[POINT DE VUE] L’immigration coûte trop cher ? Donc, il en faut plus…
On avait presque oublié Najat Vallaud-Belkacem. Ministre de l’Éducation nationale sous François Hollande, elle a fini par trouver un job en or, à la Cour des comptes. Le « tour extérieur » a ses raisons que la raison ne connaît point. Elle a, également, trouvé une nouvelle raison de vivre, à la tête de France terre d’asile, cette association loi de 1901 qui est largement financée par les deniers publics et qui s’est fixé pour mission (comme son nom l’indique) de transformer la France en hôtel pour migrants.
On gagnerait 3,3 milliards d’euros !
Comme le rapporte notamment L'Humanité du 7 novembre, l’ancien ministre développe un argument très simple, comme du reste la phrase d’accroche du journal communiste : la migration est une richesse. Contrairement à ce que pensent « la droite et l’extrême droite », la « pasionaria du lien », comme elle se présente sur le site de son association, défend l’idée selon laquelle l'immigration rapporterait de l’argent à notre pays. Mieux : en finançant encore davantage l’immigration massive, on gagnerait 3,3 milliards d’euros ! Si on avait su... Pour cela, Mme Vallaud-Belkacem propose cinq mesures : 1) augmenter le nombre de places d’hébergement pour les demandeurs d’asile ; 2) autoriser les demandeurs d’asile à travailler dès leur arrivée en France afin de récolter les cotisations sociales ; 3) réduire le nombre d’instructions de dossiers d’OQTF, puisqu’elles ne sont pas exécutées ; 4) réduire le nombre de places en centres de rétention (CRA), puisque cela coûte cher, et laisser les demandeurs d’asile se loger ailleurs ; et 5) régulariser 250.000 travailleurs irréguliers, puisque dans les faits, ils travaillent déjà, ce qui permettrait (là encore) de récolter des impôts et des cotisations sociales.
Traduisons tout cela : il s’agit de prendre acte de l’invasion, de cesser les timides tentatives de régulation et même de l’encourager afin de pouvoir taxer les patrons pour gagner de l’argent. Nicolas va payer les places d’hébergement, les patrons vont payer pour employer des « réfugiés », les plus dangereux des demandeurs d’asile seront dans la nature au lieu d’être en CRA, les OQTF (déjà largement formelles) seront réduites et 250.000 étrangers entrés illégalement se verront donner un titre de séjour en bonne et due forme.
« Un gâchis humain et financier »
En exergue de l’article de Najat Vallaud-Belkacem, L’Huma la cite : « Notre politique migratoire actuelle est un double gâchis : un gâchis humain, indigne de notre République, et un gâchis financier qui coûte des milliards aux contribuables. » Elle a raison, mais pas dans le sens qu’elle croit.
Évidemment, notre politique migratoire est un gâchis humain, car sans immigration illégale, Lola ou Philippine seraient sans doute encore vivantes, sans même parler des centaines de Français moins connus qui sont morts sous les coups d’un étranger sous OQTF, d’un demandeur d’asile ou d’un criminel étranger. Et, puisque la présidente de France terre d’asile mentionne les CRA, c’est précisément de là que venait le violeur et le meurtrier de Philippine… et il aurait dû y rester.
Évidemment, notre politique migratoire est un gâchis financier, qui coûte des milliards au contribuable - mais ce n’est pas à cause du manque de places d’hébergement ni parce que l’État ne peut pas encore sucer le sang des petits patrons qui emploient des demandeurs d’asile. L’aide médicale de l’État, à elle seule, coûte 1,4 milliard d’euros (chiffres du Sénat, 2024). Si l'on en croit l'Observatoire de l'immigration et de la démographie (OID), le coût total net de l’immigration (quand on soustrait ce que rapportent les travailleurs étrangers à la France), quant à lui, serait de 41 milliards d’euros*. Même si les chiffres de Mme Vallaud-Belkacem étaient justes, ils seraient donc dérisoires. Ce qui est normal, parce qu’ils ne sont pas dictés par le pragmatisme mais par un mélange d’aveuglement idéologique, d’antiracisme pavlovien et d’humanitarisme dégoulinant.
Près de 600 millions de personnes, dans le monde, sont éligibles à l’asile en France. On n’aura peut-être pas la place pour tout le monde, mais Najat Vallaud-Belkacem n’a pas l’intention que l’on s’arrête.
*NDLR : écouter ou réécouter l'entretien de Marc Baudriller, le 12 juillet dernier, avec Nicolas Pouvreau-Monti, directeur général de l'OID.
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160 commentaires
Quels sont les objectifs réels de cette femme qui se dit Française ? On aimerait bien le savoir. Aura-t-elle le courage de le dire ?