler.
Avec ces gens la, les subventions c’est uniquement bon pour eux , par pour les autres , surtout si ce sont des écoles privé , là ou ils ne peuvent pas faire de prosélytisme politique de gauche anti-clérical.
A KERZA… pas bourgeois ? Combien coûte la scolarité annuelle dans ce fief?
Je ne connais pas KERZA mais j’ai pu faire mes études d’Ingénieur A&M dans une école privée catho que mes parents ont pu payer sans problème, malgré notre situation modeste, avec ma motivation de subvenir à mes besoins lors des vacances en donnant des cours, et avec des stages rémunérés…
D’autres camarades issus du monde ouvrier ont pu obtenir des bourses et mener à bien leurs études !