[POINT DE VUE] L’ONU, mécène de l’invasion migratoire : et si Trump avait raison ?

Évidemment, nombre d’analystes politiques se mobilisent pour dire que c’est n’importe quoi...
Capture d'écran YT The White House
Capture d'écran YT The White House

Ça y est, on commence, un peu partout en France, à commenter l’explosif discours de Trump. On retient ses sorties contre le dérèglement climatique, contre les organisations supranationales qui ne servent à rien, mais aussi contre l’immigration. Évidemment, nombre d’analystes politiques se mobilisent pour dire que c’est n’importe quoi et que, décidément, le président des États-Unis est un sale facho. Nos confrères de BFM TV disent que c’est faux : le HCR et l’organisation internationale pour les migrations veilleraient juste à ce que les migrants « ne meurent pas de faim et ne meurent pas dans les traversées des océans ou des mers ». Pourtant, à mieux y regarder, les tirs au bazooka du président américain contre l’ONU, et contre sa politique migratoire, sont plutôt ajustés.

Dans ses propres documents, notre nouvelle SDN rappelle sans arrêt que l’immigration est formidable et, de toute façon, inévitable. Lisons, par exemple, cette « question thématique » sur les migrations, disponible en ligne : « Depuis toujours, l’humanité a été en mouvement. Certaines personnes se déplacent pour trouver un travail ou d'autres opportunités économiques, pour rejoindre leur famille ou pour étudier. D'autres se déplacent pour échapper à des conflits, à des persécutions ou à des violations massives des droits de l'homme. D'autres encore se déplacent en réaction aux effets néfastes du changement climatique, des catastrophes naturelles ou d'autres facteurs environnementaux. Aujourd'hui, plus de personnes que jamais vivent dans un pays autre que celui où elles sont nées. » Depuis toujours : c’est beau comme une dissertation de seconde – à peu près le moment où on vous apprend à ne jamais commencer un travail de réflexion par « de tout temps »…

Matraquage idéologique

Il n’y a plus que l’ONU pour y croire. Partout dans le monde, les sociétés s’aperçoivent que des gens qui viennent en masse, dans un pays qui ne les a pas invités, peuvent finir par ressembler un peu à des envahisseurs. Et des gens qui font disparaître des milliards d’euros de PIB pour les envoyer au pays par mandat cash ressemblent tout de même pas mal à des pillards. C’est ce que montrait notre ami Marc Baudriller, dans ces colonnes, dès 2023, en citant la Banque mondiale et la Banque de France – assez peu suspectes de parti pris national-socialiste. En 2022, les travailleurs immigrés établis en France avaient envoyé 12,8 milliards d’euros dans leurs pays d’origine. On repassera, pour la création de richesse dont on nous rebat les oreilles.

Matraquage idéologique et aveuglement face au réel : le cocktail qui a mis à bas tant de démocraties incertaines ne change pas. L’ONU semble décidée à le boire jusqu’à la lie… mais Donald Trump, lui, ne semble pas tout à fait d’accord. Symboliquement, c’est quand le prompteur de l’ONU est en panne que la vérité, sans le moindre fard et, il faut bien le reconnaître, sans la moindre finesse apparente, sort du puits.

Toutefois, à l’heure où nous écrivons, personne n’a encore démenti les chiffres, pourtant très précis, de Donald Trump. Ni ceux qui parlent du taux hallucinant d’étrangers dans les prisons européennes, ni ceux qui pointent le financement de l’invasion migratoire des États-Unis par l’ONU, ni ceux qui montrent que les efforts des écolos européens sont battus en brèche par les Chinois, qui se chauffent au charbon sans demander pardon à personne.

Le site Atlantico a publié, ce 24 septembre, un article intitulé : « L’ONU sert-elle encore à quelque chose ? » On pourrait croire que la réponse est évidemment non, mais ce serait oublier le rôle cardinal de l’ONU, peut-être le seul qu’elle ait tenu sans faillir : relayer les éléments de langage progressistes d’un Occident bien-pensant dont le modèle hors-sol est désormais officiellement à l’agonie.

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Arnaud Florac
Chroniqueur à BV

Vos commentaires

52 commentaires

  1. S’il avait raison ? Simplement se poser la question relèverait de l’inconscience la plus accablante. Cette Europe est un machin dans lequel des idiots s’imaginaient que de vieux pays avec une histoire bis-millénaire allaient se laisser déposséder de leur mémoire pour satisfaire aux caprices de visionnaires de bistrot.

  2. FREXIT et sortir de l’ONU pour retrouver notre LIBERTÉ. Il en va de notre survie. Ce sera dur mais le seul moyen de retrouver la France que nous aimons et que nous sommes en train de perdre.

  3. Trump est très malin : 1° – Il cesse de soutenir l’Ukraine et fait donc des économies. 2° – Il va vendre des armes à l’U.E. et donc il s’enrichit. 3° – Il dit que l’Ukraine peut regagner ses territoires perdus. Sans doute il n’en croit pas un mot, mais cela encourage l’U.E. à soutenir l’Ukraine et à acheter des armes américaines le
    plus longtemps possible. 4° – Il n’est donc plus pressé du tout de négocier la paix…..Ceux qui se moquent de lui feraient mieux de se taire car ils n’ont rien compris et ne lui arrivent pas à la cheville….. N’est-ce pas LCI et son plateau de ricaneurs stupides !

    • Il faut comprendre que tout ce cirque est programmé depuis le début et partout, par les US…ouvrez les yeux!!! Plus il y a de con-flits dans le monde, plus c’est bon pour les US…

  4. O U I …. l’ONU verse des millions pour les migrants ! on marche sur la tête !
    Le Général De Gaulle disait …. l’ONU …. ce machin !

  5. Malheureusement, on peut penser que Trump a raison. Et c’est bien pour cela qu’on le traité de facho, comme les journalistes de la bonne chaîne CNews. Beart chantait déjà il y a plus d’un demi siècle : « le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté »,.

    • I quand on se fait traiter de facho ça devient un compliment : on est sur la bonne voie car en face il n’y a pas d’arguments solides

      • c’est la méthode stalinienne ! ….. elle n’a pas pris une ride. C’est Staline qui a inventé cela… « traitez vos ennemis de fascisites » et vous aurez gagné !

  6. Le secrétaire général de l’ONU , monsieur Guterres, ne cache pas son engagement auprès des réfugiés et ses accointances avec le discours mondialiste en vogue , sur le climat et la pauvreté qui justifierait, selon lui, la submersion migratoire subie par les peuples occidentaux .
    Monsieur Guterres avant d’être secrétaire général de l’ONU a notamment été haut commissaires aux nations unies pour les réfugiés .
    C’est inscrit dans sa biographie.
    Trump veut réduire sa participation financière à l’ONU ce qui a mis l’organisation sous pression et l’a obligé à produire une sorte d’audit et projet sous l’appellation UN80 dans lequel il est noté que les nations unies participe à l’aide de 130 millions de personnes déplacées dans le monde . Sous quelle forme ? A cette occasion , l’ONU souhaite se débureaucratiser mais continuer à mener à bien les missions humanitaires qui lui sont imparties . En les déléguant ou les faisant sous traitées par des ONG , ou des Agences , elles mêmes sponsorisées par des fonds publics et privés ? Le président américain doit avoir plus d’information et de précisions sur le sujet , à mon avis .Mais BFM fait du BFM !

    • Ce Monsieur Guterres n’a pas laissé un bien souveni du temps où à l’ONU il était en charge des réfugiés. Mais depuis qu’il est le nº1 onusien il ne fait qu’être à la remorque des évènements et de certaines modes. Ses discours, en Anglais qu’il a bien travaillé afin de paraitre plus crédible, sont d’une pauvreté désarmante. Systématiquement il arrive après toutes les batailles et se permet de donner un avis qui ne compte déjà plus depuis belle lurette. J’ai peut-être manqué des épisodes, mais je ne l’ai pas vu répondre aux sévères critiques de Trump. Il a continué comme si de rien n’était à présider la séance, alors qu’il était au centre de ces critiques. L’inutilité et les honneurs rendent aveugle et sourd.

  7. Ça me rappelle un jour que je me trouvais dans une réception privée, à Nairobi en compagnie de plusieurs « conseillers » auprès des Nations Unies. Certains ayant mentionné qu’ils travaillaient dans le département « Habitat », je leur ai demandé en quoi consistait leur travail dans ce secteur « habitat ». Réponse de l’un d’eux: « On ne sait pas trop ce qu’on y fait, mais en tout cas, ça paie bien ». Et ils ont tous éclaté de rire !
    C’est tout, mais c’est du vécu.

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