[PEOPLE] Jessie Buckley dédie son Oscar à l’amour maternel

Un vent de fraîcheur irlandais a soufflé sur la cérémonie des Oscar, dimanche, grâce à l'actrice récompensée d'"Hamnet".
@VALERIE MACON / AFP
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C’est une véritable consécration, une apothéose, que vit Jessie Buckley, l’actrice et chanteuse irlandaise qui interprète la femme de William Shakespeare dans le film Hamnet : BAFTA et Golden Globes sont venus notamment récompenser sa performance mais, surtout, l’actrice a remporté le très prisé Oscar de la meilleure actrice, le week-end dernier. Elle ne l’a pas volé. La maman endeuillée du jeune Hamnet a profondément marqué les téléspectateurs. D’ailleurs, c’est un véritable plaidoyer pour la maternité et même pour le mariage, que l’actrice a livré en guise de discours aux Oscar. Dans cette grand-messe de la bien-pensance convenue, cela n’est pas passé inaperçu !

De magistrale mère endeuillée...

Les pleurs et les cris d’Agnes Hathaway tenant son fils mort dans ses bras glacent le sang du téléspectateur et, une chose est sûre, il ne peut pas feindre l’indifférence face au chagrin de cette maman endeuillée. Pour Vogue, l’interprétation de Jessie Buckley est géniale, « une révélation définitive » pour cette actrice irlandaise qui « incarne le deuil maternel avec une justesse et une puissance magistrales. Son jeu n’est jamais gratuit ni démonstratif : il se glisse dans les silences, les gestes bruts, les regards qui vacillent. » Pourtant, elle n’était elle-même pas encore mère, quand elle a joué ce rôle. « Apprendre à connaître cette femme incandescente et comprendre la puissance de l’amour maternel est la plus grande révélation » de sa vie. C’est même ce rôle qui « a éveillé chez elle un désir profond de maternité », rapporte Le Figaro Madame.

…à maman heureuse et épanouie

Hasard ou clin d’œil du calendrier ? La cérémonie des Oscar a eu lieu, cette année, le jour de la fête des Mères au Royaume-Uni. Jessie Buckley, sacrée pour son rôle de mère donc, a décidé de dédier son trophée au « magnifique chaos qui règne dans le cœur des mères ». Parce que, si elle ne l’était pas encore en endossant le rôle d’Agnes Hathaway, l’actrice est, depuis, la maman d’une petite fille de huit mois. En effet, « Jessie Buckley n'avait pas d'enfant lorsqu'elle s'est glissée dans le rôle, mais elle désirait déjà "profondément devenir mère". Elle tombe enceinte "une semaine" après avoir fini Hamnet et a donné naissance à une petite fille à l'automne », rapporte BFM TV. Preuve, s'il en fallait encore, que la maternité est loin d'empêcher le succès ou l'épanouissement. D'ailleurs, c'est une maternité qui manifestement la ravit : « Je t’aime et j’aime être ta maman et j’ai hâte de découvrir la vie à tes côtés », déclarait-elle à sa fille, sur la scène des Oscar. Elle ajoutait d’ailleurs, en s’adressant à son mari : « Fred, je t’aime. Je t’aime, tu es un père incroyable. Tu es mon meilleur ami. » Et qu’elle se verrait bien avoir encore 20.000 bébés avec lui. Autrement dit, c'était une véritable ode à la maternité et au mariage heureux.

L'« électron libre » irlandais

Pour Paris Match, qui l’a rencontrée en janvier dernier, Jessie Buckley est un « électron libre » et se demande si ce n’est pas la conséquence de son éducation dans une école de religieuses, celle des Ursulines à Thurles. Effectivement, l’enfance de l’actrice ne ressemble pas à celle dont Hollywood a l’habitude : aînée d’une famille irlandaise de cinq enfants, rapporte Gala, c’est en famille et notamment grâce à sa maman, professeur de chant, qu’elle cultive ses talents, avant de se faire remarquer dans l’émission de télé-crochet britannique I'd Do Anything, en 2008. Peut-être est-ce aussi pour cela que l’actrice s’exclamait avec émotion, sur la scène des Oscar, dimanche, que « nous sommes tous issus d’une lignée de femmes qui continue à créer contre vents et marées » ?

D’ailleurs, expliquait-elle encore à Paris Match, ces femmes-là ont toujours existé : « Même en plein drame, j’aime les femmes qui continuent à vouloir rêver, […] À bien y réfléchir, dans des registres très différents, mes personnages dans The Lost Daughter, Tchernobyl ou Scandaleusement vôtre cherchent toutes à comprendre ce qui est plus fort qu’elles, qui les dépasse. Elles sont chacune, dans leur genre et leur époque, des femmes terriblement modernes. Qui ont en fait toujours existé, loin de l’histoire édulcorée du féminisme qu’on entend aujourd’hui. » Définitivement, Jessie Buckley sort des sentiers battus et ce n’est pas déplaisant !

Si, cette année encore, les Oscar n’ont pas manqué de récompenser le progressisme et le politiquement correct, avec notamment six trophées pour Une bataille après l’autre, le discours de Jessie Buckley, lui, a frappé par sa fraîcheur et son anticonformisme : la première actrice irlandaise à remporter l’Oscar de la meilleure actrice n’a pas fini de faire parler d’elle.

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