[POINT DE VUE] Procès Lola : Libération remercie… Robert Badinter !

Titre provocateur, récitation d’un catéchisme dépassé, psychiatrisation de l’opposant... La gauche façon Libé.
Capture écran LCP - Assemblée nationale
Capture écran LCP - Assemblée nationale

Le 14 octobre 2022, voilà trois ans, la petite Lola Daviet, âgée de douze ans, était violée, torturée, assassinée puis enfermée dans une malle par une ressortissante algérienne sans domicile fixe, en situation irrégulière en France depuis 2019. Le nom de l'auteur présumé des faits : Dahbia Benkired. Deux mois avant qu’elle ne tue la jeune fille, elle avait été frappée d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF).

La France bouleversée

Le récit atroce du calvaire de Lola bouleversa l’opinion publique et la classe politique, notamment le parti Reconquête, que l’on accusa plus tard de récupération politique. Pourtant, l’argument des braves gens qui défilèrent pour rendre hommage à la mémoire de cette énième victime du vivre ensemble était simple : si l’OQTF avait été appliquée immédiatement, Lola n’aurait pas été assassinée.

Ce vendredi 17 octobre, le procès de la ressortissante algérienne va s’ouvrir. C’est le moment que choisit une certaine Sabrina Champenois, journaliste à Libération, pour rédiger un billet au titre prometteur : « Procès du meurtre de Lola : le moment ou jamais de remercier Robert Badinter ». Le ton est donné. Mme Champenois pose une question idéologique : « Saurons-nous, à l’occasion de ce procès, rester fidèles à la pensée de Robert Badinter, que la France vient de panthéoniser le jour de la date anniversaire de la promulgation de la loi d’abolition de la peine de mort dont il est l’auteur ? C’est le défi auquel nous faisons collectivement face. »

Après avoir rappelé les circonstances sordides du meurtre de Lola, après avoir rappelé l’absence d’empathie ou de remords de la part de la tueuse, après avoir reconnu que le « mobile » (un problème de passe d’accès refusé par la maman de Lola, gardienne d’immeuble) était d’une atroce futilité, la journaliste rappelle les lecteurs de Libération à la « raison ».

Haine meurtrière

« Festin anti-immigration », « ébullition rance », « bouffées fétides » : le champ lexical du tube digestif est convoqué pour montrer que l’envie d’éliminer une criminelle irrécupérable, une envie qui ressurgit ces jours-ci, relève des tripes, donc de la laide passion, de la haine meurtrière qui répondrait à une autre haine meurtrière. « Couper un homme vivant en deux », disait Badinter, à propos de la laideur de la peine capitale. C’est donc pour cela qu’il faudrait être reconnaissant au cher grand homme.

Il y a cependant une chose que Libé ne comprend pas, ne peut pas (ou ne veut pas) comprendre. La peine capitale n’est pas simplement, comme avait tenté de le faire croire Badinter, une vengeance passionnelle, pulsionnelle, archaïque. Elle est la séparation prononcée entre le corps social et celui ou celle qui lui fait du mal. Comme toute séparation, elle est le signe d’un échec des deux parties. Le corps social a échoué à apprivoiser une personne, cette personne a échoué à s’adapter. Comme un organisme qui expulse un virus, la société, représentée par des jurés populaires, se sépare d’une personne qui ne peut lui faire que du mal et se recompose immédiatement. Il n’y a rien d’irrationnel, là-dedans. Au passage, amusant numéro de vierge effarouchée de la part d’un journal qui ne dénoncera jamais la Terreur ou le maoïsme…

Titre provocateur, récitation d’un catéchisme dépassé, psychiatrisation de l’opposant : pas de doute, on est dans la presse de gauche. Plus personne ne lit Libération, malgré une généreuse pluie de subventions. On se demande vraiment pourquoi...

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Arnaud Florac
Chroniqueur à BV

Vos commentaires

75 commentaires

  1. Les victimes des assassins seront toujours 100% innocentes alors savoir si un tel ou un autre est victime d’une erreur judiciaire quand on le raccourcit Mé semble secondaire.

    • Non, ce n’est pas secondaire, mais à notre époque les progrès de la police scientifique permettraient certainement d’éviter de raccourcir un innocent. Et puis pourquoi ne pas ranger la guillotine au grenier et pratiquer l’injection létale ?

  2. Pour « Libération », un journal inspiré par les « Lumières », Badinter était un « Éclairé ». Tous ceux qui n’adhèrent pas à cette Foi, ne sont pas seulement des adversaires qu’il faut combattre: Ils sont Idiots. C’est le mépris absolu des peuples. Reconnaissons seulement que le totalitarisme de La Vérité, s’il a pris des formes nouvelles avec les « Lumières » n’est pas nouveau en Europe. Il ne fait que se perpétuer sous une autre forme de Foi. Non plus en Dieu mais en la Raison Humaine Universelle.

  3. C’est abject.
    D’autant plus que des actes aussi horribles que ceux infligés à Lola (et quelques autres) auraient pu, AURAIENT DÛ, stimuler l’expulsion des individus sous OQTF. Mais non, les « faits divers » ne vont quand même pas influencer la politique !
    Je pense souvent à Lola, à sa famille détruite. J’imagine que je ne suis pas seule…

  4. Sur combien de morts atroces faudra-t-il encore se lamenter pour qu’on admette, enfin, que certains criminels doivent être condamnés à vie à défaut d’une condamnation à mort ? En décédant, M. Badinter n’aura pas le souci du remort d’avoir permi des dizaines d’assassins de pouvoir continuer à vivre et, peut-être, continuer à tuer. Cela s’est déjà vue à plusieurs reprises. Qui doit-on protéger dans notre société ? Qui doit en être exclu définitivement ? Le choix est pourtant simple !! Le bon choix n’a pas été fait. Il serait bon que la justice soit rendue pour les réelles victimes.

  5. Peu de commentaire sérieux ici, rien que des violences et des colères. Or, le principe de l’abolitionnisme est le respect absolu de la vie. Donner la mort est un interdit pour le citoyen enragé, le contestataire, le révolté, l’alcoolique ou le drogué … mais aussi pour le juge! Tuer un humain ne sera jamais une solution à un drame. Pour personne. Il n’y a que deux exceptions: la légitime défense et le militaire: car « tuer l’ennemi » est alors un devoir pour préserver la vie des innocents. Si votre vie n’est pas en danger, il n’y a pas de raison de tuer qui que ce soit. Surtout pour le juge! Mais cela implique en toute logique une formation citoyenne à la défense personnelle, comme pour tout militaire. Si tous les citoyens avaient la maitrise du close combat et d’une arme pour acquérir le réflexe de son usage ordinaire comme d’une clé dans une serrure, les criminels en puissance ne pourraient plus passer à l’acte! Et les innocents ne seraient plus menacés. La paix dans les foyers ! Si vis pacem, para bellum.

    • Vous rêver, vous savez très bien que si on arme la population il y aura des dérives. Je vais en stand, il faut vraiment savoir se servir d’une arme et ne pas faire n’importe quoi, il faut surtout être bien dans sa tête mais beaucoup passeront outre avec une arme a la ceinture. En stand on prône la sécurité avant tout.

    • Ah oui ? Vous croyez VRAIMENT qu’un gamin (le petit Grégory par exemple) ou une petite de 12 ans comme Lola auraient pu maîtriser le close combat et mettre HS leur agresseur ? Non mais vous rigolez. Vous êtes dune évidente mauvaise foi.

    • Désolé pour votre bien pensance, mais Il y a des « humains » qui ne méritent pas de continuer de vivre. Ce sont tout simplement des nuisibles irrécupérables.

    • Archicomte, ne sériez vous pas un proche de Kieslowski 1974 pour déblatérer autant de bêtises, pour ne pas dire plus ?

  6. La pensée perverse de cette feuille de chou est à l’image de Badinter et consorts. Le titre est révélateur : « Libération ». De quoi ? Des vertus chrétiennes sur lesquelles notre pays s’est construit, en n’ayant de cesse de transformer le bien en mal , en mettant des euphémismes partout où c’est possible , comme cette nouvelle définition du vol par le dit Badinter, qui devient « l’appropriation du bien d’autrui »

  7. Badinter est un criminel « non puni »…porteur des valises du fln durant la guerre d’Algérie. Les morts du contingent le remercie encore pour toutes les exactions qu’il a pu commaitre. Supprimer la peine de mort c’était ouvrir la porte à tous les crimes odieux et c’est ce qui se passe depuis cette abgection.
    Ce type ne devrait pas se trouver au Panthéon….sa présence est insultante vis-à-vis déjà des occupants. Les vrais ayant droits devraient porter plainte pour sa présence !
    Ce que j’espère c’est que le prochain président de la République virera cette incongruite.

  8. A l’inverse de ce torchon propagandiste , je pense que la loi Badinter a hélas écarté dans sa globalité les actes atroces de certains crimes dont celui abominable de cette tortionnaire de la petite Lola. Cette loi exonère les criminels les plus odieux de notre pays, au détriment des familles qui elles sont condamnées à vie. J’ajoute que dans certains procès le (ou la ) supposé coupable n’est jamais identifié , alors que dans d’autres , l’image du justiciable l’est (cas récent de Jubillar) et encore moins leur nom, encore une anomalie judiciaire qui m’échappe.

  9. La peine de mort que pour les victimes et leurs familles. La perpétuité n’existe pas ils sont dehors avec les remises des peines. Il partait d’un bon sentiment. Mais comme d’habitude la loi est dévoyée. et plus facile de mettre en prison un ancien Président de la République ou une responsable politique que de mettre hors d »état de nuire des meurtriers

  10. Il y des expressions qui ne sont pas toujours heureuses.
    Parlant de la peine de mort, dire qu’elle «  est la séparation prononcée entre le corps social et celui ou celle qui lui fait du mal » (la guillotiné…) est de style Libération

  11. L’article de Libé est une pure provocation à l’attention de la droite. Et c’est dommage de tomber dans le panneau. La peine de mort est abolie en France et personne n’envisage de la remettre. Donc l’article de libé est stupide et ne peut être qu’une basse provocation. Y répondre, c’est tomber dans le piège qu’ils vous tendent : montrer que beaucoup de gens voudraient voir revenir la peine de mort pour cette meurtrière.

  12. À vomir .. je n’en plus que nos impôts servent à engraisser des gens qui nous crachent dessus et nous inondent de leur morale à deux balles parce que gaucho et donc dans la dictature du camp du bien.

  13. Ça lui fera drôle, à la petite journaleuse, le jour où, grâce à elle et ses potes, on appliquera la charia en France.

  14. La meurtrière de LOLA a reçu un visa « étudiant » …… que l’on me dise la nature d’études qu’elle a faites …. sur le trottoir !!!
    Sans ce visa LOLA serait encore avec sa famille … SCANDAL.EUX !

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