[SATIRE À VUE] Plutôt qu’un Carrefour City, le bobo espérait… une salle de shoot !

L'affaire du Carrefour City du VIe arrondissement de Paris ne cesse décidément de rebondir.
Capture écran CNews
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La pétition s'opposant à l'implantation d'un Carrefour City dans un quartier bobo du VIe arrondissement de Paris n'a pas porté ses fruits. Mécontent, un jeune riverain regrette qu'une salle de shoot ou un logement social n'ait pas été préféré à la supérette.

Depuis l'ouverture du Carrefour City dans le repaire bobo du VIe arrondissement de Paris, des riverains n'ont plus de goût à rien. Catherine Frot n'ose plus mettre un pied dehors, Alain Souchon est sous antidépresseur... Égaré par le désespoir, Alain Finkielkraut a sombré dans la lecture des prospectus vantant les promos du magasin.

Pas la moindre seringue usagée...

Au dehors, un journaliste de l'ex-France Bleu devenue ici est venu constater les dégâts sur le moral des habitants. Non loin du commerce qui afflige le quartier, un jeune homme fait part de son amertume au préposé de la radio : « J'aurais préféré une salle de shoot ou un logement social. Parce que là, il y a une utilité. » Les deux à la fois l'auraient comblé. Là où pouvait être inauguré une HLM réservée à des zombies en manque de stupéfiants, un populisme commercial souille le paysage. C'est à ne plus rien comprendre à la politique d'Anne Hidalgo. Pas la moindre seringue usagée sur laquelle marcher, aucune bagarre à 2 heures du matin. Le risque que des moins nantis viennent à ce Carrefour pour acheter des bouteilles de lait ou du gruyère râpé est énorme.

Ce photographe de profession se désolidarise néanmoins d'une doléance de la pétition selon laquelle la sécurité du quartier allait être remise en cause par la vente d'alcool jusqu'à 22 heures. À défaut de local consacré aux drogues dures, une salle de beuverie l'aurait consolé. Des alcooliques de gauche y auraient trouvé de quoi repartir en zigzag vers le siège de LFI. Or, le constat est désolant : pas le moindre signe de déchéance ne démontre l'ouverture d'esprit des résidents.

À l'issue de la brève interview, un cas de bobo-pathologie en phase terminale est signalé aux signataires de la pétition. Dépassés sur la gauche, ils voient l'un des leurs exprimer sa volonté de transformer le quartier huppé en un contraire de ce qu'ils sont venus chercher. La pancarte posée à l'entrée du Carrefour City prévient la clientèle : l'abus de gauchisme est proscrit sur l'ensemble du quartier.

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Jany Leroy
Chroniqueur à BVoltaire, auteur pour la télévision (Stéphane Collaro, Bêbête show, Jean-Luc Delarue...)

Vos commentaires

32 commentaires

  1. Espérons que ce gugus soit entendu par Hidalgo. Nous verrons bien la tête de tous ces artistes bobos nantis si finalement le Carrefour est une nuisance comparé à une salle de shoot. Pour ma part j’en rêve et j’attends les réactions de ces petits bourgeois d’artistes.

  2. Le niveau 10 est atteint sur l’échelle du « boboïsme » et de la déconnection ! Il va se fâcher avec ses voisins tendance gauche « progressiste mais pas trop quand même, faut pas déc… » ! Certains pourraient faire des malaises ! Il faudra implanter un SAMU à la place du Carrefour ; Je vois plus que ça.

  3. Je comprends mieux pourquoi il n’y a que des films navets actuellement. Avec de tels « artistes »…

  4. J’adore les articles de Jany , je ris à chaque fois, la façon dont il tourne en dérision ces bobos
    Mais a t elle ouvert cette superette du coup ? C’était programme pour le 21 aout si je me souviens
    Le début de l’article m’a mise en joie, les bobos gauchos sous anti dépresseurs, et la sécu alors ?

  5. on peut pas trouver quelques autres locaux dans la même rue pour satisfaire ces bobos ? un pour une salle de shoot et une vieille construction pour des HLM ? avec une petite salle mosqu »ée au rez de chaussée ?

  6. Faire ses courses au Carrefour City ? Baaah !!!! Nan ! tous ces gauchos-bobos et autres préfèrent faire leurs emplettes à La Grande Épicerie du Bon Marché qui n’a plus de « Bon Marché » que le nom à l’inverse total des objectifs de son fondateur Aristide Boucicaut qui doit se retourner dans sa tombe… D’ailleurs, avant de « devenir » un magasin de luxe, le Bon Marché était le grand magasin populaire où les « boomers » pas très fortunés (ceux évoqués par Bayrou) qui travaillaient durement dans les années 50…70 allaient faire leurs achats car les prix y étaient attractifs (idem pour la Samaritaine pour ceux d’autres quartiers).

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