Quand le Quai d’Orsay promeut le « cinéma inclusif et engagé »

Sans gêne aucune, le ministère des Affaires étrangères soutient un programme culturel résolument woke et politisé
Capture écran France Diplomatie
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Une vague woke déferle sur le Quai d’Orsay. Mercredi 19 novembre, le ministère des Affaires étrangères a publié un étonnant tweet, faisant la promotion d’un programme culturel nommé « Demain en vues ». « Soutenir les réalisateurs émergents et un cinéma inclusif et engagé, c’est l’objectif du label "Demain en vues" avec Unifrance », indique le ministère en commentaire, avant de préciser que les films sélectionnés mettent en avant « les questions de diversité ». La vidéo d’accompagnement est à l’avenant : femmes racisées, couple lesbien, enfant en transition de genre… toute la panoplie woke est au rendez-vous.

« Rendez l’argent ! », a réagi le lanceur d’alerte Damien Rieu, visiblement peu client de ce genre de cinéma. D’autres Français ont partagé cet avis et vivement critiqué l’implication de l’État dans cette manifestation culturelle très orientée : « Encore des bouses cinématographiques. Marre que mes impôts servent aux wokistes », « On veut un cinéma dégagé des idéologies. Avec le vôtre, on s’emmerde », « Un pognon de dingue. Nicolas est bon prince »

En effet, combien coûte cette opération au contribuable ? Nous avons posé la question au Quai d’Orsay et attendons sa réponse. De son côté, un internaute soucieux a interpellé à ce sujet Grok, l’intelligence artificielle de la plate-forme X. Celle-ci a noté qu’aucune « information publique précise » sur le coût exact n’était disponible, mais a relevé néanmoins que l’association Unifrance, à la tête du dispositif, « dispose d'un budget annuel autour de 10 millions d'euros », financé notamment par l'État…

Une sélection 100 % woke

Pour cette première édition de « Demain en vues », sept œuvres ont été sélectionnées « pour la singularité de leur propos et la force de leur regard ». Trois films, deux séries et deux courts-métrages qui « explorent les transformations profondes de notre vivre ensemble à travers des récits questionnant les rapports et les stéréotypes de genre, la cause LGBTQIA+ ». Ça donne envie.

Dans le détail, les spectateurs ont le choix entre Les Femmes au balcon, un manifeste féministe tellement radical que même France Inter l’a qualifié de « pamphlet misandre » ; Ce qui appartient à César, l’histoire d’un petit garçon qui « découvre la masculinité toxique » ; Des preuves d'amour, comédie douce-amère sur les défis d’un couple lesbien pour devenir parent ; El'sardines, les aventures d’une jeune Algérienne en proie au « patriarcat » ; Gigi, le parcours de transition de genre d’un petit garçon ; Un silence si bruyant, documentaire qui entend briser le silence autour de l'inceste ; Trans Memoria, récit d’une vaginoplastie que le narrateur a subie en Thaïlande dans le cadre d’une « réaffirmation de genre ». Une sélection qui brille par la « diversité » des points de vue et des sujets, comme vous le voyez.

Ces œuvres ont été choisies par un petit jury de personnalités de moins de 35 ans, issues « d’horizons culturels variés » et incarnant « l’ouverture » que le programme prétend promouvoir. On y retrouve, notamment, une certaine Camille Étienne, « activiste pour la justice sociale et climatique » très appréciée sur Radio France, le créateur de mode Arthur Robert, selon lequel « on assiste aujourd’hui au retour d’une masculinité viriliste », ou encore l’artiste plasticienne Sara Sadik dont les travaux ont pour vocation de « valoriser l’héritage de la diaspora maghrébine » et de « déconstruire les clichés qui collent aux baskets des jeunes de cité »… Bref, que du beau monde.

Quel besoin le Quai d’Orsay avait-il de se compromettre dans ce genre de manifestations politisées à l’extrême (gauche) ? N’a-t-il pas mieux à faire avec notre argent ? Selon son site officiel, le ministère des Affaires étrangères a pour mission de « représenter, défendre et promouvoir les intérêts de la France et des ressortissants français ». Compte-t-il sérieusement sur la lutte contre le patriarcat et la promotion des transitions de genre pour y arriver ?

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

54 commentaires

  1. Certains ont l’air de découvrir l’omniprésence du lobby dit LGBT dans les médias :ils n’ont qu’à regarder la programmation obsessionnelle d’Arte et de la 5 : quasiment pas un jour sans un film ou un reportage sur leur thême , c’est affligeant ,financé avec notre argent et celui de l’Europe( qui est aussi le nôtre)..
    Personne n’ose rien dire de peur d’être qualifié d’homophobe décliniste, pas moi en tous cas!

  2. Avec Macron, Séjourné et Barrot pour représenter la France à l’international, il ne fallait pas s’attendre à autre chose.

  3. Même le Quai d’Orsay est gangréné par le wokisme et le gauchiste ! À l’évidence, ceux qui le composent doivent sortir tout droit de Sciences Po, la nouvelle génération lèche-babouches et anti-sionistes.
    À force de s’enfoncer, on va bien finir par trouver du pétrole avec ces zozos.

  4. Peut-être faudrait-il rappeler au Quai d’Orsay que le cinéma français produit de plus en plus de films qui attirent de moins en moins de spectateurs : sur 400 films produits, 35 % ont eu moins de 20 000 spectateurs et 72 % moins de 200 000 !
    Ce ne sont pas les films cités qui vont sauver l’industrie cinématographique du naufrage annoncé !

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