Hervé Morin s’en prend à Sarah Knafo : le centrisme des mous du genou

Sarah Knafo nous répond dans un éclat de rire : « Il a bien fait de ne pas affirmer que je n’étais pas républicaine ! »
HERVÉ MORIN

On les croit de droite. C’est un leurre. Ce sont les centristes mous du genou, en perpétuelle génuflexion devant la gauche. Samedi soir, ce vieux boomer d’Alain Juppé s’est offert son quart d’heure warholien. C’est sûr, à 80 balais, susciter les ricanements de connivence sur le plateau de Léa Salamé, ça vous pose un homme ! Invité de l’émission Quelle époque !, samedi soir, sur France 2, l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac – il avait un livre à vendre – a fait le malin, lors de la séquence Photocall. Quand vient la photo de Bruno Retailleau, Alain Juppé lance alors un « Ciao » méprisant. Cela lui aura valu - une fois n’est pas coutume - de faire rire l’assistance.

Hervé Morin : une primaire élargie… entre nous

Autre figure politique, Hervé Morin était, ce lundi matin, l’invité de la Grande Interview de Sonia Mabrouk, sur Europe 1. Ancien ministre de la Défense de Nicolas Sarkozy, aujourd’hui président de la région Normandie, il se positionne clairement sur le gouvernement : « J’aurais censuré sans état d’âme », assure-t-il. Et fustige : « Le festival de propositions plus déconnantes (sic) les unes que les autres. »

La nécessité, c’était « de purger la crise, c’est-à-dire faire en sorte que la censure amène à se poser cette question centrale : remettre les institutions debout et, donc, amener le président de la République à annoncer sa démission programmée ».

À ce proche de Bruno Retailleau et de David Lisnard, Sonia Mabrouk demande ce qu’il reste des LR, aujourd’hui. Des regrets, sans doute… « Je pensais vraiment qu’on était capable de se faire entendre. On avait, à travers Bruno Retailleau, un discours sur les questions de sécurité, d’immigration, qui sont LES sujets centraux pour nos compatriotes », dit Hervé Morin. Et, donc, « maintenant, avec qui doit s’écrire votre histoire ? », demande Sonia Mabrouk. Elle lui rappelle que son ami David Lisnard appelle, lui, à s’entendre, « sur une proposition de cinq à dix mesures, à faire l’union des droites ». Et vous, poursuit-elle, « si vous êtes pour cette union des droites, jusqu’où va-t-elle ? »

Et là, Hervé Morin commence à patiner. Sa langue de bois voudrait sortir, elle lui racle les joues, ça bafouille. « Ce n’est pas d’abord la question d’union des droites, c’est d’abord de bâtir un modèle de primaires ouvertes », dit-il. Ouvertes jusqu’où ? Il se tortille. Sonia Mabrouk insiste : « Ouvertes de Sarah Knafo à Hervé Morin ? »

Il est mal, ce pauvre garçon… « Il y a quand même des principes simples à respecter ; c’est : est-ce que ceux avec lesquels on discute sont républicains, est-ce qu’ils sont racistes ou non, quels ont été leurs propos. » Le voilà acculé : « Reconquête serait donc un parti non républicain et raciste ? » Ben, non, il n’a pas dit ça, mais il n’a pas dit le contraire non plus. « Il y a des critères assez simples. C’est l’expression publique de celles zé ceux qui portent un message politique et il y a des choses qui ne sont pas acceptables. » Na, d’abord ! On n'en saura pas plus, mais on a compris : la primaire élargie se fera entre eux, centristes mous, LR, macronistes et MoDem.

Interrogée sur l’épisode, Sarah Knafo nous répond dans un éclat de rire : « Hervé Morin mérite le prix de la clarté dans le langage ! En tout cas, il a bien fait de ne pas affirmer que je n’étais pas républicaine ou raciste. Cela aurait été ridicule ! »

Il est une expression courante, aujourd’hui, chez les jeunes filles, au nom de l’égalité des sexes et de l’abolition du genre. C’est « Je m’en bats les c… ! » Il faut reconnaître qu’en politique, du moins, de Le Pen à Meloni en passant par Knafo et Maréchal, les femmes sont bien les seules à en avoir !

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Marie Delarue
Journaliste à BV, artiste

Vos commentaires

102 commentaires

  1. Lecornu a eu la bonne expression, il a rencontré tous les partis, l’extrême-gauche, la gauche dure, la gauche radicale, la gauche anarchiste, la gauche de gouvernement, le centre gauche, le centre illibéral, le centre droit, la droite molle, la droite gauchiste, la droite qui perd, et….les « autres ». Les Autres, donc, ceux qui devraient une fois pour toute se réunir et former une majorité absolue. Tiens au fait, Faure a moins de poids électoral que Zemmour, et il est là à plastronner pour faire la loi, marrant non ?

  2. C’était Jean LECANUET qui disait passer tout son temps à rattraper par la manche ses troupes qui étaient toujours pretes à aller voir si l’herbe était plus verte dans l’herbage d’a coté, donc rien de nouveau on ne peut jamais compter sur ces girouettes de centristes.

  3. Et le seul constat qui ressort de cette analyse est bel et bien celui que dans ce pays aujourd’hui, les « hommes » ont été émasculés virtuellement, et que les femmes disposent virtuellement de ces attributs physiques qui manquent aux hommes.
    Mais il ne faudrait pas que nous en revenions au temps mythologiques des « Amazones », même si les groupuscules « féministes » de tous poils en rêvent.
    Il existe bien encore dans ce pays quelques représentants de la gente masculine, qui seraient prêts à prendre les commandes, en virant tous ceux-là qui n’ont plus rien à faire à ces commandes qu’ils ne savent pas diriger convenablement. Debout la jeunesse! et faites ce qu’ont su faire vos aïeux pour sauver ce beau pays !…

  4. Tous ces vieux de la vieille politique à la papa qui essaient à toute force de montrer ce qu’il croient être la sagesse qu’ils n’ont jamais eu, ayant passé bien trop de temps à en profiter. Pareil pour un Juppé qu’on n’attendait pas, sur le plateau de Mme Salamé, et qui n’a fait que faire ricaner.

  5. C ‘ est dommage mais HERVE MORIN se trompe parce que la droite est fracturée en 2 parties il faudra prendre une position claire 1) ceux qui rejoindront le centre avec PECERESSE LARCHER BARNIER JUPPE ESTROSI DARMANIN COPE BERTRAND DATI E.PHILIPPE ETC.. 2 ) et les autres qui iront vers ZEMMOUR KNAFO DE VILLIERS MARECHAL DUPONT AIGNAN BARDELLA CIOTTI 3) Alors que feront les BELLAMY MORANO LISNARD RETAILLEAU ils devront faire un choix parce que leurs électeurs souhaitent l’ union des droites et la bascule se fera à ce moment là

  6. Au cours de ma carrière professionnelle, j’ai été associé à plusieurs aventure collectives nécessitant une bonne dose de courage, de ténacité face au pouvoir de la hiérarchie, des instances disciplinaires ou de la haute administration. Je dois reconnaître que quand les difficultés se sont précisées, il ne restait essentiellement que des femmes pour continuer le combat.
    Je crois sincèrement qu’elle sont plus intègres et plus constantes que les hommes. Que ceux-ci sont plus prompts à trouver des accommodements, notamment avec leur conscience.

  7. Je l’ai écouté… les bras m’en sont tombés…. un mou du genou, discours foireux à tiroirs, alambiqué et tortueux. Jamais une réponse « claire »; toujours à noyer le poisson. DEHOOOOORS tous ces mecs. Servent à rieeeeen !

  8. Fait-il, lui, partie des « acceptables » ?…il y aurait fort à parier que le peuple français pense que non. Gare au réveil douloureux, porté par « celles zé ceux » qui votent…

  9. bafouille pitoyable, quel clown, il contribue activement à la déconsidération de la politique et particulièrement à celle du club LR and Co. La Normandie ne se souviendra pas de lui, pour sa bravoure ou la qualité de sa pensée.

  10. Sarah knafo semble bien moeux maîtriser les sujets dont elle parle que morin qui tient a rester dans le camp du bien qui tue lentement la France

  11. Oui… Il semble qu’il n’y ait désormais en politique française que les femmes qui « en aient » ;-)

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