[POINT DE VUE] Sur France Inter, ramener les ploucs dans le droit chemin
Laurence Bloch cumule une cinquantaine d’années de présence dans l’audiovisuel public. Entrée à France Inter en 1978, juste après Sciences Po, elle a ensuite travaillé à France Culture, fut correspondante de Radio France en Afrique australe, directrice adjointe de France Culture puis directrice de France Inter, avant de terminer sa carrière comme directrice de la stratégie de Radio France. Elle a quitté son poste en 2024. Autant dire que le visage actuel de la radio publique lui doit énormément.
L'audiovisuel d'État : une disparition plus importante que « les bijoux de la reine »
Interrogée, ce 21 octobre, par Benjamin Duhamel, l’ancienne patronne de France Inter est donc venue sur France Inter pour défendre France Inter. On est en famille. Laurence Bloch vient de sortir un livre dans lequel elle étrille, évidemment, la galaxie Bolloré et défend bec et ongles l’audiovisuel public à la française. On apprendra notamment que nos impôts, en payant le service public, paient « le réel et pas la reconstruction idéologique de la réalité ». Ça, c’est pas mal. Mais attendez la suite : pour cette dame, pilier historique du gauchisme culturel, la disparition des joyaux impériaux du Louvre peut être comparée sans problème à l’éventuelle disparition de l’audiovisuel d’État. Et, dans la comparaison, Radio France et France TV sont bien plus importants que des diadèmes ou des colliers inestimables.
Ecoutons : « [Si l’audiovisuel public s’arrêtait], où est-ce qu’on pourrait retrouver ces émissions qui nous donnent le sentiment d’être un peu plus à l’aise dans ce monde qui est compliqué ? Où est-ce qu’on retrouverait des émissions d’économie ? Où est-ce qu’on retrouverait des émissions de géopolitique ? Où est-ce qu’on retrouverait des émissions de sciences ? Nulle part ! » Ah oui, tout de même… Ça doit faire longtemps que Mme Bloch erre dans le vase clos de la maison ronde pour ne pas s’apercevoir que dehors, aussi, on pense.
Tranquilliser les CSP-
Après une charge en règle (d’assez bonne guerre, il faut le dire), Laurence Bloch livre une phrase extrêmement intéressante : « Le jour où il n’y aura plus l’audiovisuel de service public, ce pays sera un pays moins tranquille. » L’information comme sédatif : rendre le pays tranquille. Ce n’est pas un simple lapsus : c’est une pensée consciente, car Mme Bloch y revient, une ou deux phrases plus loin. Parmi les deux objectifs que, selon elle, l’audiovisuel public doit se fixer, elle cite en premier lieu la nécessité d’être beaucoup « plus puissant », notamment sur les plates-formes : on est en URSS, pas de doute là-dessus. Le second objectif est d’un mépris à peine croyable : « rattraper les CSP-, c’est-à-dire ces gens qui n’ont pas un patrimoine culturel suffisant pour être en tranquillité avec ce monde ». En français : obliger les ploucs à absorber leur dose de sédatif (nous y revoilà) pour ne pas se révolter contre la vision du monde qu’on leur impose. Les rendre « en tranquillité avec ce monde » : dormez bonnes gens, c’est vous qui payez votre perfusion de Valium™.
On croyait, au passage, que la marque de l’intellectuel, de l’homme qui sait, était précisément l’intranquillité. « Those who sleep will never know. Those who know will never sleep » [« Ceux qui dorment ne sauront jamais. Ceux qui savent ne dormiront jamais », NDLR], disent les Américains, avec leur sens de la formule. On apprend, grâce à Mme Bloch, que le camp du Bien s’est fixé pour mission de rendre « tranquille » ce monde où, depuis toujours, le conflit est le père de toutes choses. « Rattraper les CSP- », ça n’arrivera pas tant qu’ils auront un cerveau (ce dont Radio France ne semble pas persuadée). Il est vraiment temps de privatiser tout cela.
Laurence Bloch, ancienne directrice de France-Inter, et grande architecte de ce qu'est devenue cette antenne :
Radio France "se bat pour les faits et le réel et pas la reconstruction idéologique de la réalité"
Sa disparition serait bien plus importante que les "bijoux de la… pic.twitter.com/SEzhpdKKyd— Jean Robert (@Jean_Robert_29) October 21, 2025
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55 commentaires
Mis à part la Police , la magistrature et l’ armée tout doit être dénationalisé en France ,nous en avons plein le dos de toute cette Mafia ,basée sur le copinage et une toile d’araignée donc la composante et bien souvent les parents, les enfants, les frères, les sœurs, les cousins et certaines fois les catins de ces messieurs
Je découvre avec stupéfaction que la France est un pays tranquille. Mes plus plates excuses à Mme Bloch de m’avoir ouvert les yeux, et mes remerciements les plus chaleureux à elle de m’avoir fait comprendre que j’étais dans l’erreur. Je l’ai échappé belle!
Les déformés prétendument progressistes décomposent la France, via leur gouvernement de France télévision et Radio France, qui sont des organes de propagande wokiste islamoboboécolosocialococo de bureau.
Votre prétention n’intéresse pas les ploucs qui aiment la France et qui n’ont même pas peur de votre inquisition mentale.
Quand on voit ce que certains juges font de leur serment, on imagine à quel point le mensonge guide vos micros!
France inter etc. se seraient mieux portés sans cette dame.
À gauche c’est une manie. Il faut intervenir jusque dans la vie privée des gens, dans le choix de leurs activités et même dans ce qu’ils doivent penser. Pour la gauche, la France n’est pas peuplée d’adultes, mais d’enfants perdus qu’il faut rééduquer et sauver de l’ultra giga droite.
Depuis bien trop longtemps France Inter est devenu le vecteur de la pensée unique, de la bien pensance gauchiste.En fait cette radio de service public est devenu l’entreprise de rééducation nationale. L’histoire nous montre pourtant par la répétition des faits que toutes les variantes idéologiques de gauche conduisent plus ou moins rapidement à toutes les formes de totalitarismes déshumanisants et n’apportent aucunement paix et tranquillité.
Quand Bloch débloque ! ;)
L’UDR lance une enquête parlementaire sur la neutralité du service public de audiovisuel..
Donc : d’un côté les éveillés (wokes) et de l’autre les endormis. Chacun chez soi et les vaches seront bien gardées.
Intéressant, la gauche panique. On est en train de détricoter tous leurs stratagèmes. Ce qui étonne c’est qu’ils ne dissimulent même plus leur but.