[MUNICIPALES] Nouvelle-Calédonie : les Loyalistes, anti-indépendantistes, en tête du premier tour

Les indépendantistes sont éliminés à Nouméa.
Brève 1

Les Loyalistes, branche dure des non-indépendantistes, devancent largement leurs concurrents plus modérés, à Nouméa et dans son agglomération, alors que l’Union nationale pour l’indépendance (UNI) est en net recul, face au Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), selon les résultats officiels du premier tour des élections municipales, dimanche 15 mars.

Forte poussée anti-indépendantiste à Nouméa et son agglomération

À Nouméa, il ne manque que huit voix au maire sortant, Sonia Lagarde, pour être réélu dès le premier tour, comme en 2020. Avec un score de 49,8 % des suffrages, l’élue atypique, qui s’est alliée avec les Loyalistes de Sonia Backès, devance toutefois largement la candidate Le Rassemblement-Les Républicains, Virginie Ruffenach (21,7 %), et l’alliance Calédonie ensemble-Éveil océanien, portée par Philippe Dunoyer (11,2 %).

Les indépendantistes, qui avaient fait leur entrée pour la première fois au conseil municipal de la capitale de l’archipel en 2020 avec deux élus, paient leurs divisions : aucune de leurs trois listes n’a la capacité de se maintenir.

Dans l’agglomération de Nouméa, touchée de plein fouet par les violences de 2024, la branche radicale des non-indépendantistes réalise des scores particulièrement élevés. Au Mont-Dore et à Dumbéa, les Loyalistes devancent même largement les maires sortants, qui représentent un courant plus modéré.

Du côté des indépendantistes, le scrutin s’apparentait à un référendum pour ou contre l’accord de Bougival, signé par l’UNI mais rejeté par le FLNKS.

Le scrutin est marqué par un fort éparpillement des voix. Sur 33 communes, huit maires l’emportent dès le premier tour, contre 11 en 2020. Et, sauf fusion de listes, il y aura trois quinquangulaires, 11 quadrangulaires et 11 triangulaires lors du second tour.

La participation atteint 56,08 %, contre 52,87 % en 2020 – année où le premier tour des municipales avait été perturbé par le Covid-19, mais aussi par une dépression tropicale qui avait provoqué des pluies diluviennes dans le nord de l’archipel.

Vos commentaires

8 commentaires

  1. Aux antipodes de la métropole, une grande terre crie son rattachement à la France. Curieuse situation de Français qui veulent rester dans le giron alors que nos politiques font la sourde oreille. Le risque est immense ! N’oublions pas que c’est grace à la position d’un dirigeant de Nouméa que Charles de GAULLE a obtenu le crédit des américains en 1940, eux qui voulaient mettre la main sur le pays et s’en servir comme rempart contre le Japon. Aujourd’hui, c’est la Chine qui vise notre partie de territoire. Ne laissons pas faire les choses, les Habitants de la Nouvelle calédonie méritent notre soutien. Je reprendrais volontiers l’idée de Jeanpainbeurre ci-dessous d’en faire un département français, si ce n’est déjà fait.

  2. Ils hurlent leur amour de la France mais tous les partis, de lfi aux lr en passant par la gauche et les macronistes veulent les abandonner à leur sort. Les laisser seuls face aux anglo-saxons et les chinois. Réclamons , exigeons que la Nouvelles Calédonie devienne un département Français.
    Pendant ce que les socialistes appelaient les « évènements », les anti-indépendantistes étaient soudés face à la volonté de miterand de détruire le lien unissant la France à ce joyau, leur chanson de ralliement, Le sud de Nino Ferrer.
    C’est un endroit
    Qui ressemble à la Louisiane
    À l’Italie
    Il y a du linge
    Étendu sur la terrasse
    Et c’est joli
    On dirait le Sud
    Le temps dure longtemps
    Et la vie sûrement
    Plus d’un million d’années
    Et toujours en été
    Y a plein d’enfants
    Qui se roulent sur la pelouse
    Y a plein de chiens
    Y a même un chat
    Une tortue, des poissons rouges
    Il ne manque rien
    On dirait le Sud
    Le temps dure longtemps
    Et la vie sûrement
    Plus d’un million d’années
    Et toujours en été
    Un jour ou l’autre
    Il faudra qu’il y ait la guerre
    On le sait bien
    On n’aime pas ça
    Mais on ne sait pas quoi faire
    On dit « c’est le destin »
    Tant pis pour le Sud
    C’était pourtant bien
    On aurait pu vivre
    Plus d’un million d’années
    Et toujours en été

    • Vous savez en 84, la télé d’état avait mis en avant une manif d’indépendantistes, alors qu’en réalité c’était un rassemblement d’anti-indépendantistes, j’y étais. Tout est fait depuis cette époque pour abandonner ce joyau

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