Le RN pourrait retrouver la vice-présidence à l’Assemblée
Au palais Bourbon, le Rassemblement national pourrait retrouver le perchoir. Ainsi parle-t-on du siège du président de l’Assemblée nationale qui surplombe l’hémicycle de la chambre parlementaire. Yaël Braun-Pivet occupe cette fonction depuis trois ans, élue par ses pairs en juin 2022 après avoir été réélue députée des Yvelines. Sa réélection en 2024 se fit d'un cheveu, seulement 13 voix la séparaient d'André Chassaigne, député PC, candidat du NFP (Nouveau Front populaire). Selon le règlement, cette fidèle d'Emmanuel Macron est épaulée dans sa fonction par six vice-présidents qui se répartissent, avec le président, le calendrier des travaux parlementaires afin d’animer et de diriger les débats en séance publique.
À chaque rentrée parlementaire, le bureau de l’Assemblée (vice-présidents, questeurs, secrétaires) et les présidences de commission peuvent être redistribués. Traditionnellement, dans une même législature, les postes sont presque tacitement reconduits. Mais cette année, l’instabilité politique et la tripartition de l'Assemblée rebat les cartes. En effet, privé l’année dernière de représentation au sein du Bureau, le RN pourrait bien retrouver les deux vice-présidences qui étaient les siennes en 2022. Deux ans plus tard, un « front républicain » parlementaire devait les priver de ces fonctions. En juin 2024, alors que le groupe dirigé par Marine Le Pen était numériquement le plus important à la suite de la dissolution décidée par Emmanuel Macron, une manœuvre visa à l'empêcher d’accéder aux postes à responsabilité du palais Bourbon. À la vice-présidence, La France insoumise, le bloc central et LR se partageaient le gâteau, obtenant deux postes chacun. Il y a un an, les écologistes récupéraient même le poste d'Annie Genevard (LR), nommée au gouvernement, rendant le déséquilibre encore plus net. Il en fut de même pour les présidences des commissions clés où le RN fut consciencieusement mis de côté.
¡No pasarán!
Demain 1er octobre débute la session ordinaire qui s’ouvre par l’élection des vice-présidents et des questeurs. Jeudi 2 octobre, les députés éliront les secrétaires. Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme, affirmait, dimanche 28 septembre, sur LCI, que des échanges positifs avec le bloc central avaient lieu afin que le RN puisse retrouver ses places perdues. Yaël Braun-Pivet, favorable à une meilleure représentativité, a souhaité réunir, lundi 29 septembre, les présidents de groupe afin de proposer une répartition des postes sur la base de leurs effectifs respectifs. Ce qui impliquerait de donner deux vice-présidences à chacun des trois blocs (le bloc central, la gauche et le RN) et d’accorder au moins un secrétariat à chacun des onze groupes. Une idée qui ulcère la gauche. ¡No pasarán! « Ne laissons pas un parti antirépublicain, xénophobe et climato-négationniste se normaliser et gangrener toujours plus nos institutions », affirmait Cyrielle Chatelain, présidente du groupe écologiste, à la sortie de cette réunion. Le député Renaissance Ludovic Mendes tente de minimiser le fait politique : accorder une place au RN, ce n’est pas glisser « un bulletin RN dans l’urne ». « Nous ne serons jamais leurs amis ni leurs alliés. Mais on doit respecter le poids qu’ils pèsent et les électeurs qui les ont élus », explique le parlementaire, qui se sent soudainement pousser des ailes démocratiques. Oublié le tour de passe-passe de l’année dernière où la Macronie votait avec la gauche pour spolier le parti de Jordan Bardella.
Optimisme et méfiance
Une manœuvre « scandaleuse », explique, à BV, Pierre Meurin, député RN du Gard, « cette année, certains se sont rendu compte qu’il était normal de nous accorder la place qui nous revient ». Dans les rangs marinistes, optimisme et méfiance sont de mise. L’accord conclu devrait voir le bloc central soutenir, au second tour, les candidatures RN. Sébastien Chenu (Nord) et Hélène Laporte (Lot-et-Garonne) porteront la bannière du parti à la flamme, forts de leur expérience entre 2022 et 2024. Mais certains parlementaires se méfient, rien n’est jamais acquis ; un accord de principe peut toujours partir en éclats. Alors que le dernier sondage IFOP renforce le RN dans les intentions de vote des Français, Marine Le Pen et Jordan Bardella caracolant en tête avec 34 %, quelle sera la réaction des parlementaires ? Faire l’autruche et insulter à nouveau les électeurs du camp national en privant le RN de postes clés à l’Assemblée ou prise de conscience que les cordons sanitaires et autres fronts républicains sont des outils antidémocratiques ?
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33 commentaires
A l’heure actuelle c’est bien le L F I ….. le parti le plus dangereux pour la France ! Mélanchon a écarté les députés qui lui faisaient de l’ombre comme GARIDO … SON MARI….. pour faire élire un ffiché triple S etc …. « méthode stalienne » !
Il faut que le RN censure sans état d’âme. Il ne faut plus se laisser humilier. Les électeurs ne leur pardonneront pas de se faire avoir pour un » plat de lentilles »!
La moitié de l’Assemblée se lèvera et désertera l’hémicycle. Comme à l’ONU. Le règne des bébés boudeurs continue.
L »arc républicain en prendrait un drôle de coup !!!
Entièrement d’accord avec Stroumphette 65 ci dessous.
Il est plus que temps de remédier à cette anomalie et que justice soit rendue au RN : les postes clés doivent être répartis AU PRORATA du nombre de députés de chaque formation politique siégeant à l’Assemblée Natioinale.
Point barre.
Merci Dame MARCU, ce serait plus logique et démocratique aussi
Les gauchistes doivent être en PLS, deux RN élus à de bonnes places hier enfin !!!
Ce serait justice rendue mais ne donnera pas pour autant aux membres de l’Assemblée l’intelligence et le bon sens dont à besoin la France . On continuera d’entendre des Ânes braire qu’ils ont tous les droits et que les riches n’ont que des devoirs .
Donnant! Donnant!
Atal et macron avaient retiré leurs candidats macronistes pour faire élire les islamo-gauchistes de LFI CONTRE les candidats du Rassemblement National. En contrepartie, ils les ont laissés prendre la majorité des postes.
De toutes façons macron se moque bien de la démocratie électorale et des Français. Sa dernière lubie de ce jour, c’est, toujours dans sa guerre à V.Poutine, la situation d’un navire béninois qui a déchargé au Havre son pétrole… qui proviendrait de Russie. Il a quel goût le pétrole russe?
Voilà un mois que l’exécutif bayrou est démissionné et lecornu va faire une déclaration… devant les anciens ministres.
Macron doit tester jusqu’à quel niveau de servitude le franchouillard peut descendre sans broncher.
Pour entrer au guiness book ou pour l’information des bilderberg?
Bein voyons ! Comme dit un certain Z, la ficelle est grosse, le rn ne doit pas s’engager, la seule solution est la démission du locataire de l’Élysée et enfin donner la parole aux français