[LIVRE] Richard de Sèze désosse les « héros » anglais, jusqu’à Winston Churchill !

L'auteur se libère du carcan de l'amitié entre les peuples pour exécuter quelques figures de la mythologie britannique.
Capture d'écran BBC
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La secte mondialiste qui impose sa morale en peau de lapin depuis quarante ans nous a accoutumés à tous les horions et tous les mépris envers les valeurs de l’enracinement. Les Bidochon, franchouillards et autres Franco-Français incarnent la lie de l’humanité pour ceux qui conduisent avec application le pays à la ruine. L'élite Erasmus rit de la France profonde pour éviter de se donner la peine de la haïr. La haine de la France se porte bien mais, vous l'aurez remarqué, jamais nos médias de masse n’esquissent la moindre critique des cultures et des zones d'ombre de nos voisins. On ne fait pas avancer la mondialisation avec des différences entre nations, des antagonismes historiques, le souvenir des guerres et des mauvais coups, le constat de divergences culturelles, morales ou religieuses. Jadis, la méfiance envers les peuples hostiles à l'intérêt national accompagnait l’amour de la France à laquelle on acceptait de donner sa vie. Désormais, pour nos intellectuels de gauche et leurs émules, la haine de la France accompagne l’affection sans nuances pour « l'étranger » ou « l'international », doté par principe d'autant de qualités que la France a de défauts. Journaliste et écrivain, Richard de Sèze a le mérite d’évacuer cette chape de plomb idéologique tacite d’un efficace revers de main.

Démasquer l'Anglais

La plume trempée dans le vitriol, le directeur de la rédaction de Radio Courtoisie dresse le portrait d’une Angleterre tout sauf aimable et chic. Il ne résiste pas au plaisir de calotter, au passage, quelques personnages historiques, fussent-ils accompagnés de la considération générale. Dès les premières pages de son nouveau livre, De vrais gentlemen, à propos de quelques Anglais (Salvator), l’auteur donne le ton. Dans sa famille, le « gentleman » n’a rien d’élégant, explique-t-il. Richard de Sèze raconte comment et pourquoi il a été élevé dans une hostilité roborative de l’Anglais. Comme ma grand-mère, issue d’une lignée nancéenne éprouvée par les guerres, avait appris au berceau à haïr le « Boche », l'auteur a appris très jeune à démasquer l'Anglais.

« Plus j’avançais en âge et en lecture, moins (ces Anglais) me plaisaient, écrit Richard de Sèze. L’eugénisme des Huxley, la politique de Chamberlain, la manière très particulière dont les Anglais entendaient l’Entente cordiale, la duplicité de Churchill, leur jeu constant contre les intérêts français. Bref, les Anglais m’étaient odieux, en tout cas les Anglais anglissimes, les "one of us", les "happy few", les riches protestants confits dans leurs préjugés de classe, leur racisme venimeux, leur progressisme technophile, leur anticatholicisme rabique et leur mépris insulaire, c’est-à-dire, en gros, tous ceux que les libéraux français du XIXe me donnaient en exemple. »

Richard de Sèze danse sur les tombes britanniques et cogne comme un boxeur auquel on aurait confié l’honneur du vieux pays gaulois, sans le moindre égard pour les « monstres sacrés » de l’Histoire britannique.

Ainsi, le premier comte Mountbatten, Sir John Philby, Henri V (roi d’Angleterre), Lady Di, John Lennon, le prince William lui-même ou Douglas Haig sortent du ring sézien assez amochés. À l’image de Sir James Fownes Somerville, couvert de honte et d’honneurs face aux Français. Pas moins de 33 personnalités britanniques sont ainsi successivement désossées, certains en quelques lignes, d’autres plus longuement, par ce scalpel vengeur et sans pitié.

Churchill : « améliorer la race britannique »

Winston Churchill tient évidemment parmi elles une place éminente. L’un des plus célèbres amateurs de cigares et de bons mots parmi les sujets de Sa Gracieuse Majesté lutta, des années durant, pour « améliorer la race britannique », rappelle Richard de Sèze, qui cite dûment ses sources, en l’occurrence une lettre de l'intéressé au Premier ministre Asquith de décembre 1910. Il épingle l’obsession de Churchill pour les « déficients mentaux » et son intérêt pour leur stérilisation forcée. « À la fin des années 40, environ 50.000 personnes étaient détenues en Angleterre grâce au Mental Deficiency Act et il ne semble pas que la "race anglaise" ait été alors considérablement améliorée, ni depuis », conclut notre auteur, sans ménagements excessifs. Reste qu'ils ont servi leur pays et, sous cet angle, le spectacle de la perfide Albion s'éclaire différemment. Un du Guesclin, habile et rusé, n'a pas ménagé les Anglais et n'a pas usurpé sa place à la basilique Saint-Denis, aux côtés des rois de France. On recommande !

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Marc Baudriller
Directeur adjoint de la rédaction de BV, éditorialiste

Vos commentaires

53 commentaires

  1. Les premiers camps de concentration ont été formés par les Espagnols à Cuba dans un contexte colonial, pendant la Guerre d’indépendance cubaine. Le général Valeriano Weyler a l’idée en 1897 de « concentrer » les populations civiles dans des places contrôlées par l’armée pour enlever tout soutien à la rébellion, d’où le nom de politique espagnole de reconcentration.La première apparition de la dénomination « camp de concentration » est due aux Britanniques en Afrique du Sud, également dans un contexte colonial, durant la seconde guerre des Boers (Transvaal, 1899-1902) sur ordre du général Frederick Roberts.

    • hé oui, mais vous oubliez l’inventeur du scoutisme, Baden Powwel, comme « inventeur » aussi du camp de concentration en Afrique du sud

  2.  » De toutes les croix que j’ai eu à porter, la croix de Lorraine fut bien la plus lourde ».

     » le député (??) était un homme modeste et il avait toutes les raisons de l’être « .
    A part son humour, bien anglais , Churchill est haïssable. Mers el Kébir c’est lui. Dresde, c’est lui. Et tout cela pour finir par dire, après 1945, qu ‘ « on a tué le mauvais cochon ».

    • Mers el Kébir fut un drame, qui a bcp affecté de Gaulle. Mais s’il avait été à la place de Churchill, il aurait agi de même, pour l’intérêt supérieur de son pays. La seule limite à avoir dans l’amour que l’on peut/doit porter à son pays, c’est de ne pas tomber dans l’idolâtrie (ce qui fut un peu notre cas en France quand nous avons déclaré la guerre à l’Allemagne en 1914, prélude au suicide politique de l’Europe…) et également d’accepter que les habitants des autres pays fassent de même.

  3. L’Angleterre, cela n’est jamais qu’une colonie normande (donc française) ayant mal tournée. Bref, un « Angliche », c’est un Français avec tous ses vices, mais sans ses qualités.

  4. Les anglais , ce sont les camps de concentration pour les boers .Le bloody sunday , les prisonniers politiques que Tatcher a laissé mourir de faim en prison ,la grande famine pour les irlandais .Les bombes au phosphore sur les civils de Dresde. Leurs propres filles qu’ils ont laissé aux mains des racailles pakistanaises pendant quinze ans.Je ne supporte pas cette peuplade d’hypocrites .

    • Les grands peuples ne se repentent jamais, c’est pour cela qu’ils sont forts, voir les Chinois ou les Japonais.
      Quand je vois un européen s’en prendre comme cela à d’autres européens, je me dis qu’on est bien mal barré en Europe pour faire face à la submersion.
      En attendant, lisez la presse britannique, les patriotes anglais sont dans les rues tous les jours faisant pression sur les travaillistes au point que ceux ci proposent maintenant des mesures que même le RN n’ose pas proposer.
      La France n’a même pas fait partie des états présents au dernier Conseil de l’Europe pour prendre des nouvelles mesures contre l’immigration. C’est nous français qui sommes soumis et misérables.

  5. @Christine Vidal (suite). « délivrés par les Russes » nous dites vous ? Allez donc raconter vos billevesaies aux Polonais, aux Tchèques, aux Slovaques, aux Roumains, aux Allemands, aux Baltes, etc. Vous verrez comment vous allez être reçue…

  6. Mais enfin pourquoi voudrait-on que les Anglais nous soient favorables ? Il faudrait déjà comprendre que la guerre de 100 ans a pris fin à Waterloo et se rappeler qu’alors que se mijotaient les clauses du traité de Versailles Lloyd Georges dit à Clemenceau que maintenant ils redevenaient des ennemis. Et finalement pourquoi pas ? Les Anglais ont comme nous apporté du mieux à l’humanité mais charité bien ordonnée… .

  7. Chez nous, il ya une expression qui dit qu’il faut au moins deux Allemands pour faire un Anglais, en clair on les juge plus cruels. Cela s’illustre parfaitement par ce qu’ils ont imposé aux Ecossais et aux Irlandais, sans parler des Indiens d’Amérique q’us voulaient exterminer. Ce sont eux aussi qui ont voulu la création de l’Etat belge et qui, non contents de cela, ont imposé à la population pro-française un prince allemand comme souverain. Celui-ci avait combattu dans l’armée qui vainquit Napoléon à Waterloo, donc conttre de nombreux Wallons engagés dans les troupes de l’empereur.

  8. Je l’ai lu, et ça vaut le coup. On y apprendra, si on ne le savait pas déjà, outre le fait que Churchill voulait interner les handicapés mentaux, comme cela est mentionné dans l’article, que les Anglais ont été les premiers à créer des camps de concentration, et même de la mort, en Afrique du Sud, pour se débarrasser des Boers…

    • L’Angleterre, cela n’est jamais qu’une colonie normande (donc française) ayant mal tournée. Bref, un « Angliche », c’est un Français avec tous ses vices, mais sans ses qualités.

    • Il me semble que le camp de concentration est d’origine espagnole, durant la guerre d’indépendance de Cuba. Mais avec pour finalité de défendre plus efficacement les loyalistes.

      • Non c’est bien avant.
        Les espagnols, dont on a oublié la barbarie pendant la guerre d’Espagne sous Napoléon, ont eu la sinistre ile camp de concentration de Cabrera dans les Baléares où 10 000 soldats français furent entassés entre 1809 et 1814 sans abri et avec très peu d’eau et de nourriture. Les survivants, environ 4000, furent rapatriés en 1814, nus, malades et faméliques. Beaucoup moururent pendant leur rapatriement.

  9. Il este bien connu que, lors de l’invasion de l’Espagne par Bonaparte, les anglais ont « aidé » les espagnols en leur fournissant des troupes sous le commandement de Wellington. Mais on sait moins que les troupes déployèrent efforts considérables pour incendier les usines espagnoles – n’oublions pas qu’il s’agissait de ses alliés – afin de les empêcher de concurrencer les leurs. Le bombardement de la Compagnie royale de porcelaine du Buen Retiro en est un exemple frappant. ¡Chapeau á ces chevaliers appelées gentlements!

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