[TRIBUNE] Le cri d’alarme d’une femme de gendarme : « Nous sommes seules… »
Les femmes et les familles de gendarmes souffrent et paient les pots cassés d'une politique irresponsable. Virginie Leclercq, présidente de l’Association nationale des familles de gendarmes, pousse un cri d'alarme poignant à l'intention de nos responsables politiques. Il doit être entendu. Vite.
Il y a pire qu’être invisible, c’est être oublié. Et aujourd’hui, c’est exactement ce que vivent les familles de gendarmes : oubliées, reléguées, effacées derrière un uniforme qui finit par masquer la souffrance de ceux qui le portent… et de ceux qui les aiment. Je parle aujourd’hui parce que nous n’acceptons plus de voir nos maris partir pour servir un pays qui, trop souvent, ne prend même plus la peine de regarder dans sa direction.
Chaque jour, je vois un homme qu’on épuise. Nous voyons nos époux partir avec des moyens ridicules, affronter des missions impossibles à tenir et revenir exténués, les yeux chargés de fatigue et de colère. Ils sont les premiers à intervenir. Sur place, ils aspirent le malheur et la cruauté d’une population de plus en plus violente. Ils interviennent avec courage et sincérité. Le devoir est dans leur ADN, ils laissent de côté leur propre traumatisme pour assurer leur service.
Je les vois encaisser les pressions hiérarchiques, les injonctions absurdes, les ordres contradictoires. De la part de certains officiers qui prônent une carrière au détriment du bien-être de leurs hommes et femmes qui, eux, avancent dans le brouillard. Et nous, femmes de gendarmes, restons là, impuissantes, à recueillir ce qu’ils n’ont plus la force de dire.
Abandonnés de l'État et de certains députés
Il est temps de dire les choses clairement, car c'est insupportable : l’État et certains députés ont abandonné les gendarmes. Pendant que les effectifs fondent, que les moyens se réduisent, que la pression s’accumule, certains responsables se cachent derrière des discours creux et des promesses jamais tenues. Ils parlent de sécurité mais ne fournissent pas les outils nécessaires pour la garantir. Certains députés, pourtant élus pour représenter le peuple, ferment les yeux, détournent le regard, refusent de soutenir ceux qui risquent leur vie pour que nous puissions vivre en sécurité.
Ce mépris institutionnel n’est pas seulement humiliant, il est dangereux.
Un gendarme ne se lève pas le matin pour tuer, un gendarme ne se lève pas pour uniquement faire de la répression. La violence est la dernière de leur option. Il met en péril des hommes et des femmes et, par extension, leurs familles, leurs enfants, tous ceux qui dépendent de leur travail. Nos familles vivent dans la peur et le renoncement: les nuits blanches, les interventions tardives, les logements délabrés, l’insécurité autour des casernes : nous encaissons tout et toutes seules !
Et pourtant, aucune politique ne nous protège réellement.
Derrière chaque gendarme, une famille qui lutte
Nous sommes seules, souvent invisibles, parfois ignorées. C’est pour cela que l’Association nationale des familles de gendarmes est une béquille, un refuge : elle soutient et écoute là où l’État échoue, ne répond pas à l'attente de ces familles. Mais ces moyens sont inexistants, elle se contente de dons, de persévérance et d’un amour inconditionnel pour l’institution.
Mais soyons clairs : aucune association ne devrait remplacer un État qui abandonne ses citoyens et ses gendarmes. Toutes les associations devraient unir leur voix pour que nos revendications soient enfin respectées. Nous exigeons d’être entendues ! Nous ne demandons pas des privilèges. Nous demandons des moyens dignes, des logements corrects, un soutien politique responsable, une Justice cohérente et une vraie reconnaissance. Nous exigeons que nos gendarmes ne soient plus laissés à l’abandon et que nos familles ne soient plus sacrifiées dans le silence. La France doit comprendre que derrière chaque gendarme, il y a une famille qui lutte pour qu’il tienne encore debout. Et que cette lutte, nous ne pouvons plus la mener seules.
Aujourd’hui, je parle pour toutes les familles qui n’osent pas, pour tous les gendarmes qui s’effondrent en silence, pour tous ceux qui aiment un homme ou une femme prêt à donner sa vie sans recevoir le minimum en retour. Parce que ce combat, c’est le nôtre.
Et nous ne lâcherons plus rien.
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46 commentaires
La fin du mandat Macron n’est qu’un mauvais moment à passer avant de retrouver une France droite et fière, telle celle que le Général de Gaulle avait léguée à Georges Pompidou. De nombreux politiques sont prêts à l’alliance des droites, poussés par leurs électeurs. Et ce n’est pas qu’un rêve ; premier acte aux municipales, le camp du bien va paniquer !
Oh oh ! J’avais déjà entendu ce même type de plainte de ma grand’mère, épouse de gendarme mobile de 1925 à 1942 ( démissionnaire à cette date)
Sans gazer les paysans, éleveurs, sans tuer leurs vaches saines vous seriez moins seuls. En outre la loi reconnait que l’on peux ne pas respecter un ordre lorsque celui-ci est délibérément mauvais suivant les circonstances. De plus les éleveurs ne sont pas des délinquants et les gendarmes n’ont pas a envahir leurs exploitation sans décision de justice. Et le préfet est en place justement pour faire respecter les décisions de justice pas pour de l’arbitraire façon Corée du Nord.
Que répondent nos députés à cette mise en cause des devoirs de l’Etat à l’égard des gendarmes et de leurs familles ? Silence total. Un domaine de plus où l’Etat ne fait pas ce pourquoi il est fait.
Les gendarmes étant des militaires, font partie de…LA GRANDE MUETTE »… Ils sont… »Aux Ordres ».
Madame vous êtes la femme d’un militaire, et vous ne faites pas partie de son paquetage! Alors laissez ses chefs régler ces problèmes.
Monsieur, les chefs ? Quels chefs ? Plus on monte dans les hiérarchies, militaires entre bien d’autres, plus on se couche…pour être chef.
Comment on devient chef ? En disant oui chef à son supérieur, et je vous donne 24 heures pour régler ça à son subalterne.
Respect à cette profession que le gendarme choisit pour défendre son pays. Et honte au gouvernement qui ose les mettre en garde à vue quand ils ne font que leur métier.
Les Gendarmes sont les premières victimes de la Guerre civile orchestrée par les « éclairés » contre le peuple de France. La France est championne d’Europe de la criminalité urbaine avec 7 Villes sur 13 : Paris, Nice, Marseille Lille, Montpellier, Nantes, Grenoble. Cette délinquance généralisée n’a absolument rien à voir avec celle des années 1950-60 s : Elle est un aspect de la guerre civile d’origine culturelle et idéologique imposée au nom du Mondialisme.
Avec tout mon soutien et toute ma sympathie , Madame !!
Un fils de gendarme .
Le pire est ztteint quand les élus Lfistes affirment que gendarmes et policiers tuent. Si certains élus de droite crient leur réprobation, la majorité et notamment leurs amis écolos, communistes et socialos, reste silencieuse. Et qui ne dit mot consent ! Cela en dit long sur cette classe politique.
Bravo à tous ces commentaires j ai 78 ans
Et bravo à cette femme car Macron en deux ans a nommé plus de 160 généraux qui ne servent pas à grand chose car il manque des gendarmes partout pour contrôler délinquants
Et beaucoup de gendarmes claquent la porte recrutement difficile écoles de gendarmerie ne font pas le plein
Carrières à revoir et traitement aussi
Un retraite gendarmerie nationale qui n est plus ce qu elle était
Bon courage madame de tout cœur avec vous
Mr BOSC DANIEL RETRAITE GENDARMERIE
Solidarité émue avec ces femmes. Ces forces de l’ordre que le cynisme politique malmène. Qu’il pousse devant lui en leur liant un bras. Le pouvoir a peur et il se cache derrière des paravents. Mais quand ceux qui nous protègent seront usés, qui fera front contre le terrorisme, la délinquance, et qui pourra affirmer que les politiques, aveugles par calcul, n’ont pas semé les prémisses d’une guerre civile ?
Face à un état schizophrène qui épuise les derniers braves aimant servir, protéger, maintenir l’ordre, il va falloir oser le REFUS des ordres idéologues qui détruisent la France…sa santé mentale ( COVID) , ses besoins alimentaires primaires ( Paysannerie….quand l’État aura tout mis en œuvre pour la réduire à rien…qui récoltera la colère d’un peuple que l’on aura les moyens s’affamer), l’éducation libre ( les gendarmes aident l’État par les gardes à vue dans l’atteinte aux libertés fondamentales des parents à instruire leurs enfants dans des écoles libres fermées par les rectorats idéologues)….
La seule solution est que tous.les gendarmes se soulèvent, réclament l’application de la légitime défense et puissent se servir de leur arme ! Protéger et Sauver des vies est leur rôle !! Qu’ils s’y mettent TOUS ensemble!!