[LE GÉNIE FRANÇAIS] Chateaubriand et le Génie du christianisme
Du courant romantique à la preuve scientifique de l’existence de Dieu
Chateaubriand, génial écrivain, est un des fondateurs du romantisme français. Diplomate, ministre, il reste surtout un grand nom de la littérature. Il va imprégner la culture française pour toujours et faire l’admiration de ses successeurs les plus illustres, dont Victor Hugo, Gustave Flaubert, Marcel Proust, le général de Gaulle…
Deux grands romantiques
Hugo, qui n'était pas encore le républicain que l'on connaît, dira, dans sa jeunesse, du célèbre royaliste : « Je veux être Chateaubriand ou rien ! » Ces deux grands hommes ont des points communs. Et leurs engagements ne sont pas éloignés. Ils ont fait une carrière politique, lutté pour la liberté de la presse et connu l’exil : Chateaubriand à Londres, Hugo à Bruxelles, Jersey puis Guernesey. Ils seront élus tous les deux à l’Académie française. François-René de Chateaubriand est né en 1768. C’est un contre-révolutionnaire marginal qui veut toucher les jeunes générations en quête d’idéal. Il manifeste son opposition à la violence et aux excès de la Révolution française. Son frère et sa belle-sœur sont guillotinés. Il émigre en Angleterre à vingt ans, où il habite un grenier et donne des cours de français pour survivre. Quand Napoléon Bonaparte met fin à la Révolution, dix ans plus tard, il revient en France avec des manuscrits dont le succès est retentissant : Atala, René et, surtout, Génie du christianisme.
De l’exil au grand retour
Ainsi, en 1802, cette œuvre monumentale va faire l’événement en même temps que provoquer le retour du religieux après la déchristianisation révolutionnaire. Dans Génie du christianisme, il défend la sagesse et la beauté de la religion chrétienne : « De toutes les religions qui ont jamais existé, la religion chrétienne est la plus poétique, la plus humaine, la plus favorable à la liberté, aux arts et aux lettres ; le monde moderne lui doit tout, depuis l'agriculture jusqu'aux sciences abstraites ; depuis les hospices pour les malheureux jusqu'aux temples bâtis par Michel-Ange et décorés par Raphaël. »
Chateaubriand y reproche aux écrivains du XVIIIe siècle (philosophes des Lumières) de méconnaître Dieu. Il considère que le christianisme a donné les plus grands artistes et les meilleurs peintres (sans doute ajouterait-il aujourd’hui les innombrables inventeurs) : « Démontrer la beauté d'une religion revient à en démontrer la vérité. »
Le christianisme n'est pas contre la philosophie ou le progrès scientifique, précise-t-il. Et notre auteur de citer Bacon, Newton, Leibniz, Malebranche, La Bruyère, Pascal et Bossuet, qui en sont témoins.
Avec Napoléon, les églises vont s’ouvrir à nouveau
Ce premier grand succès littéraire de Chateaubriand aura une influence considérable sur les idées littéraires et religieuses de la France du XIXe siècle, qui redeviendra aussi chrétienne que sous la monarchie. Malgré tout, le matérialisme prospère. Le contexte politique reste tendu. La philosophie des Lumières et des révolutionnaires oppose la foi et la raison, en considérant qu’avec les découvertes scientifiques, on peut expliquer l’Univers sans avoir besoin d’un Dieu créateur qui le dominerait. C’est écrit dans la Bible aux premières pages de la Genèse : « Alors le serpent dit à Ève : vous ne mourrez point, mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez [de l’arbre de la connaissance], vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux… » (aussi forts que Lui).
Jusqu’au XXe siècle, le matérialisme semble ainsi triompher. Et les découvertes scientifiques tentent de prouver l’inexistence de Dieu ou d’un esprit supérieur. Marxisme, freudisme et scientisme sont à la mode. Mais l’athéisme et les totalitarismes communistes et nazis ont tous tourné à la barbarie, en Russie, en Chine, au Cambodge et partout dans le monde. Alors, le matérialisme athée en a pris un grand coup.
La preuve de l’existence de Dieu
« Un peu de science éloigne de Dieu, beaucoup de science y ramène », disait Francis Bacon, ce philosophe anglais de la fin de la Renaissance, qui sera repris par Pasteur. Tout récemment, en 2022, Olivier Bonnassies et Michel-Yves Bolloré, respectivement polytechnicien et ingénieur, démontrent dans un best-seller, Dieu, la science, les preuves (200.000 livres vendus en un an), que la raison et la foi sont complémentaires. Ils apportent la preuve scientifique de l’existence de Dieu par la théorie de la relativité, la découverte du Big Bang, l’expansion de l’Univers, les avancées de la biologie, etc. L’expansion accélérée de l’Univers et sa mort thermique assurée nous prouvent que celui-ci a eu un début. Et « tout début suppose un créateur ».
L’archéologie moderne découvre régulièrement des vestiges confortant la véracité des Écritures. Par exemple, il y a quelques années ont été retrouvés les amphores et le village de Cana, où Jésus a accompli son premier miracle en transformant l’eau en vin. Sans parler des 500.000 heures d'études scientifiques qui font du linceul du Christ l'objet archéologique le plus étudié au monde. Et les milliers d’apparitions de la Vierge jamais expliquées. Ce qui n’est arrivé ni à Mahomet ni à Bouddha…
Mais comme avait prévenu le Christ lui-même, « j’aurais beau vous apporter tous les signes, toutes les preuves, si vous ne voulez pas croire, vous ne croirez pas ». Il y a même des hommes passionnés par le christianisme qui n’ont pas la foi, et bien malgré eux. Cela reste un mystère. Stéphane Bern, qui aimerait croire, est de ceux-là. Cependant, il donne beaucoup de sa personne et de son temps à la restauration des églises ; et fait la différence entre l’existence de Dieu et le mystère de la foi.
Un Judas pour onze bons apôtres
La déchristianisation de la France est proportionnelle à l’explosion de la violence. Y aurait-il un lien ? Nos médias, journalistes et partis politiques qui ne croient en rien se moquent des chrétiens, jusqu’à attaquer leurs écoles. Encore récemment, la chaîne du service public Arte, avec un dessin animé, ridiculisait la Nativité. Quel courageux coup de pied de l’âne ! Ils préfèrent s’intéresser à une minorité de traîtres en dénonçant 1 % de mauvais religieux, pendant que 99 % donnent en silence leur vie aux autres aux quatre coins du monde, appliquant le principe de saint François de Sales, patron des journalistes (le savent-ils ?) : « Le bruit ne fait pas de bien et le bien ne fait pas de bruit. »
Il suffit de suivre le Tour de France depuis l’hélicoptère de Franck Ferrand et vous aurez déjà un formidable aperçu du génie du christianisme. Ses clochers, cathédrales et monastères ne font-ils pas tout le charme de nos paysages ?
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26 commentaires
« Il y a même des hommes passionnés par le christianisme qui n’ont pas la foi, et bien malgré eux. Cela reste un mystère. »
Qu’ils commencent par vivre selon les principes de l’Évangile, chastement (ce qui ne veut pas dire dans l’abstinence) sans juger leur prochain et sans leur nuire pour s’avantager soi-même, et le reste viendra tout seul. Dieu laisse l’homme libre. Comment agirait-il sur un individu qui librement le gifle et l’insulte en permanence ?
Je n’ai qu’une chose à dire : MERCI pour cet article qui remet la table sur ses pieds et de la lumière dans nos vies.
Chrétien, réveille-toi, affermis ce que tu as encore avant que cela ne vienne à mourir complètement. Apocalypse 3.2
S’il est un ouvrage que devrait lire chaque personne désireuse d’obtenir la nationalité Française, c’est bien « Mémoires d’Outre tombe ». Mais au vu des décisions et remarques de ceux qui ont pris les rennes de la France, par sûr qu’ils l’aient seulement feuilleté.
Les rennes vous souhaitent un joyeux Noël.