[MÉDIAS] Brigitte Bardot salie par l’audiovisuel public et la presse de gauche

France Culture, France Info, l’INA, Libé, Le Monde… semblent s’être passé la consigne : cracher sur BB.
L'actrice en décembre 1965. ©  AFP
L'actrice en décembre 1965. © AFP

Les nécrologies prérédigées n’attendaient qu’à être publiées. Survenue ce dimanche 28 décembre vers six heures du matin, la mort de Brigitte Bardot a été annoncée par un communiqué de sa fondation aux alentours de 10h50. Il a alors fallu moins de vingt minutes pour qu’un premier article fielleux ne paraisse sur Internet.

On doit ce record de réactivité à France Culture, présentée souvent comme le vaisseau haut de gamme de la flotte médiatique d’État. Publié à 11h06, l’article de l’antenne publique évoque une icône « inoubliable et controversée » qui a fait « polémique » par ses positions politiques. Il souligne les « condamnations pour propos racistes » et les « déclarations anti-immigration » de BB. En guise de pièce à conviction, la radio cite une alerte qu’avait lancée l’actrice à l’occasion de l’aïd el-kébir : « On égorge femmes et enfants, nos moines, nos fonctionnaires, nos touristes et nos moutons, on nous égorgera un jour, et nous l’aurons bien mérité. » Une phrase que certains trouvent haineuse, d’autres fort clairvoyante.

 

À 12h30, c’est au tour de Libération de faire son petit vomi. « Brigitte Bardot, la dérive vers la haine raciale », titrent ainsi deux journalistes en mal d’inspiration. Le reste de leur misérable papier est à l’avenant, accusant BB de « diatribes xénophobes et d’attaques contre l’islam », de « sorties à l’emporte-pièce », de « tribunes contre l’abattage halal et autres éloges appuyés de Marine Le Pen ». Pour finir de convaincre ses lecteurs de l’infamie complète de la défunte comédienne, le quotidien rappelle qu’elle avait exprimé sa sympathie envers Philippe de Villiers, « héraut des identitaires et autres cathos radicalisés »

Le bal des anti-Bardot

À 13h03, Le Monde entre dans la danse. L’article de l’ex-quotidien de référence ne s’embarrasse pas de nuance : « Brigitte Bardot, trente ans de sympathie pour l’extrême droite », nous assure-t-on, d’entrée de jeu. S’ensuivent le rappel des condamnations pour « propos racistes », les abjectes « idées d’extrême droite », la proximité forcément coupable avec les Le Pen, les propos « islamophobes », sa nostalgie d’une France « jugée disparue », sa détestation du « vivre ensemble »« Bardot l’actrice était celle du Mépris, Bardot la politique celle de la haine raciale », juge le journal.

Peu après 14h, BFM TV s’y met à son tour et dénonce la « dérive ultra-droitière » de Bardot. La chaîne propose alors un sujet vidéo (probablement monté plusieurs semaines en amont) qui dénonce la « dérive nationaliste » de BB, ainsi que ses « penchants homophobes ». Plus fort, encore : après avoir loué l’indépendance et la liberté de l’actrice sur la question du féminisme, la chaîne présente soudainement l’égérie comme une sotte sous influence, sans « colonne vertébrale politique », dont les opinions politiques s’expliqueraient par son mariage, en 1993, avec Bernard d’Ormale, ami de Jean-Marie Le Pen. « Bardot, c’est comme la femme du médecin qui ouvre la porte et qui prend les rendez-vous. Elle a épousé M. d’Ormale, Front national, eh bien, elle a le langage du Front national », explique ainsi la chanteuse Régine, citée comme une caution sérieuse par la chaîne. « Elle parle sans filtre et elle ne comprend pas la portée de ce qu’elle dit », ajoute encore le biographe Yves Bigot, à deux doigts de traiter Bardot de jolie plante verte.

Après d’autres saletés publiées par France 24 (« L'icône Brigitte Bardot, de la cause animale à l’extrême droite », 14h32) et l’INA (« Brigitte Bardot a longtemps flirté avec l'extrême droite », 15h00), le papier le plus injurieux est venu de France Info, autre média public. Écrit par une certaine Farida Nouar, l’article en question est une compilation de verbatim uniquement à charge, recueillis auprès de cinéphiles parisiens croisés dans le Quartier Latin. Une faune très représentative du peuple français, donc. Ces anonymes « peinent à rendre hommage à Brigitte Bardot » et disent retenir, finalement, « peu de choses de sa carrière d'actrice ». « Je ne dirais pas que c'était une très grande actrice », débute l’un deux. « Je trouvais que c'était une actrice médiocre », renchérit un autre. « Il n'y a que Clouzot qui a réussi à sortir quelque chose de cette petite créature », estime un troisième. Mais ne se serait-elle pas un peu améliorée, au fil des années ? « Oui, quand elle est tombée sur Godard, effectivement, elle a dû faire un petit effort, répond un dernier cinéphile. Mais "améliorer", je crois que c'est un bien grand mot »« Même quand tout le pays lève le pied à l’occasion de la trêve de Noël, la presse de gauche poursuit son entreprise de méchanceté », a réagi, sur X, Jordan Bardella.

La haine de la France

Sans surprise, les trolls affiliés à l’extrême gauche ont tout particulièrement brillé par leur indécence. « On s’en bat les couilles, de la mort des racistes », a élégamment tweeté un certain « journaliste sans actualité » franco-algérien. Chroniqueuse de Radio Nova - propriété du banquier d'extrême gauche Matthieu Pigasse -, Alice de Rochechouart s’est ouvertement réjouie de la mort de BB, estimant qu’il ne fallait avoir « aucune pitié envers ces connards de fascistes ».

Face à tant de haine et de vilenie, laissons le mot de la fin à Henry-Jean Servat, grand ami de Bardot. « Comme d'habitude, quelques lâches, anonymes, n'ayant rien fait de leur vie, se maculent en venant salir Brigitte, ses combats et ses actions en faveur des animaux. Ne faites pas de pub à ces vraies merdes, ne leur répondez pas, laissez-les dans leur vomi. » Voilà qui est dit, et bien dit.

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

180 commentaires

  1. Trop belle, trop intelligente, trop clairvoyante, voilà pourquoi cette gauche en déclin crache son venin !

  2. Brigitte Bardot salie par l’audiovisuel public et la presse de gauche
    #
    On n’est jamais sali que par plus sale que soi !

  3. Heureusement, la bave de ces crapauds n’atteindra jamais la blanche colombe qu’était BB. Une icône pour la cause animale et un exemple pour les êtres humains.

  4. L’audiovisuel public pratique depuis 40ans le népotisme communautaire gauchiste. Il est donc gangrené (syndicat compris) de l’intérieur sans aucune pluralité. J’ai connu çà dans une autre entreprise publique. La gauche faisant l’éloge des femmes voilées, elle ne peut aimer la femme qui a créé l’impudeur au cinéma.

  5. Le peuple aimait Brigitte . Les gauchistes l’attaquent . Le peuple ne peut que s »écarter de leur détestation , excellent résultat!

  6. Peu importe qu’on l’adore ou que l’on voit quelques zones d’ombres, elle a été notre Marianne, aimait la France, elle a fait rayonné le style à la française, alors soyons unis pour l’accompagner vers les étoiles.

    • C’est quoi les zones d’ombre ?
      Avoir fréquenté et avoir de l’amitié pour Jean-Marie Le Pen dont tout le monde convient aujourd’hui sauf les QI à 1 chiffre et les Français de papier qui maintiennent leur vote à l’extrême gauche et à gauche (et encore, pour beaucoup ils font semblant pour briller en salle des profs ou au salon de thé, il suffit d’écouter leurs propos privés à côté desquels ceux de Jean-Marie Le Pen le feraient passer pour Gandhi) qu’il avait raison 50 ans avant tout le monde et que les Français, plutôt que de couiner aujourd’hui sur leur propre lâcheté, auraient mieux fait de l’écouter voir de l’élire ?

  7. Je suis ahurie de lire qu’une descendante des Rochechouart, famille aristocratique historique, est d’extrême gauche ! C’est aussi cela le déclin de la France…

  8. Qu’attendre d’autre de cette presse pourrie et que faire d’autre pour leur marquer notre mépris sinon la boycotter?

  9. depuis des années j’ai pris l’habitude de réserver ces feuilles de torche-cul pour les chiottes. Je me réjouis aujourd’hui d’avoir fait le bon choix en me refusant de lire ces gauchards qui détruisent le pays par leurs contes misérables. Merci à Jean Kast qui dans son indépendance cultivée nous rappelle où se concentre l’indignité inculte.

  10. La gauche et l’extrême gauche c’est de la daube , on ne peut donc espérer mieux.Je suis même certain qu’ils se trouvent excellents dans leur nullité. Comme le dit Henry-Jean Servat: laissons les dans leur vomi.

Commentaires fermés.

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