La fermeté danoise : « Vous qui commettez des crimes… vous n’avez rien à faire ici… »
À Copenhague, des vœux qui claquent. À Paris, un grand silence
Lors de ses vœux, le Premier ministre danois Mette Frederiksen, chef des Sociaux-démocrates danois, n’a laissé aucune place au flou : « À vous qui êtes venus ici et qui commettez des crimes : vous n’avez rien à faire ici. Nous ne voulons pas de votre culture autoritaire. »
Un discours frontal, assumé, prononcé par une responsable de gauche qui ne s’excuse ni de protéger son pays ni de nommer les problèmes.
En France, le contraste est saisissant. Dans ses derniers vœux, Emmanuel Macron a parlé de climat, de guerre, de jeunesse, de cohésion nationale, d'euthanasie (sans prononcer le mot)… sans jamais évoquer la question de l'immigration. Pas une fois. Comme si le sujet le plus inflammable du pays pouvait être dissous dans quelques formules vagues sur l’ordre et le vivre ensemble. Là où Copenhague nomme, Paris contourne.
Dans son discours pour la nouvelle année, la Première ministre danoise DE GAUCHE Mette Frederiksen a un message pour les envahisseurs africains et les colons islamiques :
« Nous ne voulons pas de votre culture de domination. Vous n’avez pas votre place ici ».
Comme quoi le… pic.twitter.com/4Skm5MXDZd
— Jean MESSIHA (@JeanMessiha) January 3, 2026
À ce sujet — Vœux de Macron : non mais, allô, quoi !
Des chiffres bruts : la maîtrise danoise face au laisser-faire français
Cette différence de ton se retrouve immédiatement dans les faits. En 2024, le Danemark a délivré environ 100.000 autorisations de séjour, un chiffre largement gonflé par la libre circulation européenne. Hors ressortissants de l’UE, la politique est drastique : moins de 900 titres d’asile accordés sur l’année et un peu plus de 4.000 regroupements familiaux, tous sévèrement conditionnés.
En France, sur la même période, plus de 340.000 premiers titres de séjour ont été délivrés. Les demandes d’asile, plus de 150.000, restent élevées, tandis que l’immigration familiale et étudiante progresse mécaniquement, sans plafonnement clair ni stratégie de réduction des flux.
Même contraste, du côté des expulsions. Le Danemark a procédé à environ 1.000 retours vers des pays tiers, un chiffre modeste en valeur absolue mais significatif rapporté à la population (moins de 6 millions d'habitants) et surtout pleinement assumé politiquement. La France affiche 21.600 éloignements effectifs, un volume qui, rapporté aux entrées annuelles, illustre surtout une incapacité chronique à faire respecter les décisions prises.
Une législation danoise faite pour produire ces résultats
Ces écarts ne relèvent pas du hasard. Au Danemark, la fermeté est inscrite dans la loi. Le regroupement familial est strictement conditionné par les ressources, le logement et la durée de séjour. Le titre de séjour peut être retiré en cas de délinquance. L’expulsion des étrangers condamnés pénalement est facilitée et assumée comme une mesure normale de protection collective. L’asile, enfin, est volontairement limité selon une logique dissuasive clairement affichée.
En France, la loi avance à reculons. Chaque réforme censée durcir la politique migratoire est aussitôt neutralisée par des exceptions, des recours ou des renoncements politiques, quand le Conseil constitutionnel ne censure pas les articles de loi. Le séjour tend à devenir quasi automatique, l’éloignement juridiquement fragile et la sanction systématiquement suspecte. Là où la législation danoise organise la maîtrise des flux, la législation française en organise l’impuissance.
Deux gauches, et un Président qui regarde ailleurs
Le plus dérangeant, pour Paris, est que cette fermeté est portée par une gauche de gouvernement. Pendant que les Sociaux-démocrates danois expulsent sans trembler les étrangers délinquants et assument une politique de fermeté, la gauche française, dominée par La France insoumise et suivie par une partie du Parti socialiste, réclame régularisations massives, remise en cause des expulsions et dénonciation systématique de toute politique de contrôle.
Pris entre cette gauche idéologique et une droite sans ligne claire, Emmanuel Macron a choisi le confort du silence. Ne pas dire « immigration » n’est pas un oubli. C’est déjà une politique. Une politique de l’évitement.
Au Danemark, la gauche gouverne et tranche. En France, le Président fait des vœux… et laisse le réel sans réponse.
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69 commentaires
Je constate que les chefs d’Etats qui ont le courage et la volonté sont souvent des femmes.
Que disent les habitants du Groenland ? Ont-ils leur mot à dire, une opinion ?
Ne pas trop en faire avec cette socialo Danoise! C’est du vent pour affaiblir la droite.
Voilà l’attitude qui convient de tenir, quand en France, en Belgique et ailleurs en Europe domine la lâcheté, la peur du conflit, conflit qui de toutes façons, viendra !
En avoir ou pas. Macron n’en a jamais eu. Soit. Mais les Français ont voté 2 fois pour lui. Errare humanum est. Perseverare diabolicum.
Mr Montero, je reprends vos termes: « Là où la législation danoise organise la maîtrise des flux, la législation française en organise l’impuissance. » Vous m’étonnez beaucoup, je croyais que c’était l’Europe qui nous empêchait d’agir en « maîtres chez nous » (humour).
Le Danemark est un pays où il fait bon vivre ,ils ont compris ce qu’ apportait l’ immigration à outrance !
En fait, je crois bien que les Danois sont des gens qui réfléchissent, me semble-t-il!
Alors évidemment nous avons le plus grand mal à les comprendre !
Attendre une réponse de Macron ? mais laquelle ? Il est fini. Mme Frederiksen fait du Trump, du Melloni. Mais pour parler comme ça faut être élu. La question est donc de savoir si les français sont prêts à voter comme les américains, les danois ou les italiens? Et donc d’avoir conscience que s’il y a réponse elle ne put venir que du peuple et notamment des abstentionnistes qui seront comme toujours décisifs.
Je rappelle que voter c’est donner son avis, elire c’est donner sa voix donc la perdre. En France la réponse ne viendra jamais du peuple, elle n’est pas une démocratie. Dois je rappeler aussi que la dernière fois que le peuple a « voté » Sarkozy s’est assis sur sa décision. Aller aux urnes c’est soutenir ce système corrompu.
« À vous qui êtes venus ici et qui commettez des crimes : vous n’avez rien à faire ici. Nous ne voulons pas de votre culture autoritaire. »
La Première Ministre danoise a totalement raison de parler aux Américains sans enrobage, en termes francs et directs, vu leur avidité et leurs méthodes brutales et indignes d’un pays civilisé.
« L’impérialisme » américain est de retour, les politiques états-uniens ont toujours cru qu’ils étaient investis d’une mission divine : dominer le Monde (pour le bien de celui-ci, bien sûr !) et surtout pour s’accaparer leurs richesses (minières, industrielles….). Pour « Mr » TRUMP, AMERICA first !………..
Evidemment les medias bien pensants ne parlent jamais de la politique migratoire du Danemark dirigé par la gauche!
Gauche et sécurité, ça ne va pas ensemble en France. On préfère mixité sociale et vivre ensemble, mais ça ne concerne que les gueux.
ces afghans et algériens qui attaquent les gens, c’est une telle joie de les avoir sur notre territoire.
dans un an et demi, il sera trop tard pour la FRance
destitution de macron, vite, vite
….arrivée de Marine ou Jordan Bardella , vite vite vite
D’un côté le courage danois et de l’autre côté la lâcheté française. Lâcheté pas seulement , récupération de voies pour les élections à suivre , mis à part ceci , la France ne les intéresse pas.
Mais comment font-ils, les Danois (et quelques autres) ? Ont-ils un truc pour obtenir des laisser-passer consulaires, ou s’en passent-ils ???
C’est exactement la question que je voulais poser : pourquoi les Danois réussissent et pas nous.
L’article de BV ne l’explique pas.
Ils ont eu un traité sur mesure. Vous savez, celui que Sarkozy nous a imposé.
C’est quoi au juste? Le Groenland une colonie danoise et donc l’arrivée de Trump ferait penser à Fachoda : Trump/Kitchener surpris d’y trouver le drapeau danois!
Là, on est à la frontière du problème, vraiment: seul un gouvernement issu d’un suffrage présidentiel nettement à Droite pourra le traiter… Sinon, on va continuer lentement mais sûrement vers un paysage flou, des sociétés civiles sans vraies règles, des propriétés bafouées, des justices non rendues…