Le film Sacré-Cœur dézingué dans La Croix : une raison supplémentaire d’aller le voir
La Croix dénonce le Sacré-Cœur. Si l’on s’en tient aux mots, la phrase est déjà antithétique. Aurait-on idée d'écrire que Notre-Dame des Sept douleurs n’est pas d’accord avec l’Immaculée Conception ? Mais elle résume assez bien, à elle seule, le travail de sape et d’autodestruction, depuis des dizaines d’années, du titre de presse supposé catholique qui a pris ce nom.
La Croix après Mediapart
Il ne s’agit pas d’un article, à proprement parler, mais de la tribune d’un « collectif catholique » qui, bien qu’appelé P.A.I.X, a décidé de déclarer la guerre à un film. Ce collectif, qui ne compte qu’une poignées d’illustres inconnus, publie habituellement dans les colonnes de Mediapart. Le choix de La Croix, cette fois, s’explique par la cible visée : il s’agit de dissuader les catholiques d’aller voir ce film. Dans tout le maelström que charrient les salles de cinéma françaises, c’est cette modeste production bien innocente qui a été choisie pour être mise à l’index. Que lui reproche-t-on, au fond ? Vous ne le saurez pas, la tribune n’en dit rien. Les seuls arguments avancés ont trait aux soutiens du film : Vincent Bolloré, Pierre-Édouard Stérin, CNews, etc. « Ne participons pas, à travers ce film, à renforcer le lien entre extrême droite et catholicisme », exhortent les signataires.
Rappelons, pourtant, que Canal+ finance de nombreux films, notamment produits par France 2, et curieusement, personne ne leur a jamais fait grief de l’origine des fonds nauséabonds. Là, l’argent n’a pas d’odeur.
Ce petit miracle cinématographique - documentaire à petit budget sur une sainte du XVIIe siècle exhalant des odeurs de sacristie et alternant analyses d’ecclésiastiques et témoignages de convertis sur fond de scènes de la passion… aucune recette facile de blockbuster, c’est le moins que l’on puisse dire - les irrite, les met en rage et les désespère : 250.000 entrées, à ce jour. Toutes les tentatives de censure, de la RATP/SNCF à la mairie de Marseille, n’ont conduit qu’à un effet Streisand tout à fait contre-productif pour les initiateurs. Mais le soutien financier ou médiatique de la sphère Bolloré ou Stérin n’est pas la seule cause de cette détestation.
Catholicisme populaire
De son effigie, frappée sur les drapeaux bleu-blanc-rouge des poilus pendant la Grande Guerre - sans doute ce que cette tribune appelle du « national catholicisme » - à la basilique parisienne, faussement présentée comme une provocation anti-communarde, le Sacré-Cœur a toujours été haï par la gauche.
Puis il y a ces dévotions populaires séculaires, honnies elles aussi, mises en valeur dans le documentaire : les visitandines de Nantes, qui confectionnent traditionnellement, à partir d’un petit bout de feutrine, ce que l’on appelle « la sauvegarde du Sacré-Cœur de Jésus », croulent sous les commandes - au point qu’elles peinent à les honorer - depuis leur bref passage dans le film de Steven et Sabrina Gunnell.
Le but de cette tribune est simple : éviter à toute force que les Français raccrochent les wagons de la transmission, auquel ce film participe presque malgré lui.
La transmission, c’est le thème de trois livres majeurs parus presque en même temps à l’automne, différents mais complémentaires : Populicide, de Philippe de Villiers (Fayard), La messe n’est pas dite, d’Éric Zemmour (Fayard), et Vers une église sans peuple ? , de Yann Raison du Cleuziou (Le Cerf). Tous montrent que le fil de l’héritage spirituel français a été rompu par l’éradication sourde, lente mais bien réelle des fêtes et des ferveurs populaires. « La pratique a souvent précédé la foi, la première induisant la seconde ou la réveillant dans certains cas », affirmait le sociologue Jacques Maître. Pascal lui-même disait que les gestes étaient le commencement de la foi. Mais le chemin se prend aussi à rebours : faire disparaître les manifestations de dévotion incarnée, c’est éteindre la foi. Ce retour des calvaires, des pèlerinages locaux, ces baptêmes en nombre et, à présent, cet engouement massif pour ce film « pieusard » ont de quoi effrayer le collectif P.A.I.X. Le pire cauchemar, pour eux, serait qu'in fine, leur bête noire ait raison… Si, en effet, la messe n’était pas dite ? Si le catholicisme français n’avait pas dit son dernier mot ?
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154 commentaires
Il y a quelques années mon épouse et moi nous étions abonnés à la Croix. Et au bout de quelques te.ps, nous nous sommes désabonné à cause de son parfum gauchiste. Mais apparemment ça a empiré depuis …
Je suis souvent démarché par courrier ou mails par ce journal. Je dois dire que c’est direct poubelle.
Bravo madame Cluzel ! Les lecteurs de ce journal doivent enfin prendre pleinement conscience qu’il n’est’ en fait qu’un sournois compagnon de route du pseudo « progressisme » destructeur de foi à la mode. La meilleure façon de le mettre hors d’état de nuire est de ne plus le lire.
Au fil du temps » La Croix » journal catholique est devenu un » torchon de gauche que l’on pourrait appeler » la propagande de gauche » !!!
Il serait urgent de lui retirer les subventions de l’Etat : 9 millions d’€ de subvention, n’avoir qu’un tirage de 80.000ex, n’est pas un problème!!!! cela fait quand même 115€ l’exemplaire, et qui serait bien indispensable pour loger et nourrir les familles dans le besoin !
La dernière fois qu’ils m’ont contacté pour un abonnement – Ils ont leur fichier comme tout le monde – j’ai répondu que si je voulais un journal qui s’assume je prendrai Libé. Fin de l’épisode.
Dans un article récent, La Croix reprenait le discours du Hamas qualifiant les bombardements Israéliens de …Génocide. Tout est là….
« leur gentil curé leur preconisait son achat à la messe du dimanche »
Très sérieuse, je l’ai vécu aussi, lorsque j’habitais dans le 78100.
Par contre, je n’avais pas le ticket pour le paradis…
Lorsque j’ai fait remarquer au commercial de la croix, qui me harcelait par téléphone, pour que je m’abonne à leur torchon, qu’il était étrange qu’un journal soit disant catholique ait plus de sympathie envers les musulmans qu’envers des catholiques « traditionalistes « , il m’a raccroché au nez.
Et oui, c’est triste…
La sincérité des témoignages doit les déranger. Ni Gauche , ni Droite juste du coeur .
Ceci n’est pas nouveau la gauche est partout sournoise et prête à tout.
La Croix a toujours été socialiste. Elle trompe depuis toujours ses lecteurs qui se laissent convaincre, sous prétexte de principes chrétiens dévoyés.
Selon le Pape Pie XI, notamment dans son encyclique « Quadragesimo anno », on peut pas être à la fois chrétien et socialiste!
Il y a une dérive d’au moins une partie de l’Église depuis la disparition de mon Pape préféré!
Je leur conseille 2 titres de film :
« Les infiltrés » et « Les possédés ».
la pratique donne la foi, oui, je dis en ce sens que la route fait le panneau routier mais le panneau routier ne fait pas la route.
Pardon pour la clicoquille « SABRINA et Steven GUNNELL »
Chretien, catho,baptisé évidemment,communions..mes grands-parents ont fait leur job..à savoir transmettre mes racines judéo-chrétiennes sans outrance, sans obligation,sans « prosélytisme »..
Je ne suis pas pratiquant, je ne sais pas si je suis croyant mais aujourd’hui avec le chaos actuel se rapprocher de ses racines est important pour moi !
Face à toutes ces critiques, censures, interdictions je suis allé voir le film..je suis allé voir le film..sans doute pas pour la bonne raison..j’y vais pour faire du chiffre..comme les concerts dans les églises..les messes « importantes »..le chemin de croix..je sais une chose : je m’y sens bien
Merci mamie, merci papy