SOS Méditerranée, une association « gavée d’argent public »

Gilles Pennelle (RN) dénonce la nouvelle subvention de « 100.000 euros » accordée par la région Bretagne à l'ONG.
Capture écran Arte
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« En cinq ans, on a atteint un demi-million d’euros de subventions ! » Ce 2 juin, la commission permanente de Bretagne se réunissait pour affecter les crédits et subventions adoptés lors du dernier conseil régional. Au volet « Pêche, aquaculture et développement maritime », les élus de la majorité ont décidé d’accorder une subvention de 100.000 euros à l’association SOS Méditerranée. Les élus RN, qui ont voté contre l’octroi de cette subvention, s’agacent de voir « la région Bretagne financer la submersion migratoire ». « Cette subvention repose sur un triple scandale », dénonce Gille Pennelle, président du groupe RN au conseil régional, contacté par BV. « Tout d’abord, le contribuable breton n’a pas à financer une association immigrationniste qui n’est en rien bretonne. Ensuite, cette subvention a été accordée sur le budget alloué à la pêche, censé aider les pêcheurs bretons. Enfin, et surtout, à l’heure où la région annonce vouloir faire des économies sur le dos des Bretons, il est honteux de dégager 100.000 euros pour cette ONG, pseudo-humanitaire », s’emporte l’élu RN.

135 « collectivités solidaires »

Ce n’est pas la première fois que la région Bretagne apporte son aide financière à SOS Méditerranée. La région apparaît en effet sur la plate-forme des « collectivités solidaires », fondée par l’ONG, dès 2020. Selon les bilans financiers publiés par SOS Méditerranée, la Bretagne se révèle même être un appui financier non négligeable : 50.000 euros versés en 2020, 105.000 euros en 2021, 75.000 euros l’année suivante ou encore 95.000 en 2023 ! En cinq ans, la région aura donc versé plus de 500.000 euros à l’association d’aide aux migrants. Un soutien assumé par son président de région, le socialiste Loïc Chesnais-Girard, qui espère qu’ainsi, l’ONG qui fête ses 10 ans pourra « continuer ses actions ».

« Les élus socialistes et de gauche ont fait un choix : soutenir l’immigration clandestine plutôt que défendre les Bretons », se désole Gille Pennelle selon qui SOS Méditerranée est « une association gavée d’argent public ». De fait, au 31 janvier 2025, outre la Bretagne, 135 collectivités soutiennent financièrement l’ONG. On trouve notamment, parmi ces « collectivités solidaires » : la Bourgogne-Franche-Comté, le Centre-Val de Loire, la Nouvelle-Aquitaine ou encore la région Occitanie ainsi que de très nombreuses communes. Paris, par exemple, octroie, chaque année, depuis 2019, 100.000 euros à SOS Méditerranée. De généreuses subventions que le groupe de Rachida Dati entend désormais mieux contrôler avec l'aide d'une instance indépendante. Au total, l’association affirme, dans son dernier rapport d’activité publié, percevoir 1,26 million d’euros de subventions et autres concours publics, soit 9 % de ses ressources.

Une pétition et un texte de loi contre SOS Méditerranée

Une manne financière non négligeable contre laquelle entend lutter l’Association de soutien aux lanceurs d’alerte (ASLA). Alors que de nombreuses subventions accordées à l'ONG font débat, l’ASLA lance une pétition pour « demander l’arrêt immédiat de toutes les subventions publiques » versées à l’association. « Avec l'ASLA, nous soutenons plusieurs actions en justice contre toutes ces subventions. Nous avons réussi à en casser certaines, comme à Montpellier. Avec cette pétition, nous voulons obliger les collectivités à publier leur convention de partenariat », explique l'un des membres de l'association contacté par BV. En effet, le Conseil d'État autorise l'octroi de subventions à SOS Méditerranée sous réserve que la subvention soutienne précisément « des activités humanitaires et non politiques ». La subvention doit donc être précisément ciblée pour être validée. « Si ce n'est pas la cas, nous attaquerons ces subventions en justice », explique l'ASLA, qui considère que « SOS Méditerranée encourage l'immigration et met en danger les clandestins ».

De son côté, le Rassemblement national a rédigé une proposition de loi visant à redéfinir le cadre d’attribution des subventions accordées par les collectivités territoriales. « Les dispositions [légales actuelles], initialement conçues pour un champ d’action restreint, sont désormais détournées pour financer des ONG politisées, comme SOS Méditerranée. Le versement de ce type de subvention se multiplie alors même que ces structures agissent parfois contre la France et les Français », expliquait à BV le député Thomas Ménagé, lors du dépôt du texte. Avec ce texte, le RN entend donc restreindre l’attribution des subventions à des projets qui répondent « à un intérêt public local ».

Picture of Clémence de Longraye
Clémence de Longraye
Journaliste à BV

Vos commentaires

70 commentaires

  1. Ohé, mais les bretons qui votent majoritairement à gauche,au centre et pour Macron ont ce qu’ils méritent après tout,et on devrait même leur envoyer des migrants,des chances pour la France et beaucoup de « diversité » puisqu’ils semblent aimer cela. Je ne les plains pas.

  2. ce n’est pas normal que nous donnions de l’argent aux ONG cette association devrait être supprimée .

  3. Et voilà ou passe l’argent des français qui se font ensuite cracher dessus. Merci les politiques, et surtout, merci les bretons!

  4. Tout d’abord l’Ocean Viking bat pavillon norvégien, son port de mouillage est Syracuse en Sicile, de plus c’est un « supply » soit un navire de travail spécialisé dans le remorquage en mer sur lequel on a posé à la hâte deux containers pour transporter les clandestins. Il n’a rien d’un bateau de sauvetage en mer français et pourtant il est gavé de subventions françaises. Les élus de gauche et LR (pléonasme ?) qui leur accordent subventions et protections trahissent les français.

  5. Les passeurs, dont l’on sait la lucrative activité, en demandaient-ils tant ?

  6. On ne peut impunément chérir des causes dont on redoute les effets. Les bretons ont toujours voté à gauche, pensant que la gauche allait prendre l’argent aux riches pour le donner aux pauvres. Mais la gauche s’est trouvé de nouveaux pauvres et ce sont eux qui vont payer pour les pauvres importés. Cruelle désillusion et
    quelle naïveté.
    Et comme ils n’ont toujours rien compris, ils continueront à voter socialiste.
    Comme disait mon père, le peuple est bien trop bête.

  7. Bravo les Bretons (et les autres) ! Vous votez pour des gens qui utilisent, sans vous demander votre avis, l’argent de VOS impôts pour faire rentrer ILLEGALEMENT en France et dans vos provinces des gens qui ne vivront que d’aides et subventions, AME, APL, RSA, et autres allocations diverses elles aussi payées avec VOS impôts et, pour la Bretagnes, détournées de l’aide à VOS marins. Vous pleurez parce que vous trouvez que vos élus n’en font pas assez pour vous et vous les ré-élisez à chaque fois. « Les Dieux se rient des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes »…

  8. Qui peut penser que les régions manquent de moyens ? Probablement pas la Bretagne ! Encore un exemple de gabegie et de spoliation des citoyens idéologique. Il faut réduire drastiquement les dotations des régions, une des solutions principales afin de réaliser des milliards d’économies.

  9. Oui, ces associations dont celle en question, SOS Méditerranée, incitent les migrants a partir vers le danger sachant très bien qu’après avoir franchi la limite des eaux territoriales ils sont attendu pour être « sauvés » mais plutôt transportés alors que la réglementation maritime ils devraient être acheminé depuis un port le plus prêt, la cote Afrique du Nord en possède suffisamment capable de les accueillir.

  10. Sponsoriser sos méditerranée au lieu d’aider la pêche bretonne e crise, on se retrouvera aux prochaines élections régionales !!!

  11. Ces chers bretons socialistes plus rien d’étonnant , ils ont tous voté Macron !! et lorsque l’on voit certains quartiers de Brest on comprend leur laxisme !!!

  12. Sans compter que ces subventions honteuses, ça ne coûte rien, »c’est l’Etat qui paie », comme disait un pitre Président.

  13. Comment se fait-il qu’une collectivité territoriale puisse subventionner une association privée nationale ? Il faudrait a minima un referendum local pour l’autoriser : on ne peut pas gaspiller l’argent des contribuables (forcés) sans avoir leur autorisation.
    La collectivité n’a qu’à organiser une collecte volontaire, on verra alors si une majorité de citoyens la remplira. Voilà la vraie démocratie.

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