Sommes-nous tous racistes ? France 2 pense que oui

L’émission de France 2 s’est contentée de culpabiliser les Français tout en invisibilisant le racisme anti-Blanc.
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« Sommes-nous tous racistes ? » Telle était la question posée, ce mardi soir, sur France 2, dans le cadre d’une grande émission spéciale présentée par Marie Drucker et Jamy Gourmaud. Au terme de deux longues heures de débats orientés et de pseudo-expériences scientifiques, la réponse est tombée, implacable : oui, le racisme semble être bel et bien ancré au plus profond de nous.

Un « dispositif d'envergure » mis à contribution

Pour arriver à ses fins, le service public n’a pas lésiné sur les moyens. C’est ainsi un « dispositif d'envergure » qui a été déployé par France 2, avec un groupe de 50 volontaires invités à prendre part à diverses expériences censées révéler leurs « stéréotypes et préjugés conduisant à des comportements discriminants ». Exemple : « Vous entrez dans une salle d’attente. Devant vous, quatre chaises. Les deux chaises du milieu sont occupées par un homme blanc et un homme noir habillés de la même manière : de quel côté allez-vous vous asseoir ? » Évidemment, si vous êtes blanc et que vous ne vous asseyez pas à côté de l’homme noir, c’est que vous êtes raciste.

Autre expérience : un Caucasien et un Maghrébin sont accusés de faits de violence comparables. À quelle peine vont-ils être condamnés par les bénévoles ? Sans surprise, l’accusé d’origine maghrébine écope d’une peine supérieure à l’accusé blanc. « Je vais finir en larmes ! », s'est alors exclamé le comédien noir Lucien Jean-Baptiste, invité en tant que témoin impartial à réagir aux différents tests.

À chaque « expérience », le but était bien sûr de mettre en évidence le racisme dont souffriraient les minorités ethniques en France. Grosses ficelles et mauvaise foi ont été généreusement employées pour en faire la démonstration, mais impossible de contester les faits puisque, nous dit-on, « ces expériences s'appuient sur des études scientifiques parfaitement documentées ». Imparable.

En guise de caution scientifique, France 2 avait convié un certain Sylvain Delouvée, « psychosociologue » de son état. Ça en jette. Maître de conférences à Rennes 2 - université gangrenée par l’extrême gauche -, notre « expert » n’est pourtant pas vraiment un spécialiste des questions raciales. La thématique est même absente de ses travaux, qui tournent quasi exclusivement autour du « complotisme ». En mars dernier, il avait d’ailleurs relayé sur son compte X une tribune anti-Trump appelant à faire barrage aux « nouveaux obscurantismes ». Autant dire que dans la catégorie des experts neutres, on pourrait sans doute trouver mieux.

France 2 a également eu la bonne idée de solliciter en tant que spécialiste la délicieuse Maboula Soumahoro, universitaire notoirement connue pour avoir déclaré qu’un « homme blanc » ne peut pas « avoir raison contre une femme noire ou une Arabe ». Une pointure de l’antiracisme, donc.

Une émission de rééducation

Vous ne discriminez aucun groupe ethnique ? Vous ne jugez personne en raison de sa couleur de peau ? Inutile de nier l’évidence : vous l’ignorez, mais votre cœur est rempli de haine. « Le racisme peut s'immiscer en nous de façon inconsciente », nous a-t-il été sermonné, mardi soir. Vous avez remarqué que certaines communautés sont surreprésentées dans la délinquance et la criminalité ? Vous êtes victime d’une hallucination générée par vos propres biais. « Nos préjugés sont capables de nous faire voir des choses qui n'existent pas », a-t-on ainsi appris.

Qu’importe le réel, c’est l’idéologie qui prime. Et celle de l’audiovisuel public est fièrement revendiquée : faire la chasse aux « mécanismes inconscients à l'origine de comportements discriminants ». La question de l’existence de ces « mécanismes » ne semble même pas devoir se poser. D’ailleurs, bien avant d’entreprendre ces « expériences », leurs tristes conclusions étaient déjà connues. Lors de la conférence de rentrée de France Télévisions organisée en septembre 2024, Stéphane Sitbon-Gomez, le directeur des antennes, avait ainsi annoncé le fameux programme, ne cachant déjà rien de sa visée culpabilisatrice. « On a continué l’engagement de France Télévisions contre le racisme pour s’interroger sur tous les stéréotypes qui sont au cœur de chacun d’entre nous », avait-il alors avoué. « Brainwashing », quand tu nous tiens…

https://twitter.com/ojim_france/status/1831405003115991471

Il faut dire que sur l’audiovisuel public, la théorie d’un racisme « systémique », inscrit au plus profond de l’identité française et occidentale, fait des émules. « Le racisme, c'est d'abord une affaire de Blancs », a-t-on ainsi pu entendre, sur France Culture, en janvier dernier.

L’impensé du racisme anti-Blanc

Quid du racisme anti-Blanc ? Il n’en a nullement été question, mardi soir. Dès les premières minutes de l’émission, il a clairement été précisé que le sujet d’étude serait les discriminations visant les « minorités visibles », et personne d’autre. Quid des haines intracommunautaires ? Silence radio également.

Au lieu de tirer des conclusions hâtives à partir d’expériences conduites sur une petite cohorte de 50 personnes, France 2 aurait pu suivre une démarche réellement scientifique et se baser sur certaines études qui dressent un tableau différent du racisme qui sévit en France. Par exempe, elle aurait découvert que, selon une étude de 2022, 68 % des Français juifs déclarent avoir subi moqueries et vexations et que, selon une autre étude de 2017, les stéréotypes haineux qui les visent sont particulièrement vivaces au sein de la population française de culture musulmane.

Mais cette réalité n’a manifestement pas droit de cité, sur France TV. En guise de conclusion de sa grande soirée thématique, le groupe public a choisi de diffuser deux documentaires : le premier décrit le terrible sort des Noirs en France, le second s’intéresse à l’Histoire du racisme anti-asiatique. « Et voilà, CQFD ! », comme dirait Marie Drucker.

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

97 commentaires

  1. Quel raccourci et quelles mises en situation stupides. Ma meilleure amie est noire donc j’en parle librement. Pour répondre à la situation des 2 chaises libres, je ne vais pas regarder la couleur des personnes déjà assises mais quel est le siège le plus proche quand j’entre dans la pièce.

  2. « Raciste »??? Comme dirait une certaine Lorraine appelée Jeanne : « Si j’y suis, Dieu m’y garde, si je n’y suis pas Dieu m’y mette »…Avec tout ce qui se passe actuellement, difficile de ne pas le devenir. Malheureusement! On dirait que tout est fait pour cela.

  3. Combien de temps encore, les Français vont-ils accepter de financer cet audiovisuel public, le plus coûteux du marché, qui ne roule que pour une minorité qui, elle,… ne paie pas d’impôts ou presque ! (à part les « Bobos » parisiens)

  4. Oui, nous sommes tous des racistes, à des degrés divers.
    Mais ceux qui sont reconnus comme victimes, ne sont paradoxalement pas les moins racistes.

  5. Mâle blanc hétéro septuagénaire CSP+, multipropriétaire bailleur, et donc stéréotype du facho XXL fantasmé par la bien pensance, raciste, sexiste, homophobe et bien sûr islamophobe !
    Bon… évidemment, la femme de ma vie est noire de chez noire, nos enfants gris clair et gris foncé, mes belles sœurs noires et juives… Il m’est arrivé en 40 ans de pratique locative de louer à bail à des Vietnamiens, des Arabes, des Africains, des Indiens, des Iraniens, des Gwers (et oui), et plus de 30 autres nationalités, ethnies ou cultures différentes…j’ai moi-même vécu et travaillé de nombreuses années en expatriation chez les Arabes avec les Arabes, chez les Noirs avec les Noirs, les Asiatiques avec les Asiatiques… nul n’est parfait, hélas, même dans l’ « abjection raciste ».
    Je pense donc avoir quelques notions des phénomènes socio culturels usuellement désignés par le terme générique de « racisme »…
    Aux tragiques victimes reconnues racisées du « jeux des 4 chaises », je demande donc bien sûr pardon…et pardon aussi aux 500 000 Tutsis massacrés par les Hutus, au million d’Arméniens génocidés par les turcs, aux trois millions de cambodgiens trucidés par les Khmers rouges, aux centaines de millions de captifs de toutes couleurs esclavagisés pendant des siècles par les barbaresques, aux Ouighours, aux Rothingas et à toutes les victimes de tous les racismes (Sauf bien sur le « racisme anti-blancs qui n’existe pas »)

    La seule vérité que démontre s’il en était encore besoin ce genre d’émission, c’est le niveau de soumission servile de l’audiovisuel subventionné.

  6. Encore une bouillie de F 2 qui au passage fabrique de l’incitation à la haine en opposant les deux couleurs , mais chut c’est la télévision d’état qui le dit .

  7. En tout cas, il faut beaucoup de courage pour visionner de telles émissions, et nous en rapporter la synthèse

    • Avec l’expérience de l’âge et du monde dans lequel on vit, je n’ai pas besoin de regarder ces émissions pour savoir exactement ce qui y sera dit ou débattu.
      Idem avec C’ est dans l’air. Quand vous avez connaissance des intervenants, le débat est fait. Je n’en visionne même pas un par semaine.

      • Moi aussi je ne m’impose pas cette souffrance, non pas que je me sente concerné mais je ne supporte pas ces donneurs de leçon subventionnés . Quand on s’aperçoit par la suite que ces « pères la morale « , se révèlent être bien pires que ceux qu’ils vouaient aux gémonies en général , une fois qu’ils ont mis un terme à leur carrière, pas avant ,bien sûr, parce que tout ce petit monde se tient par la barbichette .

    • Vous avez bien raison ‘Bernard Guilhon’ de dire « tant que vous le pouvez encore ». Au point où on en est, les chaînes dites de « drrrroatte » ont du souci à se faire.

  8. Le pire avec le wokisme, parce que là on est dans ce domaine, c’est que si vous niez être raciste, on vous explique que rien que de vouloir vous défendre prouve votre racisme… après, on retire l’échelle!

  9. La France est le pays le moins raciste de la terre , il paye assez pour cela . Et il est la destination favorite des immigrés et migrants . Je ne pense pas que ces gens ne savent pas chez qui ils vont, à l’heure des réseaux sociaux et internet qu’ils utilisent tout autant que les français . Ils ne seraient pas assez fous pour risquer leur vie et aller se jeter dans l’antre de méchants racistes ? Ou alors ils seraient masos comme les français . En terme de population cela représente une ville comme Toulouse par an, soi 500000 personnes qui entrent sur le territoire .
    Je pense que ce genre de campagne télévisuelle est orchestrée pour contraindre les français à continuer à s’autoflageller ou se culpabiliser sans savoir raisonnablement pourquoi .
    Ou les faire admettre le fait de payer encore et toujours pour leur propre remplacement puisque ce sont des racistes , ils n’auraient donc plus le droit d’exister .
    Si il y a bien une pathologie propre aux français depuis quelques décennies c’est le masochisme poussé à l’extrême .

  10. Nous sommes effectivement tous racistes au sens où notre paléocortex (cerveau reptilien) recommande de préférer ceux qui nous ressemblent. C’est physiologique. ENSUITE, mais plus ou moins vite, notre éducation, notre culture, notre religion, notre environnement, etc., nous conduisent (dans les bons cas) à considérer tous les humains comme des frères. Mais ce n’est pas le cas de toutes les cultures…

  11. Heureusement qu’on nous l’a dit sinon on s’en serait pas rendu compte. Paraitrai qu’en France, y’auraient des chaines de télé qui nous laveraient le cerveau…Non ?

  12. BB13 désolée, je suis blanche et dans un bus je n’hésite pas à m’asseoir au côté d’un homme ou femme noire même s’il y a de la place au côté d’un homme ou femme blanc(he).

    • Ah, vous faites bien de le dire, on ne vous prendra pas comme « témoin neutre » dans ce genre d’émission!

  13. Comment se sortir de ces raisonnements à l’emporte-pièce qui ne vont que dans le sens de celui qui les exprime. Que répondre devant tant de mauvaise foi qui confine parfois à de la pure méchanceté ? Je dois dire qu’au bout du bout, je suis découragée tant la tâche semble difficile de stopper cette manipulation qui finit, petit à petit, par pénétrer les esprits moins éduqués et plus crédules mais qui touche tout aussi bien des personnes d’un haut niveau d’instruction. La gangrène intellectuelle laisse peu de place au bon sens qui voudrait qu’on ne raisonne que sur des faits et non pas sur ceux élaborés par des théoriciens professionnels du mensonge.

    • C’est tout à fait çà ! Vous avez parfaitement résumé la situation .
      Le problème c’est que le service publique audiovisuel est dirigé par une militante mondialiste et remplaciste , ces gens n’expriment pas un raisonnement mais une idéologie et comme toutes celles qui ont sévi dans le monde , elle sert un totalitarisme . Nous n’avons pas besoin d’idéologues mais de penseurs , de théoriciens , de philosophes , et de personnes sachant faire la synthèse pour gouverner .

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