[POINT DE VUE] La grande idée de Mélenchon : débaptiser la langue française
Le 18 juin se prête bien aux déclarations d’intention à longue portée. Était-ce un geste délibéré, de la part de Jean-Luc Mélenchon, que d’avoir choisi cette date pour proférer l’une de ses plus remarquables énormités ?
Jean-Luc Mélenchon souhaite trouver « un autre mot que "langue française" pour qualifier notre langue ». Des propos prononcés à l’occasion d’un colloque à l’Assemblée nationale sur l’avenir de la francophonie organisé par Aurélien Taché le 18 juin. pic.twitter.com/EincgwaBd8
— Boulevard Voltaire (@BVoltaire) June 23, 2025
Comme l’a révélé, le premier, Boulevard Voltaire, le gourou de la gauche islamo-compatible était en effet invité par le député Aurélien Taché (déjà célèbre pour ses interventions éthyliques dans les théâtres, sa haine des serre-tête, sa défense des « trouples » et sa détestation des flics), dans le cadre d’un colloque sur l’avenir de la francophonie. Et c’est peu dire que sa vision des choses est novatrice.
Mélenchon commence par dire qu’il ne considère par la langue française comme un outil de soft power - il s’excuse même, avec des coquetteries de prof de lettres, d’employer un mot anglais dans ce genre d’enceinte. Et puis, il lâche les grandes lignes de son projet : faire du français une « langue commune » et, par conséquent, « trouver un autre mot que "langue française" pour qualifier notre langue ». Pourquoi ça ? Parce que « les Français eux-mêmes ne savent pas qu’ils sont francophones » et que, de toute façon, puisque « 29 nations l’ont comme langue officielle », le français n’appartient plus aux Français.
Elle est pas mal, celle-là ! Les Français n’ont déjà plus grand-chose à eux, et on va leur enlever le nom de leur langue… Leur histoire est systématiquement souillée, la mémoire de leurs combats héroïques est oubliée ou moquée, leur culture est niée par leur Président lui-même (« Il n’y a pas de culture française », déclarait Macron en 2017), leur pays est censé avoir toujours été peuplé d’immigrés extra-européens, mais jusqu’à maintenant, notre langue s’appelait le français sans discussion possible.
Transformer le monde en désert
Que dirait M. Mélenchon de l’anglais, qui est parlé dans le monde entier, et principalement par des ressortissants non britanniques ? On appelle toujours cette langue English ou ingles, et caetera, alors que cette dénomination renvoie seulement à une petite partie du Royaume-Uni, qui est lui-même une petite partie du monde anglo-saxon, qui est lui-même un simple morceau de la communauté des locuteurs anglophones. Que dirait-il de l’arabe, qui n’est pas parlé qu’en Arabie, mais qui est la langue officielle de vingt-cinq États ?
La haine de Jean-Luc Mélenchon pour les Français ne connaît décidément aucune borne, pas même celle de la rationalité la plus élémentaire. Comment appellera-t-on cette langue ? Le créole ? Ça sonnerait bien, non ? Cela rendrait hommage à la France qu’il appelle de ses vœux, à sa recomposition qui s’accélère sous nos yeux, mais aussi à l’appauvrissement de sa grammaire – les Ultramarins qui parlent créole (et il en existe une variante par territoire d’outre-mer, aux Antilles, en Guyane et à La Réunion) reconnaissent eux-mêmes qu’il s’agit d’une forme simplifiée de la… langue française.
Alors, faisons ça. Débaptisons la langue française, la lingua franca. Rasons peut-être aussi le château de Villers-Cotterêts, dans lequel fut promulgué l’édit qui faisait du français la langue officielle du royaume de France. Et, pour faire bonne mesure, trouvons un autre nom pour le peuple qui habite dans ce territoire – qu’il faudra peut-être rebaptiser, lui aussi.
Quand tout sera terminé, il ne restera plus qu’un minuscule souvenir, une étincelle dans le cœur de quelques milliers de ces gens qui, jadis, donnèrent au monde des leçons de beauté et de grandeur, ces gens dont on louait la furia francese, ces gens dont on louait les jardins à la française, la galanterie française, la politesse française, ces gens que l’on appelait les Français. Mélenchon n’est pas de gauche : c’est un nihiliste, c’est-à-dire, selon la très juste définition d’Ernst Jünger, un homme qui veut transformer le monde en désert.
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71 commentaires
» En 1539, par l’ordonnance de Villers-Cotterêts, François Ier impose la pratique du français à la place du latin dans tous les actes juridiques et administratifs. Il donne ainsi une impulsion décisive à une langue qui est déjà celle de la cour et de la ville. Les humanistes et les poètes parachèveront sa victoire ».Faut dire qu’en 1539,la France ne comptait de Mélanchon ,né en Tunisie au passage,pour nous exposer son idée aussi « sotte que grenue » au sujet de la langue française,qu’il conviendrait d’appeler langue créole.Enfin,bien qu’étant autrichienne,Marie Antoinette et sa mère correspondaient en français,et toutes les Cours royales parlaient le français,jusqu’en Russie,avant que l’anglais ( de l’allemand batardisé,en fait) s’impose partout.
Né à Tanger, au Maroc, mais bon, c’est kif kif, vu d’ici.
Melenchon est tellement.. (je ne trouve pas le mot).. qu’il a toujours cru qu’il parlait arabe.. Et Bethoven était tellement sourd qu’il a toujours cru qu’il faisait de la peinture… Saint Alzhemeir, priez pour lui…
La langue française n’a pas assez de mots pour rire de ceux qui veulent la couper ou lui faire rendre gorge. Les Anglais eux-mêmes, il n’y a pas si longtemps, la tenaient pour princière, la leur pour secondaire. On n’entre pas dans la langue française comme à la bourse aux bourricots. Je sais par expérience dans quel respect la tiennent même ceux qui la dénigrent par déni. Voulez-vous la couper ? Elle repousse, enrichie. Nous qui aimons à lui faire un sort, nous savons qu’elle triomphera de nous. Nous ne l’aimons pas, c’est elle qui nous aime et nous ne serons jamais assez digne de l’amour qu’elle nous porte.
L’on pourrait aussi dire qu’avec ses consœurs, latine et grecque, si cultivées pourtant il n’y a pas si longtemps dans notre pays, qu’elle est presque DEJA…morte !
Un autre mot que la France Insoumise. Il faut donner des idées à Mélanchon ! Infecte, Ignoble, idiote, immature, indécente, j’en appelle aux idées !
Finalement Mélanchon et Macron ont la même méthode : dire n’importe quoi, et plus c’est gros , plus ça passe , l’essentiel c’est de faire la une des gazettes et passer à la télé .
Notre langue est déjà bien abîmée avec l’attaque de notre grammaire (le pitoyable celles et ceux, leitmotiv indigeste et redondant), la « féminisation » des mots, les anglicismes à la pelle,…..il nous reste le nom c’est encore trop!?
Histoire d’occulter encore un peu plus le français,allez savoir si les gauchos mondialistes qui dirigent ,ne vont pas finir par nous dire qu’on ne parle pas français,mais le « républicain ».
JL Mélenchon reste dans un registre de Lambertiste Trotskyste, pour une transformation de la Société… Léon Trotski, le théoricien de la révolution permanente… » dictature du prolétariat »….Le Lambertisme, rangs qui a fourni plusieurs hommes politiques de gauche, dont JL Mélenchon.
Monsieur Mélenchon doit avoir un bien maigre bagage linguistique pour proférer de pareilles âneries…
Ayant la chance d’être polyglotte, je me suis intéressé à l’histoire de diverses langues, dont le hongrois que je suis en train d’apprendre.
Le hongrois est une langue ouralienne, comprenez par-là qu’elle se distingue des langues parlées en Europe qui sont, dans leur très large majorité, des langues indo-européennes. Ce qui est fascinant dans l’histoire de cet idiome, c’est le nombre d’influences qui l’ont conduit à être ce qu’il est aujourd’hui car le hongrois a subi, entre autres, l’influence des langues turciques (turc, azéri, turkmène…). Par exemple, le mot « pomme » se dit « alma » en hongrois et « elma » en turc. Le mot « petit » se dit « kicsi » en hongrois et « küçük » en turc…
Le hongrois a également emprunté des mots à d’autres langues, comme le mot français « chauffeur » qui signifie la même chose dans la langue d’Arpad et se prononce de la même façon que dans notre langue. Son orthographe a cependant été adaptée à la langue magyare (sofőr).
Ce que je tente de démontrer par cette explication est que toute langue a forcément dans son vocabulaire, des mots d’emprunt. Les brassages ethniques et linguistiques liés à l’histoire des diverses civilisations favorisent cette « créolisation » (je déteste ce mot car son concept a été dévoyé par M. Mélenchon). Par exemple, le finnois, bien qu’étant une langue finno-ougrienne -et cousine du hongrois par ailleurs- emprunte des mots aux langues germaniques, l’espagnol a des mots d’origine arabe dans son vocabulaire à cause de 7 siècles de domination musulmane, le hongrois (encore lui) emprunte aux langues latines, slaves et germaniques (merci Saint-Etienne et les Habsbourg). Et la liste des exemples est loin d’être exhaustive…
Encore une fois, Jean-Luc Mélenchon, prouve s’il en était encore besoin qu’il ne se soucie pas de l’avenir de la France et de son peuple. Si ce monsieur arrive un jour au pouvoir (Dieu nous en garde !), la France cessera définitivement d’exister.
Très intéressant. Merci pour votre commentaire.
Le travail de sape continue. Cet homme là s’est donné comme objectif de casser la France et tous les français qui votent pour lui sont des traîtres.
Melenchon ose tout, c’est à ça qu’on le reconnaît
Si l’état remplissait la tâche pour laquelle il a été élu, il devrait traduire en cours martiale cet ennemi de la République.
Que ne suis-je Président de la République pendant un jour, un seul pour offrir à môssieur Mélanchon le grand plaisir de lui retirer cette nationalité française qui doit tant le déranger…
De mieux en mieux
Quant on entend, souvent malgré nous vue le tapage sur les chaines publiques ou l’arcom y semble inaudible, on a l’impression d’y vivre un cauchemar quant Mélenchon y vocifère. Malheureusement même CNews relais ces vitupérations.