Rentrée des classes : l’Éducation nationale impose sa vision de l’intime
Fini, le temps où les petits enfants n’avaient pour souci que d’apprendre à nouer leur écharpe, à compter jusqu’à 50 ou à manier des ciseaux pour découper de jolies images. À partir de ce lundi 1er septembre, il leur sera imposé, dès 3 ans, des cours visant à « comprendre les transformations de leur propre corps et celui des autres, développer le respect de l’intimité et des droits de chaque personne et poser les bases d’une citoyenneté éclairée ».
Tout un programme auquel les parents d’élèves n’auront rien à redire, puisqu’à partir de cette rentrée scolaire, ces trois sessions annuelles deviennent obligatoires, de la maternelle jusqu’à la terminale, comme l’avait prévu, en 2023, le ministre de l’Éducation nationale Pap Ndiaye.
Le ministère justifie cette réforme par la nécessité de protéger les élèves, dans un contexte où un enfant sur dix est victime de violences sexuelles, tandis que pornographie et réseaux sociaux exposent aux dérives de la prostitution et de la marchandisation des corps. Mais, tel qu’il est présenté et aux âges visés, le programme d’« éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle » (EVARS) inquiète toujours de nombreux parents et responsables politiques qui dénoncent sa portée idéologique.
L’école contre l’intime
Dès la maternelle, l’école prétend prendre en main des sujets qui, pour certains, devraient relever de la sphère familiale. Ainsi, on apprendra aux enfants de 3 à 5 ans à nommer leurs parties génitales dans un langage précis et scientifique. On confie encore à l’enseignant la tâche de rappeler aux enfants leurs « droits » vis-à-vis de leurs propres parents. Le programme prévoit aussi, à ces âges, de leur faire « appréhender l’égalité entre les filles et les garçons et la liberté d’être soi-même ». Mais s’agit-il d’une nécessité éducative pour de si jeunes enfants ou, plutôt, d’une projection des débats d’adultes sur un âge où ces préoccupations sont loin d’exister ?
À partir de 4 ans, il sera question de « découvrir les différentes structures familiales et les respecter ». Derrière la formule, la promotion de nouveaux modèles familiaux : deux parents de même sexe, une mère seule ayant eu recours à la PMA, voire d’autres configurations encore.
L’idéologie en toutes lettres
Plus les élèves avancent, plus l’orientation idéologique se précise. Dès la cinquième, on leur enseigne à distinguer le sexe, le genre et l’orientation sexuelle, et à « comprendre comment l’attirance et les sentiments amoureux permettent de prendre conscience de son orientation ». En quatrième, les collégiens de 13 ans découvrent qu'« il existe des personnes intersexes », apprennent à dire « oui » ou « non » à une relation sexuelle et se voient initiés à la « notion de norme sociale » et aux rapports entre « majorités et minorités ». En seconde, le programme entend leur faire « prendre conscience de la façon dont les normes sociales et culturelles influencent les comportements ».
Derrière le vocabulaire pédagogique, la lecture militante s’affiche plus que clairement. Les séances seront parfois animées par des associations comme le Planning familial, qui revendiquent elles-mêmes une grille idéologique militante féministe, LGBT et même franchement de gauche. En mélangeant des conseils légitimes sur la protection des mineurs et des notions relatives et discutables, l’Éducation nationale franchit une nouvelle frontière pour s'arroger les prérogatives des parents et des familles.
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102 commentaires
« … comprendre comment l’attirance et les sentiments amoureux permettent de prendre conscience de son orientation . »
Comme si le jeune qui est attiré par un individu de même sexe ne comprenait pas la situation ! Au XXIe siècle !
Tout ça relève de l’abus de pouvoir dans la mesure où les parents ne seront pas informés de la tenue de ces séances.
Ainsi, plus de zizi, de robinet, de petit oiseau, de zigounette. Le mot « vulve », en particulier, me paraît très rébarbatif pour de très jeunes enfants.
L’école est obligatoire…certains comportements vont-ils le devenir aussi ?
Il vaudrait mieux leur apprendre à lire et à écrire. Et la politesse.
Pas d’inquiétude, Chingly. On va leur apprendre le r.e.s.p.e.c.t. de l’autre. Et ils sauront tout des « nouvelles structures familiales ».
Belle avancée !
Avec de tels piteux programmes, vous savez ce que je ferais si j’enseignais dans ces classes ?
@Sidonieee
La grève ? Ou alors vous liriez des histoires pour enfants ?
La « curiosité » des djeun’s pour le sujet est naturelle. MAIS, à l’âge pré-ado ( 11-13 +/-), la libido se manifeste. Et tou(te)s ne sont au même niveau de développement ( mental & hormonal!). Les discours doivent être adaptées à chacun(e). Impossible en classe. Ça doit être abordé à la maison, en famille, au fil du temps et des questions ( qu’il faut souvent savoir susciter!). De plus, l’ingérence prosélyte des groupements et assoss pénétrées ( sic) des lois du genre et des disparités dans ce système ne laisse d’inquiéter. Que cet « enseignement » soit obligatoire me révolte.
Au risque de répéter, les ados éduqués par notre système scolaire ne savent plus lire, écrire et « compter » à l’exception de l’argent qu’ils peuvent percevoir des parents, et du nombre de followeurs sur le réseau des cas sociaux ; mais les cerveaux dérangés de l’EN veillent à leur sexualité !
Je plussoie.
Si mon souvenir est bon, à 3 ans j’essuyais encore le derrière de mes enfants.
Ah bon! Ma dernière petite fille de 3 mois fait sa toilette toute seule!!
Je plaisante !!
Nous nous émerveillons de ses gazouillis, de ses yeux qui parlent pour elle etc etc !!
J’espère que le programme de l’EN aura changé d’ici son entrée en maternelle !! Sinon je crains que d’ici là nous en soyons aux travaux pratiques !!
Pauvre France !!
La rentrée scolaire est malheureusement endeuillée.
Une directrice d’école, victime d’insultes et de menaces homophobes, s’est suicidée le jour de la rentrée dans le Cantal.
Depuis plusieurs années, Caroline Grandjean, enseignante de 42 ans, lesbienne, était victime d’insultes et de menaces homophobes. En 2024, une enquête avait été ouverte pour « injure publique commise en raison de l’orientation sexuelle » et « menace de mort commise en raison de l’orientation sexuelle ».
« Ce harcèlement l’a détruite et elle a préféré dire stop. D’autant qu’elle n’a été soutenue ni par l’institution qui voulait la changer de poste, ce qu’elle a refusé, ni par la mairie qui trouvait que cette histoire faisait une mauvaise publicité au village », a dénoncé Thierry Pajot, le secrétaire général du syndicat des directeurs et directrices d’école (S2DE), auprès du Parisien. Le ministère de l’Education nationale s’est dit « profondément touché par le décès tragique d’une professeure des écoles dans le Cantal ».
Grosse pensée pour cette enseignante et sa famille.
Quand notre Pays va-t-il enfin en finir avec cette haine homophobe ?
On se souvient du même déferlement de haine que Marine Rosset, à la tête des scouts de France, avait subi.
Alors qu’elle avait été élue quasiment à l’unanimité, elle avait été contrainte de démissionner.
Triste Pays où la haine prédomine.
Pour l’institutrice du Cantal, il s’agit d’un corbeau, acte délictueux. Pour Martine Rosset, il est absolument normal qu’elle ait démissionné, ca n’a rien à voir avec de l’homophobie. Aujourd’hui le harcèlement est principalement sur sur les parents et éducateurs qui veulent protéger leurs enfants de la main mise et la propagande woke de l’Etat.
Ne vous donnez pas la peine de répondre à un argumentaire recuit de la gauche. C’est pas parce que on va mettre en place ce « beau » programme que tout va être merveilleux chez les bisounours…. L’homosexualité est vieille comme le monde et l’homophobie aussi… on ne va pas changer l’humanité qui a en elle tous les défauts et toutes les qualités qui peut caractériser les humains de cette planète …. Mais la gauche SAIT elle est le camp du bien, GARANTE de la bien pensance …. Elle coche toutes les bonnes cases et est dans l’autosatisfaction….
Triste pays ou chaque situation est systématiquement sujette à détournement et propagande ,et votre plaidoirie sur le suicide d’une enseignante lesbienne le prouve et est déplacée dans le contexte traitant de l’inacceptable éducation sexuelle des enfants dès 3 ans ! c’est une énième récupération pour votre cause !!!HORS le sujet c’est NOS ENFANTS ET PETIS ENFANTS que des personnes irresponsables veulent sexualiser dès leur plus jeune âge et que nous devons protéger coute que coute de toutes ces influences néfastes des lobbys , mais aussi de l’ignoble hypocrisie des enseignant(e)s complices du gouvernement ; Le sujet n’est pas les problèmes de genre et de préférences sexuelles des enseignant(e)s !! est important de ne pas tout mélanger et de ne pas tout amalgamer !! NOS ENFANTS ET PETIS ENFANTS D’ABORD à qui on doit offrir une éducation de qualité : le sexe à un si jeune âge n’étant pas du tout une priorité ! parole de Père et grand -père…
Rappelons que l’homophobie est un délit et pas une opinion.
Idem pour le racisme.
Quant à Mme Rosset, elle était bien la personne la plus compétente pour être à la tête des scouts. Elle avait été élue à quasi l’unanimité.
Quel est donc ce pays où l’on recrute les gens en fonction de leur orientation sexuelle et non en fonction de leurs compétences ?
Vous êtes totalement hors sujet..quel rapport avec les enfants ? Leur » éducation sexuelle » prématurée,et la visite d’hommes habilles en femmes excentriques ppur leur raconter l’existence d’autres « genres » imaginaires…
Des hommes habillés en femmes excentriques pour …?
Arrêtez d’aller voir des films d’horreurs : vous transformez complètement la réalité.
Le cas de la directrice d’école est particulièrement triste.
Concernant Marine Rosset, mon point de vue diverge du vôtre.
« Il n’y a pas de plus grande jouissance, quand on est un cochon soi même, que de pousser les autres à le devenir ». On a vraiment l’impression que tous ces ministres qui veulent à tout prix introduire du sexe à l’école sont des obsédés qui ne pensent qu’à ça et qui voudraient bien que les autres soient comme eux. Alors, pour bien les formater, on veut les conditionner dès le plus jeune âge. On interdit le foot dans les cours de recré, il faut que les petits garçons jouent à la poupée et les petites fille aux petites voitures. Peu importe qu’ils puissent lire, écrire et compter, qu’ils connaissent l’histoire de France et soient capables de placer Paris sur une carte, pourvu qu’ils sachent dès l’âge de 3 ans, ce qu’on peut faire avec un zizi et surtout, surtout ne pas demander leur avis aux parents…
Je partage votre point de vue. Je me suis plus d’une fois demandé d’où vient cet acharnement de Mme Borne et ses collègues pour imposer la sexualité à l’école.
Soit les gamins vont devenir des obsédés, soit ils vont être dégoûtés.
l’idéologie en route vers le berceau, il n’est jamais trop tôt pour chercher à formater.
À bon c’est fini le temps où les petits garçons naissaient dans les choux et les petites filles naissaient dans les roses ?
@Manou
Hélas !
Au fait, il faudra peut-être dire aux tout-petits ce qu’il en est de leur cher Papa Noël. Être calé en matière de sexe et croire au Père Noël, ça ne va pas ensemble.
Ils ne seront ni compter ni lire mais pour le reste ils seront « précoces » !! Tout l’inverse de nous dans notre jeunesse , mais nous avons fait tout de même « les 30 glorieuses » même si Mr BAYROU nous le reproche !!
En matière sexuelle et affective ma génération n’avait que des autodidactes. Avancer au hasard était aussi formateur que de s’instruire en lisant un gros Larousse au fil des pages. Maintenant tout est normé – pour notre bien évidemment. Tout me porte à croire qu’il y aura des trous dans la cervelle des ados à venir.
Un gouvernement pléthorique avec 40 ministères et aucun, personne, ni le 1er ministre ni son mentor Macon, ne savent que l’école c’est l’instruction, l’éducation la famille. Alors, avant de vouloir endoctriner nos gamins avec l’éducation » de l’intime », que ces irresponsables révisent le sens des mots et se renseignent sur ce que sont les devoirs de chacun. Comment veulent-ils guider, diriger, imposer, alors qu’ils n’ont eux-mêmes rien compris à leur mission. Et si on payait notre pléthore de ministre aux résultats, la majorité ne deviendrait pas des boomers millionnaires et des retraites dont le montant des retraites atteint les dizaines de milliers d’euros par mois, je dis bien par mois pas par an.
Encore un programme idéologisé made in Éducation Nationale qui va encore un peu plus déclasser notre École. Savoir nommer ses parties génitales et faire la promotion des familles mono / homo voire transparentales va-t-il aider nos élèves à avoir un meilleur niveau scolaire en français ou en maths ? À acquérir des savoirs qui leur permettront de réfléchir de façon libre et éclairée ? À inculquer l’amour de leur pays ? Du bourrage de crâne dès le plus jeune âge dont le seul but est de formater des esprits à l’idéologie wokiste. Que les parents (re)prennent leur rôle et leurs responsabilités et que l’Ecole instruise au lieu d’endoctriner !
Vive la gauche et les gauchistes. ( C’est de l’humour (noir) bien sûr.
« parents vigilants », assoss de fait de Reconquête pour contrer l’entrisme woke dans les écoles … (évidemment immédiatement taxée de racisme anti trans& lgbQ par LFI…)