Rousseau s’apitoie sur les émeutiers mais « n’en a rien à péter », des agriculteurs
On reconnaîtra un mérite à Sandrine Rousseau : celui d’être claire. Ce matin, un journaliste de Boulevard Voltaire est tombé sur une perle. Si l'on peut dire... Invitée, le 11 juillet, à la « Contre-matinale » du Média - proche, très proche de La France insoumise, c’est Sophie Chikirou qui l’a porté sur les « contre-fonts baptismaux », pour reprendre leur contre-rhétorique révolutionnaire -, elle s’est lâchée : « Les agriculteurs ? Je n’en ai rien à péter, de leur rentabilité. » On dirait du Raquel Guarrido dans le texte. Sauf que si ce genre de langage trivial n’étonne guère chez la compagne d’Alexis Corbière, il sied à Sandrine Rousseau comme une gauloiserie dans la bouche d’une dame caté qui chercherait à s’encanailler. C’est la gênance, comme disent les enfants. Et au-delà de la gênance, c’est surtout l’indécence et la déchéance (de la fonction parlementaire).
Imagine-t-on, le quart d’un instant, une autre catégorie de population traitée de la sorte par un député ? Le personnel soignant, les immigrés, les ouvriers, les chômeurs… ? Je n’en ai rien à péter, de leurs difficultés pour survivre. Car c’est exactement ce que cette phrase signifie. Voit-on d'ici le tollé ? Non, bien sûr. Car pour imaginer, il faut que ce soit imaginable.
Lucas, Christophe, Alexandra et Camille
Qu’elle alerte sur les dangers des pesticides, soit. Il est indéniable que par le passé, certains en ont usé et abusé. Qu’elle marque son opposition à la loi Duplomb, qu’elle soulève de légitimes interrogations... c'est sa partition. Nul ne peut lui en faire le reproche. Mais qu’elle fasse montre, avec tant de vulgarité, d’un mépris si désinvolte pour nos paysans est ignoble.
Comment ne pas penser au pauvre Lucas qui, du haut de ses 18 ans, se bat pour garder la ferme de ses grands-parents sur le point d’être expulsés. Sandrine Rousseau, qui s’était apitoyée sur la supposée misère des émeutiers brisant les vitrines en 2023 - « Et si le pillage avait à voir avec la pauvreté ? Les marques avec le sentiment de relégation ? » -, n’a pas une once de pitié pour Lucas et ceux de son espèce. Rien à péter, de leur rentabilité !
Pire : comment ne pas penser à Christophe, 59 ans, viticulteur de Castillon-la-Bataille, criblé de dettes, qui s’est suicidé en mai dernier.
Comment ne pas penser encore à Alexandra, 36 ans, et sa fille Camille, 12 ans, mortellement fauchées dans l’Ariège par un OQTF (si vigoureusement défendus, eux aussi, par la même Sandrine Rousseau), sur le barrage où elles étaient venues manifester et crier au secours. Qu’elles soient des femmes ne suffit pas à leur faire trouver grâce aux yeux de la députée verte : la paysannerie, c’est l’enracinement, la transmission familiale, les traditions populaire, l’identité multiséculaire…. pire, convenons-en, que les néonicotinoïdes.
Paysanophobie
Rien à péter, de leur rentabilité ! Car dans sa phrase, Sandrine Rousseau n’introduit aucune nuance, réserve, exception. Elle manie sans hésiter l’amalgame et la globalisation qu’elle dénonce à chaque instant pour les immigrés : les agriculteurs, on peut les essentialiser sans l'ombre d'un risque judiciaire. La paysanophobie est un sport sans danger.
Bien sûr, son abominable saillie est couverte, aujourd'hui, par le bruit des mesures annoncées par François Bayrou pour le budget à venir. Pauvres agriculteurs, eux autres n'ont pas le temps ni l'envie de s'intéresser aux déclarations du Premier ministre, ce soir. Ils ne s’arrêtent pas de moissonner, puisque c’est la saison. Puis, à vrai dire, qu’on supprime deux jours fériés leur importe assez peu. Ils ne savent pas ce que ce mot veut dire.
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108 commentaires
Une fois de plus, c’est révélateur et du même parfum que les réflexions faites parfois par Raquel Guarrido comme le rappelle Mme CLUZEL. On comprend mieux pourquoi les réflexions de S. Rousseau volent bas et sont aussi nauséabondes puisque ça sort de l’orifice inférieur de sa personne.
il est vrai qu’elle est contre l’émission de gaz à effet de serre
Celà ne vaut même pas la peine d’en parler pour lui faire de la pub ! Nos adversaires savent très bien que le silence est la meilleure des sanctions à cette logorrhée haineuse. Ils font du bruit afin d’occuper l’espace médiatique ! Dérisoire !
Avec de tels propos son parfum n’est pas terrible .
Cette Rousseau, n’a-t-elle pas ajouté ce qui ressemble à ce texte « Ce que produit la rentabilité c’est de la merde ». Dans un rictus de la bouche qui affiche toute sa haine. Autrement dit, Rousseau se satisfait d’une certaine merde car il serait bien étonnant que tous ses aliments soient bio.
Rousseau une intellectuelle ? Pas étonnant que la France soit décadente. A-t-elle imaginé un instant qu’à l’époque où les pesticides étaient utilisés en masse, la science n’avait pas encore mis en évidence qu’ils étaient dangereux sous certaines formes d’exploitations ? Sait-elle que ses théories fumeuses risquent fort d’être totalement démodées dans quelques années, la science ayant fait de nouvelles découvertes ?
Toujours est-il que la Rousseau n’a pas inventé le fil à couper le beurre. Les agriculteurs la juge pour ce qu’elle est. Une pauvre femme enflée de haines, sans pertinentes réflexions.
Au delà de l’islamo-wokisme, S.Rousseau est une preuve parmi d’autres que la médiocrité a atteint l’Université.
La médiocrité a envahi l’université en même temps que le gauchisme. Coïncidence?
Oui mais elle, elle enfonce le clou.
La vulgarité est inadmissible . Cependant il faut bien distinguer entre les agriculteurs qui s’efforcent de respecter la nature et ceux qui l’exploitent sans se soucier d’autre chose que de leur résultats financiers
Sur ce point la FNSEA n’est pas un modèle à suivre .
Et ceux pour ceux écrasés par les normes ? Ceux qui se suicident ?
Pour la FNSEA je suis d’accord, quand on voit leur dirigeant rien de bon pour les agriculteurs
Les dirigeants de la FNSEA ne sont que les gros céréalier , producteurs et vendeurs d’engrais chimiques , sont dans les conseilles d’administration des crédits agricoles régional , qui ne cherche qu’a écraser les petits pour s’agrandir toujours plus.
Ils elles ne roulent pas en Citroën C3 , préfère pour cela les marques allemandes ; les petits, les éleveurs ils elles les méprisent.
Vous avez les politiques que vous méritez car vous les avez élus. C’est à cause de vous qu’ils peuvent agir, tout détruire, nous voler, nous trahir. Vous devez vous en prendre qu’à vous mêmes. Alors arrètez vos sempiternelles gérémiades. Eteignez vos ordis, sortez dans la rue et virez moi toute cette racaille.!
Rien à ajouter !
Tu finiras par sucer les pissenlits par la racine si plus personne ne peut produire ta nourriture chère Sandrine …sinon comment produire les céréales pour ton biocarburant nécessitant au bas mot 6 litres de gasoil pour un litre de biocarburant ??? Tes amis émeutiers??
Affirmatif
Elle est maître de conférences en sciences économiques à l’université de Lille…
Bon, c »est vrai que c’est à Lille, où la Maitresse des 35 heures a sévit toute sa vie.
Puis c’est aussi l’éducation économique à la française, donc en fait, tout est logique et tout suit son cours (oups).
Avec des maitres de conférence en Économie pareil , il normal alors de voir la France dans un tel délabrement économique a tout les niveaux de la société.
A lire sa fiche sur le Wiki ont peux dire que partout ou elle passe c’est maintenant un champs de ruine.
Qui que tu sois , si tu manges un agriculteur a produit ton aliment … Et tu manges très souvent !
S. Rousseau n’existe que par la provocation, l’outrance, la grossièreté et la vulgarité ! Tout cela est bien sûr délibéré! La ficelle est grossière mais elle lui permettra de recueillir quelques voix, celles des « déconstruits »! Pauvre France !
Exacte, sans cela, elle n’est que médiocrité.
elle a donc été élue par des médiocres
Suggestion pour nos restaurateurs : quand SR s’attablera dans vos établissements, servez lui des insectes venus d’ailleurs
pour le reste, pas de légumes, pas de viande (car elle en mange…), pas de dessert fait avec du lait ou de la crème et des oeufs
et si elle s’en étonne : dites lui donc que tous vos fournisseurs agriculteurs bio, ont arrêté leurs activités, faute de marge pour en vivre..ou dites-lui qu’il n’y a pas de place, toutes les tables étant réservées….
et pour en faire quoi ?….du diplôme….en économie
entrer à Sc Po ?
Elle est victime d’un « échauffement climatique », on le savait.
Pour le reste, nombre de paysans sont victimes des marchands de pesticides et lobbyistes de la FNSEA, c’est cela qui doit être renversé.
Respecter les paysans, c’est aussi entendre la coordination rurale et d’autres qui font difficilement une agriculture de qualité voire bio et non de la surproduction des années 50 qui n’a plus de raison d’être!
Surproduction dans les années 50??? Ou diable avez vous de telles inepties , dans les années 50 de nombreux français ne mangeaient pas à leur faim, étaient mal logés et attendaient de nombreux mois le frigo ou la 4cv qu’ils avaient acheté… et surtout il n’y avait pas le gaspillage actuel
Avec de tels ignobles propos les paysans en colère devraient se rendre devant les permanences de ces islamo-écolo-gauchistes déverser non pas leur haine mais du lisier pour contrebalancer le langage nauséabond de ces irresponsables représentants de la République.