[MÉDIAS] « C’est la culture du viol » : Zemmour et Rochedy mis en cause dans 20 Minutes
Le 30 janvier prochain, Boulevard Voltaire organise à Paris un grand colloque consacré à la condition des femmes aujourd’hui en France. Il y sera question des nombreuses menaces qui pèsent sur elles, notamment en matière d’insécurité.
Je compte sur vous ! https://t.co/5RZ5QRcvq8
— Gabrielle Cluzel (@gabriellecluzel) January 11, 2026
De nombreux travaux ont en effet documenté, tout récemment encore, l’inexorable essor des agressions, physiques ou sexuelles, qui visent les femmes. Des violences contre lesquelles s’élève également une certaine Sylvie Tenenbaum, interrogée ce 9 janvier dans le média 20 Minutes. « Je ne trouve pas de mots, c’est gravissime », déclare la psychothérapeute, qui a vu le nombre de patientes victimes de violences sexuelles augmenter, au fil des années.
Un lien avec... l'extrême droite !
Mais, alors qu’elle dénonce la violence machiste, les « féminicides » et le « harcèlement de rue », l’experte n’y voit étrangement aucun lien avec l’immigration. Au contraire. Aux yeux de Mme Tenenbaum, les femmes subissent avant tout les assauts du mouvement « masculiniste », qui serait en lien avec… l’extrême droite. Ben voyons. « Emprunt de misogynie, d’antiféminisme et de haine, les masculinistes appellent souvent à la violence envers les femmes et prônent des valeurs réactionnaires, souvent associées aux mouvements d’extrême droite (sic) », explique-t-elle. L’auteur du Péril masculiniste (Harper Collins) les compare même à... des terroristes islamistes, « tant ils peuvent mener des actions violentes et terrifiantes ». Quelles sont ces « actions » si effrayantes ? L’article n’en évoque qu’un : un attentat commis il y a 15 ans en Norvège… Bien en peine de trouver la moindre illustration française de son effroyable « péril masculiniste », l’auteur donne le change en pointant du doigt le fameux mouvement « incel » [contraction de l’anglais involuntary celibate, c’est-à-dire célibataire involontaire, NDLR] qui inspire tant de scénaristes Netflix et d’auteurs de fiction.
Zemmour et Rochedy sur le banc des « masculinistes »
Selon Sylvie Tenenbaum, les masculinistes ont une caractéristique qui les lie tous : la peur de la castration. « Éric Zemmour qui fait partie de ce courant ne parle des femmes que comme des castratrices », déclare celle qui n’a manifestement jamais vraiment écouté le leader de Reconquête. Mais ce qui caractérise encore plus le masculinisme, ajoute la thérapeute, c’est la « culture du viol ». « Ces hommes considèrent que l’on a le droit de violer une femme. Éric Zemmour, Julien Rochedy ou Alain Soral disent que les femmes "n’attendent que ça" »…
ÉNORME fake news de 20 Minutes qui publie l'entretien d'une psychiatre affirmant que Julien Rochedy "considère que les femmes méritent de se faire violer" : "Je n’ai évidemment jamais tenu un propos pareil. C’est atroce de mentir à ce point. J’ai saisi mon avocat." (@JRochedy) pic.twitter.com/37ctxYhGlV
— Observatoire du journalisme (Ojim) (@ojim_france) January 9, 2026
Immédiatement, Julien Rochedy s’est indigné de ces propos pour le moins infamants. « Voilà les immondices que je dois supporter, a-t-il réagi, sur X. Je pense qu’il n’est même pas nécessaire de préciser que je n’ai évidemment jamais tenu un propos pareil. […] C’est atroce de mentir à ce point. » L’auteur de L’Amour et la Guerre (Éditions Hétairie) - qui sera d’ailleurs présent lors du grand événement BV - a annoncé avoir saisi son avocat. Il a également invité Éric Zemmour à faire de même.
Un « masculinisme » aux contours bien flous
Le « masculinisme » fait partie de ces concepts creux, inventés par des militants de gauche et repris ensuite avec complaisance par les médias du même bord politique. Le terme est répété et recyclé jusqu’à la nausée, sans jamais être clairement défini. Tout juste sait-on qu’il s’agit d’une viscérale « haine » des femmes, autre mot-valise utilisé à tort et à travers pour diaboliser les positions contraires à la doxa progressiste.
Dans la catégorie des affreux « masculinistes », Sylvie Tenenbaum ne fait pas dans la nuance et classe une bonne partie de la population mâle. Elle y mêle ainsi des coachs en séduction qui « vendent leur service de coaching à travers des vidéos, des séminaires et des conseils personnalisés », les hommes qui « font preuve de galanterie dans l’espoir d’obtenir une faveur sexuelle derrière » ou encore ceux qui décident de se désinvestir totalement des rapports hommes-femmes. Évidemment, lorsque ce sont des femmes qui choisissent cette attitude de retrait et se tournent vers l’homosexualité, la même presse applaudit des deux mains…
"Boy sober" : quand les hommes sont assimilés à une drogue dont les femmes seraient inspirées de se sevrer.https://t.co/axrjuV5rRE
— Jean Kast (@jeankastoff) January 12, 2026
Pour lutter contre le « masculinisme », Sylvie Tenenbaum suggère d’enseigner aux jeunes enfants « qu’il n’y a pas de qualités spécifiquement féminines ou masculines ». Le courage, la force, la douceur, l’empathie seraient, à la croire, des qualités tout aussi féminines que masculines. « Ce sont simplement des caractéristiques humaines, ajoute-t-elle. Et cela, il faut aussi le faire comprendre aux adultes qui pensent qu’il y a une nature masculine et une nature féminine. »
Adepte des théories freudiennes relatives à la castration, l’ancienne thérapeute semble avoir oublié un autre concept psychanalytique central : la différence des sexes. Hommes et femmes ne sont pas les mêmes. Au-delà de nos attributs génétiques et corporels respectifs, nous différons également, bien souvent, par nos centres d’intérêt, nos comportements sociaux, notre rapport au sexe ou à la séduction. Il devrait être permis de dire cette vérité sans se faire traiter de « masculinistes » ou subir la vindicte d’un féminisme à tendance paranoïaque...
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81 commentaires
Ca fait vraiment du bien que de lire les commentaires de cet article. Je me sens en harmonie avec des personnes sensées, intelligentes, agréables, posées, respectueuses et bien élevées. Ce qui manque à la gauche hors sol et pas élevés du tout, à les lire.