« Passéiste, nationaliste » : Télérama vomit la gastronomie française
La cuisine française serait-elle d’extrême droite ? C’est ce que l’on pourrait se demander, à la lecture d’un récent article de Télérama. Publié le 3 octobre 2025, le papier en question se veut une critique assassine de l’émission de M6 La meilleure cuisine régionale, c’est chez moi !, dans laquelle les chefs Norbert Tarayre et Yoann Conte sillonnent le territoire à la recherche des meilleurs restaurants de cuisine française. Un affreux « périple aux saveurs passéistes et au fumet nationaliste », selon le magazine télé. La preuve : les deux jurés emploieraient le mot « tradition » à toutes les sauces. Le journaliste en a dénombré huit occurrences. C’est vous dire à quel point ce programme est nauséabond. « Peu de chances de croiser "mangeur de tofu" et autre "homme soja" que les viandards d’extrême droite fustigent sur les réseaux », s’indigne-t-il.
Pour Télérama, la culture et les traditions culinaires françaises, c'est "réactionnaire", "passéiste", "nationaliste" et "d'extrême-droite". L'article dans son entier n'est que haine de soi et ethnomasochisme. Par contre, ils aiment beaucoup le kebab. https://t.co/nWwh0JR3cB pic.twitter.com/RvUUZvBjej
— Outofnone (@Outofnone1) October 4, 2025
Dans sa recension, l’hebdo bobo moque, notamment, un certain Théo qui a l’idée saugrenue de cultiver l’endive « comme ses parents et grands-parents avant lui » ou un autre producteur dont le pain de campagne à la moutarde mériterait d’être mis « à la carte des estaminets du Puy du Fou ». Chaque ligne suinte la détestation des Français, le mépris de leur savoir-faire ancestral.
Pour apporter un vernis d’intellectualité à son articulet, le rédacteur a appelé à la rescousse un de ses amis du Monde, auteur d’un livre sur le racisme des « jeunesses blanches ». Un homme très bien placé, donc, pour donner son avis sur une émission culinaire. « C’est la valorisation d’une France moyenâgeuse, d’une virilité chevaleresque », a ainsi commenté Sébastien Bourdon, spécialiste autoproclamé de « l’extrême droite ».
Une cuisine française jugée excluante
Ce n’est pas la première fois que l’on appelle à la déconstruction de notre cuisine traditionnelle. En 2021, une chercheuse du CNRS expliquait que la « blanchité alimentaire » participait à « renforcer la blanchité comme identité raciale dominante ». En juin dernier, une professeur de Boston s’en prenait au guide Michelin et lui reprochait d’encore trop mettre en valeur la cuisine européenne, malgré un salutaire « mouvement de décolonisation de l’alimentation en repensant l’héritage colonial du pouvoir ».
Plus récemment, encore, en juillet 2025, Le Monde avait dénoncé le contenu du CAP Cuisine, dont les enseignements seraient « en décalage avec les tendances gastronomiques ainsi que les enjeux environnementaux et humains contemporains ». L’article s’était ému de la présence de protéine animale dans la majorité des plats traditionnels, mais aussi, et surtout, de recettes « centrées sur le patrimoine français métropolitain ». Et de regretter l’absence, au programme, de spécialités venues d’ailleurs. « Les pâtes ou le couscous sont aujourd’hui enracinés dans nos cuisines », arguait le quotidien de gauche.
Un journaliste du Monde qui a suivi un CAP cuisine est choqué qu'on apprenne encore la cuisine française aux apprentis. pic.twitter.com/1psSE9Y81S
— Vertumne (@Vertumne1) July 23, 2025
À ce sujet — Pour Le Monde, le CAP cuisine est trop identitaire
Voilà donc le problème. Notre cuisine traditionnelle est trop franco-française, trop blanche. Sans doute devrait-elle s’effacer au profit de mets plus inclusifs. Moins de blanquettes de veau et de profiteroles, plus de poulets yassa et de kebabs. Ces derniers ne manquent pourtant pas, en France. On en trouve, désormais, à chaque coin de rue. Comme en parlait l’analyste politique Jérôme Fourquet, il y a quelques jours, sur Europe 1, ces estaminets orientaux se sont installés « d'un bout à l'autre de la France », pour le plus grand plaisir d’une jeunesse coupée de ses racines et adepte de malbouffe. Mais, sans surprise aucune, Télérama voit d’un très bon œil cette colonisation culinaire. En 2018, le magazine avait publié son « palmarès des 11 meilleurs kebabs de Paris ». Un article tout à l’honneur de « ce classique de la street food ».
Comme dit le dicton, « des gouts et des couleurs, on ne discute pas », n'est-ce pas....
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130 commentaires
Depuis plus de 20 ans je suis abonné à Télérama surtout …… pour le programme de la radio (il est le seul)!
Par contre, sur le N° 3951 Télér. a mis à l’honneur, en premier plan le geste magistral de Madame Carla BRUNI, qui restera sans doute dans les annales…. de jeter la bonnette de médiapert ! avec l’élagance qui la caractérise ! Alors que ….. télér. disait que les journaleux n’avaient fait que leur travail, en produisant un document « problablement faux » et aujourd’hui …..
Pour Télérama, la culture et les traditions culinaires françaises, c’est « réactionnaire », « passéiste », « nationaliste » et « d’extrême-droite »…… TROP c’est TROP ! je vais envoyer une L/R pour me désabonner !
STOP à la propagande …. ça suffit !
En même temps, qui lit encore ce t****e-c*l?