[MUNICIPALES] Panachages interdits : une liberté locale en moins
Les élections municipales de 2026 ont pour la première fois un résultat surprenant en ce qu’elles affichent un déni de démocratie. En effet, avant même le premier tour de scrutin du dimanche 15 mars, les conseillers municipaux de 23.679 communes de France sont déjà élus. Nul besoin pour les électeurs inscrits sur les listes électorales de ces communes de se déplacer pour voter, il suffit que les candidats pensent à mettre leur bulletin dans l’urne et le tour sera joué.
Voilà le résultat d’une loi qui était annoncée pour : « garantir la vitalité démocratique, la cohésion municipale et la parité » selon son intitulé.
Une liberté locale supprimée
Jusqu’au vote de ce texte N° 2025-444 du 21 mai 2025, dans les communes de moins de 1.000 habitants, le système électoral permettait l’expression d’une véritable démocratie. N’importe quel citoyen pouvait, non seulement constituer une liste avec un nombre de candidats égal ou non au nombre de sièges à pourvoir, mais il était aussi possible de faire acte de candidature individuellement. Par le jeu du panachage l’électeur pouvait, lui aussi, composer la liste qui représentait ses préférences en fonction de la notoriété, de la compétence, qu’il reconnaissait à telle ou tel de ses concitoyens ou même tout simplement en fonction de la sympathie qu’il portait à celles ou ceux qu’il choisissait. On pouvait ainsi avoir des élus parmi les habitants qui n’avaient pas fait acte de candidature mais que les électeurs estimaient compétents et dignes de la fonction.
Du fait de la nouvelle loi cette démocratie directe et participative est supprimée et 68 % des communes de France n’ont, en 2026, qu’une seule liste, sans panachage possible, alternant strictement un candidat masculin et une candidate femme (jusqu’à ce que certains contestent ce classement binaire), ce qui ne permet aucun choix. Et on ose qualifier ce texte liberticide de garantie de la vitalité de la démocratie qu’il supprime !
Il serait bon que des élus nationaux prennent conscience de ce fiasco électoral et proposent de revenir au statut quo ante en y ajoutant, pour qu’un maximum d’électeurs se sentent directement concernés par la vie locale, que ces règles et pratiques antérieures bénéficient à toutes les communes de moins de 1.500 habitants.
Nul ne pourrait dire, comme aujourd’hui, que dans l’immense majorité des communes de France le résultat du scrutin est connu avant le vote.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
Popular Posts



































