J.D. Vance, le vice-président d’un gouvernement résolument pro-life
Moins d'une semaine après la Marche pour la vie à Paris, la March for Life américaine s’élançait à Washington, ce vendredi 23 janvier. À la tribune, le vice-président américain James David Vance en a profité pour faire le bilan d'un an de politique familiale de l’administration Trump et pour annoncer la fin des financements américains pour les ONG prônant l’avortement et les « idéologies radicales de genre ».
À l'intérieur...
L’année dernière, la March for Life américaine avait été l’occasion de la première prise de parole publique du vice-président J.D. Vance. Déjà, il avait été clair sur la politique pro-vie que l’administration Trump comptait pratiquer et avait déclaré : « Je veux plus de bébés aux États-Unis d’Amérique », comme le rappelle Associated Press. Cette année, le vice-président veut montrer que l'administration Trump a tenu parole : « Au cours de l'année écoulée, je me vante un peu : notre administration a travaillé sans relâche pour mener cet effort et réparer les dégâts causés par cinq décennies de mauvaises politiques sur la question de la vie », explique Vance, dans son discours. Quant à Donald Trump, c’est via une vidéo que le président s’est adressé à la foule, lui rappelant, rapporte encore Associated Press, « les "progrès sans précédent" réalisés par son administration pour "protéger la vie innocente et soutenir l’institution de la famille comme jamais auparavant" ». J.D. Vance ne s'en cache pas, même s’« il reste encore beaucoup de chemin à parcourir ensemble, [leur] vision est simple. Nous voulons que la vie s'épanouisse aux États-Unis d'Amérique. Nous voulons que chaque Américain, sans exception, ait des enfants heureux et en bonne santé, et qu'il les élève avec la certitude qu'ils réussiront et grandiront en toute sécurité et dans la prospérité, qu'ils auront accès à de bons emplois, à d'excellentes écoles, à des rues sûres et à des maisons confortables pour élever leurs enfants. Et nous voulons que toutes les familles américaines puissent le faire avec la certitude que leur nation les soutiendra, comme elle a toujours soutenu les États-Unis d'Amérique. »
À l'extérieur...
Hors de question, pour le vice-président, de mener à domicile une politique en faveur de la vie, reposant volontairement et sciemment sur la culture chrétienne des États-Unis, tout en continuant de subventionner la politique inverse à l’étranger. D’ailleurs, Vance tient à marquer la rupture avec le précédent gouvernement démocrate : « Et voici ce dont nous sommes très fiers : nous rétablissons la transparence et la responsabilité dans notre politique étrangère. Sous Joe Biden, la politique des États-Unis consistait à exporter l'avortement et l'idéologie radicale du genre dans le monde entier. Voilà comment ils ont utilisé l'argent de vos impôts. » Le vice-président ajoute que l’administration de Biden « harcelai[t] sans relâche les pays en développement pour qu'ils reprennent leurs idées d'extrême gauche », tandis que celle de Trump « […] cro[it] que chaque pays du monde a le devoir de protéger la vie et que ce n'est pas le rôle des États-Unis de promouvoir une idéologie de genre radicale. Notre rôle est de promouvoir les familles et l'épanouissement humain ». Comment se traduit cette rupture radicale ? Comme souvent, avec les États-Unis, en arrêtant le financement des ONG qui prônent l’avortement et l’« idéologie radicale du genre ».
Concrètement, Vance explique que la Maison-Blanche a décidé de « réorient[er] l'aide étrangère américaine et cessé de financer les ONG dont le seul but est de dissuader les gens d'avoir des enfants » et qu’elle « est fière d'annoncer un élargissement historique de la politique de Mexico [en interdisant] à toute ONG internationale pratiquant ou promouvant l'avortement à l'étranger de recevoir le moindre dollar de fonds américains ». La Mexico City Policy, « surnommée la "règle du bâillon mondial" par ses détracteurs », explique CNN, a été « instaurée sous la présidence de Ronald Reagan : cette politique a été systématiquement abrogée par les administrations démocrates et rétablie par les administrations républicaines ». Vance a donc profité de la Marche pour la vie américaine pour annoncer son élargissement. Il a même acté, a-t-il prévenu, le triplement de la portée de cette politique « afin de protéger la vie, de lutter contre la diversité, l'équité et l'inclusion (DEI) et les idéologies de genre radicales qui s'attaquent à nos enfants. Grâce à ces ajouts, la règle s'appliquera désormais à toute l'aide étrangère non militaire fournie par les États-Unis. » Selon Le Figaro, « cette mesure […] pourrait toucher plus de 30 milliards de dollars de financements internationaux ».
Et même à domicile !
Pas de deux poids deux mesures dans la défense de la vie et le combat contre le wokisme : autant à l’intérieur qu’à l’extérieur, les États-Unis mènent une politique cohérente. Si cohérente, d’ailleurs, que J.D. Vance est, comme il le dit lui-même, « […] un vice-président qui joint le geste à la parole » : son épouse Usha et lui « attend[ent leur] quatrième enfant » !
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17 commentaires
Voila des descisions qu’elles sont bonnes, quant on en a, on en a. MMrs VENCE ET TRUMP disent ce qu’ils vont faire, et MIRACLE, ils le font. Pour le meilleur et pour les américains. Il aiment l’Amérique ce qui est tout à fait normal. Faisons la même chose si nous aimons la FRANCE . A bon entendeur
Décidément très SYMPA ce J.D.VANCE…..!
Bonne journée
Ah ! si tous ces combats sympathiques contre l’esprit de mort pouvait atteindre la sphère
politique et militariste, ça serait parfait ! Mais, hélas, on en est encore loin …
Je suis heureux de voir que, aux États-Unis le combat pour la vie est bien engagé. Cependant si j’apprécie JD Vance, je suis beaucoup plus réservé à l’égard du sulfureux Donald Trump. Est-il le mieux placé pour porter le combat pro-vie ? Ne risque-t-il pas, par son attitude provocante, de dénaturer ce bel objectif de défense de la vie ? Et si d’aventure sa politique interne et externe devait échouer, ne risqueront-on pas de voir revenir au pouvoir les démocrates progressistes qui remettraient tout en cause ?
très bien ! Exemplaire !
Bravo
Magnifiques USA de Trump !
« Nous voulons que la vie s’épanouisse aux États-Unis d’Amérique. … » La position de Vance est le positif de celle de Macron négative. La France , tant avec sa politique intérieure qu’extérieure, s’isole de plus en plus. Elle entraine avec elle des dirigeants européens qui l’accompagnent avec de plus en plus de réticences, les plus réfractaires, Meloni et Orban. A l’image de Trump, ils prennent conscience que la politique européenne menée les conduit au désenchantement des populations. Et quoiqu’ils en disent, il ont besoin de ces dits « populistes « pour conduire leur pays. A les désarmer psychologiquement, à les dénigrer, à les démotiver leurs assises s’effritent. L’Union Européenne prend l’eau à gros bouillons. Ils en deviennent conscients. D’une part par le désengagement des USA de l’Union, ce méli-mélo aux pieds d’argile, d’autre part par des messages répétés, de bon sens, de Vance et de Trump, qui frappent les esprits, notamment aux plans finances. La pauvre Europe à l’os ne peut qu’accueillir favorablement ces appels au réveil, au sursaut puis au redressement.
À Syclam.
Je ne suis pas d’accord avec vous sur deux points : M. Orban n’a pas attendu M. Trump pour défendre les valeurs qu’affirme aujourd’hui M. Vance.
Mme Meloni nous dit être souverainiste et conservatrice. Je crois qu’elle est surtout du côté du vent qui vire.
Comment en effet faire confiance à notre président concernant ce qui est appelé « le respect de la vie ». Soit le vie depuis la conception, soit la vie en ces dernières heures…. Le parcours individuel de ce personnage plaide en effet pour tout, sauf « le respect de la vie ». Ce parcours depuis son adolescence suffit à justifier sa position sur l’avortement et l’ethanasie. Comment a-t-il été possible que la France ait pu se donner comme dirigeant, une telle personnalité portant en elle un tel attrait pour la mort?
Rafraîchissant !
Ah enfin bravo mais quel combat contre l’esprit de mort !!
Merci à Vance et Trump de promouvoir l’esprit de vie
Bravo au moins il a des convictions et les assume. Il se bat pour se à quoi il croit bravo à lui on aimera tant avoir des personnes de conviction chez nous et non pas des girouettes qui changent d’avis en fonction du vent
Le vice-président JD Vance a des valeurs, il les promeut .. Il dénonce la politique de Joe Biden , des démocrates, qui consistait á exporter l’avortement et l’idéologie radicale du genre …. Que de similitudes entre l’idéologie de ces démocrates USA , et celle de notre gauche socialo écolo wokiste …. La France doit retrouver ces valeurs de respect de la vie , début de vie et fin de vie , qui sont représentatives de notre civilisation , notre héritage chrétien ….
Ils sont peu nombreux, dans les pays occidentaux, les dirigeants qui se disent ouvertement chrétiens et défendent les principes de la loi naturelle. On pourrait évoquer également ce que fait le Premier ministre Orban (au passage, pour ceux qui ne le sauraient pas, il est calviniste). N’oublions pas que la défense de la vie n’est pas le corollaire de la religion catholique. Elle est une exigence posée par la loi naturelle, que toutes les personnes douées de raison sont capables d’identifier et de défendre.
Certaines populations affirment gagner les guerre depuis des siècles avec le ventre de leurs femmes…. Du coup, les occidentaux ont un sacré retard. Mais ça va faire du monde sur terre si le concours est lancé..
C’est le « pro life » blanc chrétien et assimilé qu’il faut comprendre et j’y ajoute une boutade que j’aime bien sortir depuis des années: Dieu a dit « croissez et multipliez » aux judéo-chrétiens mais pas aux autres!