[POINT DE VUE] Des maisons psy pour les pauvres petits enfants des banlieues

Juliette Méadel dit avoir eu l’idée de ces structures d’accompagnement psychologique au moment des émeutes de 2023.
Capture d'écran X-France info
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Le gouvernement Bayrou a démissionné, mais il expédie toujours ce que l’on appelle « les affaires courantes ». Le gouvernement Lecornu n’est pas encore nommé. Il reste encore un peu de place pour dire des bêtises dans les journaux, avant de charger les cartons dans la camionnette. En ce mercredi, c’est Juliette Méadel, ministre démissionnaire de la Ville, qui s’y colle. Elle accorde une longue interview au Figaro pour présenter un projet qui lui tient à cœur, semble-t-il, et sur lequel elle compte pour régler une partie de l’épineux problème des banlieues : des Maisons de l’enfance et de la réussite éducative – en forme courte, les MEREs.

Au-delà de la sottise de cet acronyme (une manie, tout de même), on comprend assez bien, grâce à une telle pédagogie fléchée, qu’il s’agit d’aider, voire de remplacer, les mamans. Ces maisons, dans l’idée de Mme Méadel, seraient mises en place dans les banlieues (les « quartiers populaires », si vous préférez), souvent des zones de non-droit dans lesquelles le narcotrafic et les imams ont remplacé une République qui est toujours faible avec ceux qui la rejettent et tyrannique avec ceux qui l’aiment.

Juliette Méadel dit avoir eu l’idée de ces structures d’accompagnement psychologique au moment des émeutes de 2023, celles qui ont suivi la mort de Nahel, tué par un policier alors qu’il roulait en excès de vitesse et sans permis. Au cours de ces semaines de chaos, elle a une phrase pleine de sens : « À ce moment-là, le gouvernement s’est rendu compte que le pays n’avait pas assez investi sur les enfants des quartiers et qu’on payait plus tard ce manque de suivi. »

Qui va remplacer les pères ?

Cette phrase est pleine de sens parce qu’elle pose la question fondamentale que ni la République, en tant que système prédateur, ni les journalistes, commentateurs de la décadence, n’osent généralement poser : est-ce bien le rôle de l’État d’« investir » sur les enfants des « quartiers » ? N’est-ce pas plutôt le rôle des parents ? Dans La République (encore !), Platon, par la voix de Socrate, préconise de mettre en commun tous les enfants de la Cité (avec un C majuscule) et de leur donner la même éducation. Dieu merci, seuls les communistes ont essayé.

Une autre question consisterait à se demander si un suivi psychologique est bien ce qu’il faut à ces enfants des quartiers perdus de la France. Les psy vont-ils leur apprendre à lire ? À disposer du vocabulaire suffisant pour ne pas tout régler à coups de couteau ? Les MEREs veulent remplacer les mères, mais qui va remplacer les pères ? Ceux, particulièrement, qui sont démissionnaires, délinquants, polygames ou carrément absents et ne montrent pas forcément l'exemple à ces enfants ou à ces adolescents.

Mme Méadel, qui, finalement, n'a rien rejeté de son ancienne appartenance au Parti socialiste, dit que le projet est « financé » (par Nicolas, bien sûr). Mais, dans les campagnes, ça va se passer comment ? Un quart des foyers français sont monoparentaux. Ils ne sont pas tous en banlieue. Une mère célibataire qui n’a pas la discutable chance de vivre dans les « quartchiers » mais dans la Creuse ou en Lozère s’expose à ce que son enfant ne soit, lui, pas pris en charge par des psy.

Avant de partir (ou pas...), Juliette Méadel presse les préfets de mettre en place ces maisons. Les préfets auraient raison de jouer la montre pour ne pas le faire : entre la France périphérique, pauvre et méprisée, et la France des banlieues, gavée d’allocs et d’argent sale, Juliette Méadel a fait son choix. Espérons que ce ne soit pas celui du prochain gouvernement.

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Arnaud Florac
Chroniqueur à BV

Vos commentaires

39 commentaires

  1. Et encore des millions à la pelle qui ne servent à rien, si ce n’est de servir de cible aux dégradations et autres destructions. Quand arrêteront-ils de dépenser notre argent ?

  2. En admettant que cette idée soit bonne ( ce qui reste à prouver ) , ou va t’on trouver des psy à la fois disponibles et volontaires ?

  3. Le figaro l’a invité pour raconter ses blagues, maintenant Madame Sarah Knafo l’attend pour en rire ensembles et lui en montrer des plus sérieuses,…à condition que le malheur de la France nous la conserve a sa place bien confortable.

  4. quand on a des solutions à rien……et qu’on est sur le départ…..pourquoi ne pas « lancer » des absurdités ?…..
    dès fois…que ça pourait faire croire que…..

  5. Ma foi, quand on fait le compte des décisions de justice évoquant perte de discernement temporaire et autres arguties « médicales » pourquoi pas ? Encore qu’un terre à terre réac comme moi regrette qu’on ne mette pas en chantier tous les asiles psychiatriques qu’il faudrait…

  6. Encore une idée éteinte de nos technocrates; Ce n’est pas des maisons psy qui faut mais comme dans le temps des maisons de correction, là au moins ils ou elles étaient éduquaient apprendre à lire, écrire et en plus l’instruction civique qui malheureusement à été supprimée de l’éducation nationale.

  7. Mais on ne fait que ça , déverser de l’argent dans ces quartiers, aussitôt construit, aussitôt détruit, ils ne respectent rien , tout leur est du, à un moment ça suffit
    Dans les campagnes les vrais jeunes n’ont pas de piscine, gymnases médiathèques à moins de faire x kms et ne demandent jamais rien et ne cassent rien
    Et les ruraux payent des impôts pour ne rien avoir et voir ce que les autres sont et ce qu’ils en font

      • @Yaya et @SPORT, bah des fois je me demande si c’est moi qui ne tourne pas rond, là sur CNEWS chronique santé avec une nouvelle mode, les tétines pour adultes, mon meilleur ami était comme moi effaré
        Je viens d’avoir 60 ans et je me dis que je suis née à la mauvaise époque, j’aurais du naitre 20 ans plus tôt et ne pas connaitre cette société décadente , sans repère et sans valeur
        Et petite bleuette c’est mimi merci

  8. Entendre un ministre débiter une idée pareille dans les médias, c’est insupportable. Enfin il vaut mieux entendre ça que d’être sourd, quoique ?
    Les gens,qui vivent dans ces « quartchiers » dont elle parle, sont issus pour une très large majorité de l’immigration, hors, à ma connaissance, on assiste pas à de pareils débordements, de pareils trafics, de pareilles émeutes, de pareille délinquance restant impunie dans leurs pays d’origine. Alors je me pose une question, le problème sera solutionné par le remplacement des mères par un artifice géré par l’état où tout simplement faire respecter scrupuleusement et sans complaisance les lois de notre pays, par une justice digne de ce nom et non pas par cette collection de magistrats gangrenée et corrompue par l’idéologie islamo-écolo-gauchistes qui pourrit le pays ?

      • LE PIRE c’est qu’elle dit « ça » en toute objectivité idéologique totalement décomplexée ! …
        Elle et tous ses « collègues » sont persuadés d’avoir « la solution » aux problèmes sociétaux qu’ils ont causés par justement leurs décisions antérieures ! …

  9. Peut-être rappeler à cette brave dame visiblement amnésique que des milliards ont été dilapidés pour ces banlieues , pour finir en certaines occasions en cendres. Nous habitants du monde rural payons avec nos impôts pour les divagations de ces politiciens de cour.

    • Depuis mitterant ce sont des centaines de milliards, en pure perte d’ailleurs sinon à acheter une pseudo paix sociale

  10. Cette ministre fait ce qu’il faut pour plaire à notre Occupant élyséen , afin peut être de bénéficier d’un prochain recasage avantageux .

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