[POINT DE VUE] Pour lutter contre la crise, le gouvernement crée… un observatoire de la crise !
Tandis que le détroit d’Ormuz serait sur le point d’être libéré par les Iraniens pour laisser un passage aux navires considérés comme « non hostiles », tandis que les négociations entre l’administration Trump et le régime de Téhéran se poursuivent (ou ne se poursuivent pas…), la crise commence à se faire sentir de plus en plus sérieusement, sur notre sol. Mécaniquement, l’essence va augmenter dans des proportions significatives. L’impact du ralentissement du flux des marchandises va, lui aussi, devenir de plus en plus visible. Dans ce contexte, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a parlé, voici quelques jours, de « choc pétrolier ». Le mot était peut-être trop juste : il s’est empressé de le retirer, probablement pour ne pas faire peur. Mais il avait tout de même plus d’un tour dans son sac. La preuve par la dernière séance de questions au gouvernement, à l’Assemblée nationale…
Interrogé par le député RN de la Somme Jean-Philippe Tanguy au sujet de l’opacité de la communication gouvernementale, le ministre ne s’est pas démonté. Il avait tout prévu. « Nous n’avons rien à cacher », a-t-il solennellement commencé. De fait, il avait déjà, sans doute en concertation avec une équipe d’experts de haut niveau, prévu une parade « à la hauteur des enjeux », comme on dit en politique. Jugez plutôt : le gouvernement Lecornu, pour mesurer les effets de la crise, va créer… un observatoire de la crise. Elle est pas mal, celle-là !
Carburants : @RolandLescure annonce la mise en place d'un "observatoire de la crise et de son impact sur les finances publiques". #QAG #DirectAN pic.twitter.com/ILgYFKWbNO
— LCP (@LCP) March 24, 2026
« Notre système à bout de souffle se caricature lui-même »
Ainsi donc, alors que le budget de l’État est dans une situation de déficit catastrophique, alors que les Français ont du mal à finir le mois, et parfois même à le commencer, alors que beaucoup hésitent entre un plein de courses et un plein d’essence, il reste encore de l’argent magique pour financer un aréopage de commentateurs surdiplômés qui seront chargés, comme dans Le Malade imaginaire, non pas de sauver le malade mais d’expliquer après coup comment on aurait pu l’empêcher de mourir. Comme l’a très justement remarqué Me Thibault de Montbrial, « notre système à bout de souffle se caricature lui-même ». C’est exactement l’impression que cela donne. On reproche à l’administration française d’être obèse, inutile et de faire pleuvoir des subventions imméritées sur une pléiade d’officines inutiles. Alors, pourquoi ne pas en créer encore une autre ? C’est vrai, ça, il ne faudrait pas qu’on perde les bonnes habitudes.
On est impatient de savoir ce qu’observera cet observatoire. On a hâte de lire la liste des mesures correctives qu’il proposera pour régler, dans la théorie, une situation dont le gouvernement est pour partie responsable et qu’il se refuse à régler en prenant des mesures concrètes pour cesser de perdre de l’argent, comme la baisse de la TICPE, la privatisation de l’audiovisuel public, la fin de la CMU, l’arrêt des subventions aux associations, la fin du renflouage des titres de presse déficitaires, la fin de l’immigration clandestine… entre mille autres idées.
Il va falloir à ce nouveau comité Théodule un président, un conseil scientifique, des locaux, des fonds. Ce n’est pas cher : c’est nous qui allons le payer. La crise, ainsi, sera bien documentée, un peu comme si un ingénieur naval était chargé, depuis le pont supérieur, de commenter l’enfoncement progressif du Titanic. Oui, il est peut-être temps d’arrêter les frais. Oui, les gens ordinaires en ont ras le bol de voir ce que deviennent leurs impôts. Avec la moitié de leurs revenus, injustement confisquée par un État parasite, ils pourraient faire le plein de leur voiture, vivre décemment, retrouver espoir. Ce n’est pas du populisme : c’est du bon sens. On pourrait - tenez - créer un observatoire du bon sens. Il aurait probablement un peu de travail.
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111 commentaires
Le nouvel Observatoire va observer que les carburants ont augmenté. Quelle clairvoyance !
Hi Hi Hi…
Notre gouvernement ne se contente pas d’agir il parle, et maintenant il observe les crises qu’il a créées… Ouf nous sommes rassurés !
Donc, en l’état, avec les éléments qu’ils ont sous les yeux ils ne voient rien. En quoi et pourquoi un observatoire verrait mieux ? J’avoue que je ne comprend pas. Encore un machin…
Qui y a-t’il à recaser? Quelques « virés » après les élections municipales?
Les bons à rien du gouvernement ont besoin d’un observatoire pour réaliser de ce qui se passe ! Et puis, ils vont sans doute créer une nouvelle commission avec des petits copains pour étudier les observations de l’observatoire ! incroyable …
Et une nouvelle commission, encore une qui passera dans les oubliettes vu que nous n’avons jamais les comptes rendus positifs ou négatifs.
Pourtant nous voudrions savoir faute à nos petits esprits trop terre à terre qui comptent leur sous, non par radinerie mais pour beaucoup pour tenter de survivre.
Il est vrai que ces messieurs eux ne comptent pas jamais, ils sont au dessus de ça eux…
Euréka ! notre super gouvernement a encore pondu une super idée pour gaspiller notre argent…. et dans son élan, il va bientôt inventer un autre machin pour observer l’observatoire de la crise…..
Il y a mille façons de faire des économies en France, mais on ne veut pas y songer et on préfère papoter pour inventer n’importe quoi. Plus ridicule et plus lamentable, il faut chercher!
Mon voisin et néanmoins ami vient de m’emprunter tous mes bidons pour aller faire un plein de pres de 500 l de gazole en Espagne. Je ne suis pas persuadé de la rentabilité de l’expédition mais sa réponse a été « c’est toujours ça qu’ils ne pourront pas griller ».
Comme d’habitude, un ministre est incapable de voir ce qu’il se passe, donc avec nos sous, il va rémunérer une bande d’observateurs amis d’amis à pas de prix , pour observer et rendre un rapport confidentiel qui verra le jour un mois après la réouverture d’Ormuz. Au théâtre, on en rierait volontiers, pas là.
Le titre de l’article est erroné : Pour entretenir la crise car sans elle en 2027 ils sont foutus.
» Quand on veut enterrer une décision, on crée une commission. »
Clémenceau.
Quand ce gouvernement veut enterrer une crise, il crée un observatoire….de la crise !! Pathétique et consternant.
Après avoir touché le fond, ces amateurs continuent de creuser ! Pauvre France !
……..à force de creuser, ces « amateurs » qui gouvernent notre pauvre pays » vont finir par trouver un « os » mais pas celui auquel on pense……
Evénement dans ce gouvernement événementiel: Lecornul décoré de l’ONM, l’Ordre National des Minables!
Une décoration en marche vers la fin prochaine de l’extrême centre sans horizon.
Aux urnes!
Depuis la présidence Hollande et parfois avant, les ministres successifs des finances ont été choisis pour ne jamais faire obstacle aux frénésies dépensières des gouvernements et pour sortir de temps en temps des inepties. L’actuel est bien dans la lignée.
Ah ces énarque ou grands sorciers à lumière éteinte lorsque ils sont devant des difficultés ils s’amusent à créer des commissions qui vont couter combien au pays encore