Télérama craint une Internationale… d’extrême droite !
Télérama n’a pas eu peur de dénoncer. Ce 30 novembre, l'hebdomadaire écrivait : « De la France aux États-Unis, l’Internationale des anti-Lumières fourbit ses armes. » Autrement dit : tous aux abris, de New York à Paris, la bête immonde est de sortie ! C’est que, tout particulièrement depuis la sortie du sondage de l’IFOP sur l’augmentation de la radicalisation chez certains musulmans, la gauche tente de ressusciter ses vieilles chimères, quitte à sombrer dans le complotisme vulgaire.
Télérama, entre Robespierre et Jean Moulin
À grand renfort de références politiques, historiques, philosophiques, Télérama tient donc à mettre en garde ses lecteurs : il s’agit de rallumer les lumières et sans doute de rassurer un lectorat. La gauche sera toujours la mieux éclairée ! Le journaliste est inquiet : mais où sont les Lumières d’antan ? Entre « les livres crépusculaires de Philippe de Villiers », « les autres poids lourds de la maison d’édition Fayard (groupe Bolloré), Jordan Bardella et Éric Zemmour », sans compter le succès du film Sacré-Cœur « soutenu par l’écosystème Bolloré », entre autres, c’est certain, c’en est fini de la démocratie ! Rien de moins ! Et tant pis si ces succès montrent justement un plébiscite populaire.
D’ailleurs, aux États-Unis, le constat est tout aussi effrayant : « Derrière la fureur – le mot est lâché- du deuxième mandat de Trump », la démocratie serait vue comme « un logiciel obsolète ». Craignez, pauvres bougres, ces « idées antidémocratiques […] qui prônent ordre, autorité et culte de la tech ou du passé » et qui sont « portées par l’empire Bolloré en France, ou le culte porté à Charlie Kirk aux États-Unis ». Remarquez que tout y est : retour de l’ordre et de l’autorité, un « empire », un « culte » de la personnalité ; encore un peu et le journaliste de Télérama s’érigerait en parfait Jean Moulin !
Une Internationale du nationalisme ?
Jean Moulin ou Robespierre ? Parce qu’à travers l’Atlantique planerait l’ombre du « rejet des idéaux des Lumières », de la fin de « l’universalisme », de « l’égalité » et de « la souveraineté populaire ». Effectivement effrayant, même si le raisonnement mériterait quelques éclaircissements : n’est-ce pas, justement, le peuple souverain qui a voté pour Trump ou qui choisit de lire en nombre Villiers, Bardella et Zemmour ? Qu’il est difficile, pour la gauche, de perdre le monopole du peuple ! D’autant plus difficile qu’il faut à présent décrypter ces mouvements populaires à la lumière de son propre système : l’Internationale !
C'est donc une « vision apocalyptique [qui] ressurgit aujourd’hui avec […] vigueur, [parce] qu’elle réactive une tradition pluriséculaire. De Joseph de Maistre aux catholiques traditionalistes, de Charles Maurras aux mouvances identitaires. » Le journaliste de Télérama explique ainsi que ces idées nauséabondes parties de France au XVIIIe seraient revenues digérées par les Américains dans l’Hexagone. Ce n’est pas faux, en soi, d’évoquer des idées communes et des engagements partagés entre les droites françaises et les républicains trumpistes, c'est ce que rapportait Sud Radio. Ce qui est étonnant, en revanche, c’est qu'un média de gauche s’émeuve d’un monde politique aux frontières ouvertes. En bref, l’universalisme, c’est bien, sauf quand il est de droite.
Le danger de la « tradicalisation »
Il faut donc faire peur avec des nationalistes et des identitaires d’autant plus virulents qu’ils auraient « troqu[é] les tatouages de runes nordiques pour les processions de la Vierge ». Voilà, c’est bien là qu’il fallait en arriver ! Presque au niveau de BFM TV, mais en plus prudent, Télérama semble craindre un « intégrisme catholique » : se méfier des pèlerins qui prient ! Comment leur jeter la pierre ? Même le service public alerte le citoyen sur « la tentation radicale » des « catholiques de France ».
Entre défense de la tradition française et « processus de radicalisation à l’extrême droite », Radio France prévient d’une sorte de « tradicalisation » chez les cathos depuis, notamment, la Manif pour Tous. Le Monde aussi, d’ailleurs, s’inquiétait, en avril dernier, de la radicalité des catéchumènes qui, « par effet de mimétisme avec l’islam autant que par volonté d’affirmation identitaire, […] sont souvent à la recherche de cadres stricts dans leur pratique religieuse et quotidienne ». Un rapprochement des radicalisations religieuses dont Le Monde est friand, puisque dans une tribune du 28 novembre, l’historien Charles Mercier et le politiste Philippe Portier expliquent que si « les nouvelles générations musulmanes intensifient leur rapport à leur religion, [...] cette dynamique s’observe aussi dans le catholicisme et le judaïsme ».
En bref, craignez la lutte finale qui se regroupe pour éteindre les Lumières révolutionnaires : armés de leur catholicisme radical, ils rêvent de rétablir l’ordre. Machiavel à la sauce journalistique, peut-être espèrent-ils retrouver un lectorat en contrôlant la peur ?
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79 commentaires
Dans les années 80, propriété du groupe Le Monde, c’était un hebdomadaire de programme TV et cinéma qui sortait de l’ordinaire même si déjà sa tendance politique était évidente.
Ai rapidement compris que tout ce qui était populaire et avait du succès était indéfendable et traîné dans la boue : Clint Eastwood et sa série de « L’inspecteur Harry », Alain Delon, Gérard Lanvin, J.J. Goldman, Johnny Halliday, etc…
Pour les encenser sans aucune vergogne quelques années plus tard alors que les artistes en question n’ont jamais varié ni dans leur comportement ni dans leurs opinions !
L’ancienne directrice de la rédaction et journaliste, restée en place près de 20 ans, a suivi fidèlement la même ligne éditoriale que celle des propriétaires du magazine et commis des articles de plus en plus orientés pour devenir le magazine de propagande qu’il était de bon ton d’avoir sur sa table de salon.
Aujourd’hui, je fuis les films encensés par Télérama (et souvent largement subventionnés) et accorde une certaine attention à tous les autres…
Télérama devrait se borner à être ce qu’il devrait être , c’est à dire un journal de critique culturelle de gauche , mais la culture n’échappe pas au politique , ce que certains des gens qui sont attachés à la France ont bien compris et à juste titre puisque c’est à travers ce prisme culturel que la gauche a en grand partie imposé son magister moral .
C’est pour cela que beaucoup de politiques de droite patriotique multiplient les livres qui font référence à notre identité et notre culture avec un succès certain .
Et ils sont plus écoutés que les autres parce que de gauche comme de droite nous avons une histoire commune . J’ai apprécié des auteurs de gauche , des chanteurs et musiciens engagés comme Ferrat , Dylan , Ferré etc ce qui reviendrait à dire que je me perd et je trahis ce que je suis profondément en appréciant Philippe de Villiers et Eric Zemmour ?
Alors que dire d’une gauche qui de Télérama , à médiapart en passant par le mouvement woke et LFI, Ils ont totalement perdu leur âme .
Moi, plus prosaïquement , je suis attaché à la dignité des personnes et force est de constater que la gauche n’a plus le monopole du cœur depuis qu’elle s’est accoutumée à avoir la main sur l’entièreté des manettes de ce pays qu’elle ne veut surtout pas lâcher . Et les « sans dents » peuvent toujours attendre , ils ne sont plus là pour eux mais ont les yeux de chimères pour le patriotisme et les cultures des autres . Cela les dispensent de s’occuper de la dignité de leur propre peuple .
Cette gauche devient vraiment à mourir de rire ! Mais les chiens aboient, la caravane passe…
Dommage que l’on nous appris à tendre la joue gauche lorsque l’on vous frappe sur la joue droite.
Pour moi ce temps est révolu , il serait temps de se manifester contre ces médias haineux et gauchistes.
Ces abrutis veulent détruire notre culture et notre civilisation.
Il y a très très longtemps, j’avais acheté pendant 3 semaines ce magasine que je croyais être une publication d’information sur les programmes TV et le monde l’audiovisuel. Après chaque tentative de lecture, j’étais obligé de me désinfecter les mains, sans réussir d’ailleurs à éliminer complètement la puanteur qui en émanait; J’ai vite compris!
Entièrement de votre avis! Commentaires puants des films … Désinstallation salutaire de leur appli!
Et comment se positionne Boulevard Voltaire, François-Marie Arouet étant un farouche opposant au catholicisme ? Ces œuvres ont été mises à l’Index et donc l’Eglise en interdit la lecture.
L’église n’a pas à interdire quoi que ce soit. Chacun est libre de lire ce qu’il veut, nous avons un cerveau et sommes capables de faire le tri.
Ils sont surtout effrayés à l’idée que la politique qui sera conduite, il faut l’espérer, à partir de 2027 réussisse. Comme en Italie, ou ailleurs, d’autres directions, d’autres rapports de force avec Bruxelles sont possibles, alors la panique les envahit car cela viendrait contredire leur narratif et leurs actions. Ce n’est pas de la droite patriote et d’un modeste libéralisme dont ils ont peur, encore moins de la « bête immonde » et du mistigri « fasciste » auquel ils n’ont jamais cru eux-mêmes. L’arrivée au pouvoir du RN irait bien au-delà d’une probable réussite, elle remettrait en cause les politiques menées depuis ces cinquante dernières années, prouvant aux Français les plus récalcitrants que nous avons été trahis, spoliés, envahis, maltraités du fait d’une idéologie progressiste socialo-écolo-gauchiste et d’un aveuglement européiste auquel une certaine droite a contribué depuis ces cinquante dernières années et qui a conduit la France à un tel état de délabrement économique et social, faisant de nous la lanterne rouge de l’Europe et d’une bonne partie du monde.
Tous ces garde-chiourmes en bonnet de satin que craignent-ils donc ? Des cathos radicaux ? Où les trouvent-ils ? Il est certain que dans leur esprit, tout ce qui n’est pas de leur bien-pensance est qualifié de « radical ». Ainsi, le populisme, ce qui fait la très grande majorité des français, ce qu’ils négligent de souligner, est assurément radical. Tout dépend de l’emplacement du curseur. Apparemment, ils le situent très, très à gauche du panel, du coté de LFI assortis d’écolos et de socialos compatibles.
Mais quelle est cette maladie des gauchos qui les incite à devoir ranger dans des cases tout ce qui n’est pas de leur bord ? Une sous-estimation de leur personnalité ? Un complexe ? De l’intolérance ? Un esprit totalitaire ? Une défaillance intellectuelle ? Certains, cependant, émergent du système. Je ne citerai pas dame Kouchner par exemple, vraiment trop plombée par le sectarisme de son parti pris lequel déforme totalement son discours. Par contre Eric Nolleau est à soutenir. Son bon sens, l’équilibre de ses raisonnements le distinguent nettement de ceux des basses fosses de gauche.
En conclusion, si nous devions résumer la gauche en un seul mot : intolérance. Ce qui peut se traduire par « esprits étriqués » hormis quelques intellectuels distingués.
Espérons que c’est une de leur « dernière séance et que le rideau est tombé » définitivement sur leurs soubresauts de gauchistes attardés. La lumière c’est éteinte par un black-out en slow motion (excusez les mots anglais) tout comme le dernier râle d’un moribond. Ils attaquent parce que pris de panique mais s’en rendent-t-ils seulement compte ? Pour cela il faudrait plus qu’un cerveau de mollusque. A force de mettre des blancs partout dans l’histoire, ils n’arrivent même plus à boucher les trous pour remonter à la source. Chez eux, le fil conducteur est mort depuis longtemps. Fermez l’ban !
Télérama ne peut être Jean-Moulin, car pour cela, il eut fallu être courageux. Or Télérama, c’est le contraire du courage, c’est la bienpensance et le conformisme. Dans les années 70, c’état une revue de droite catho. Je pense qu’ils n’aimeraient pas qu’on le leur rappelle. Ils sont devenus de gauche quand c’était devenu chic. Et maintenant ils sont devenus islamophiles et cathophobes, parce que ça fait bien et que c’est ce que veulent les bobos qui les lisent. On ne prend jamais de risque à Télérama. Mais rassurez-vous, quand le vent conservateur soufflera et restaurera certaines valeurs, Télérama suivra et retournera sa veste une nouvelle fois.
Alors pour paraphraser Jean Guitton : Etre dans le vent, c’est avoir le destin des feuilles mortes.
Télérama Journal pour bobos de gauche; genre de littérature qu’on trouve dans les salles d’attente pour clientèle friquée qui se veut intellectuelle et ouvertes sur le monde des sans dents.
Combien nous coûte cette presse gauchiste en subventions publiques, payées par nos impôts, pour intoxiquer les faibles et les hystériques qui la croient encore ?
Je pensais benoîtement que télérama parlait de programmes de télévision.
Donc, je fais bien de ne pas le connaître.
Par contre, après avoir regardé une page de pub de Cnews, je vérifie que mes pieds ne sont pas devenus crochus et que des cornes ne me poussent pas sur la tête.
A entendre la « vérité » diffusée par la gauche, on ne sait jamais.
C’est aussi le peuple souverain qui a voté contre le traité de Maastricht. Nous pouvons constater l’utilisation faîte du choix populaire.
tout à fait nous avons voter non à 55 / 100 et ça a servit à quoi ??? de toutes façons on nous fait voter pour nous occuper et ça fait bien mais ils font ce qu’ils veulent , nous ne sommes que des moutons sans berger ..
Je ne connais pas ce torche cul comme beaucoup de mes compatriotes
Se torcher avec les pages de Télérama ,c’est prendre le risque d’avoir les fesses rouges.