« La police tue » : premier meeting, premières outrances de Sébastien Delogu

« Ce qui est français lui est insupportable », dénonce le sénateur Stéphane Ravier.
Copie écran BFM
Copie écran BFM

Sébastien Delogu lance sa campagne. Comme à son habitude, le député LFI qui brigue la mairie de Marseille a chaussé ses gros sabots, sans hésiter à faire dans l’outrance, comme lorsqu’il s’en prend directement à la police. LFI a choisi son camp depuis longtemps.

« Ce qui est français lui est insupportable »

Le député de Marseille a choisi un soutien de taille, pour son premier meeting, samedi 6 décembre en fin d'après-midi : Assa Traoré. La jeune fille introduit son champion et l’appelle sur scène. Celle qui appelle à voter « Sébastien », « ce jeune des quartiers devenu député », n’est autre que la sœur d’Adama Traoré, son frère, décédé en 2016 après son interpellation alors qu’il tentait de fuir un contrôle de police. Assa a fondé le Comité vérité et justice pour Adama et est devenue une icône de la lutte contre le racisme et les « violences policières », notamment en 2020 lors des manifestations en écho au décès de George Floyd aux États-Unis.

Sébastien Delogu se sent pousser des ailes : « On ne vient pas de la même ville, on ne vient pas du même quartier, on n’a pas la même couleur de peau, mais le combat que tu mènes est le mien », lance-t-il à Assa Traoré. Avant d’enchérir : « Ça les fait criser quand on dit que "la police tue" », mais la police a tué son frère. »

Des propos qui n’ont pas manqué de faire réagir le camp national. Franck Allisio, député des Bouches-du-Rhône, a annoncé avoir fait un signalement au procureur ainsi qu'au ministre de l'Intérieur. « Je ne laisserai pas nos forces de l'ordre injuriées injustement », a dénoncé le candidat RN de la cité phocéenne, en apportant « son soutien à la police, notamment à Marseille, qui est en première ligne contre les délinquants, les criminels, le trafic de drogue et qui risque chaque jour sa vie ». En 2024, 24 personnes sont mortes à cause du trafic de drogue à Marseille.

« Nous, on va nettoyer au Kärcher™ ce système corrompu ! »

« Sébastien Delogu dit, répète et confirme la ligne de La France insoumise : une haine de tout ce qui peut incarner la France, notre police, notre identité, notre unité, affirme le sénateur marseillais Stéphane Ravier. Ce qui est français lui est insupportable. »

Auprès de BV, le parlementaire, qui a décidé de soutenir la candidature du député Franck Allisio pour éviter une division du camp national, s’insurge d’autant plus contre les propos du candidat LFI qu'en 2024, le procès en appel dans l’affaire Adama Traoré et de son interpellation musclée a confirmé un non-lieu en faveur des gendarmes. « Il n’hésite pas à piétiner l’enquête et les décisions de justice pour fracturer et mettre le feu à cette ville », tempête Stéphane Ravier, qui souligne dans le succès de Sébastien Delogu la puissance des populations étrangères installées dans des quartiers où elles se sentent « chez elles chez nous ».

Durant sa petite intervention d’une quinzaine de minutes sur les deux heures du meeting, le député mélenchoniste a notamment moqué violemment Nicolas Sarkozy : « Souvenez-vous de ce mec qui voulait nettoyer les quartiers au Kärcher™, il est allé en prison d’ailleurs ! Il n’y est pas resté longtemps ! Nous, on va nettoyer au Kärcher™ ce système corrompu ! »

L’ancien chauffeur du président de La France insoumise a stigmatisé le RN et Franck Allisio, « un député touriste d’extrême droite qui veut faire de Marseille un laboratoire du fascisme », et s’en est pris au maire socialiste, Benoît Payan, qui « s’est fait élire à gauche et qui gouverne au centre ». « La gauche a voulu jouer avec le feu de l’immigration », constate Stéphane Ravier, amer. Nous en récoltons les fruits.

Picture of Yves-Marie Sévillia
Yves-Marie Sévillia
Journaliste chez Boulevard Voltaire

Vos commentaires

73 commentaires

  1. Mme Traoré, la seule de la famille qui n’est pas passée par la case prison mais par la case 20 000 euros en étant l’égérie de Lauboutin. Il y a des alliances improbables, mais tout est bon chez Lfi pour draguer.

  2. Ce pauvre delogu qui ne c’est ni lire ni écrire et qui veut devenir maire de Marseille il à été élu député gràce à l’ancienne émigration et aux français woke et maintenant il pleure que sur X les Français ce fiche de lui quand il parle.

  3. Il est peu probable qu’un « signalement » soit de nature à émouvoir le ministre de l’intérieur. Surtout à l’égard de gauchistes.

  4. Hey gugu, c’est qui Pétain ? Je pensais voir le fond en le regardant,mais non son électorat vole encore plus bas.

  5. Que delogu commence d’abord par apprendre à lire. Et ce mec est député. ça promet s’il venait à être élu à un quelconque poste

  6. Je suis seul à écrire ceci et donc seul à assumer : ce genre de constat ( l’élection de pareils personnages) pose la question de l’équivalence des voix aux élections. « Une personne – une voix » ne me paraît plus être approprié MAIS … je n’ai malheureusement rien de mieux à proposer. De nos jours, au vu des populations qui coexistent mais sans connexion réelle entre elles, je crois que laisser voter n’importe qui susceptible de prioriser l’ethnicité ou la confession est porteur d’un risque sociétal important.

  7. Si seulement il y avait un examen d’entrée pour évaluer la capacité d’un individu à devenir député, nous ne serions pas confrontés à tous ces spectacles lamentables.

  8. Il a ses chances au royaume des aveugles les borgnes sont rois, il semblerait qu’il ait appris à lire puisque je n’ai pas vu son doigt se déplacer au fur et à mesure qu’il lisait, ou alors c’était écrit en très gros. Il faut dire qu’on a le Mozart de la finance dont on vu les prouesses, alors Delogu peut, peut-être, faire mieux qui sait

  9. Le pire c’est qu’il n’a pas tort concernant la mise en prison d’un ancien président de la République. « Le poisson pourrit par la tête »
    dit un proverbe Chinois . C’est affligeant de constater que c’est vrai.

Commentaires fermés.

Vidéo YouTube

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

⇨ Tous les vendredis de 17h30 à 19h30
avec Marc Baudriller et Boulevard Voltaire ⇦

Toulouse : vers un départ d’Airbus si LFI gagne dimanche ?
Gabrielle Cluzel sur CNews

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois