Gers : l’emprise d’un polygame ivoirien sur la « maison de l’horreur »
C’est une affaire effrayante dont l’atrocité peine pourtant à faire du bruit. Et pour cause : depuis une semaine, et jusqu’au 18 novembre, le discret procès d’un Ivoirien et de trois de ses anciennes compagnes se déroule à huis clos, devant la cour d’assises du Gers. Tous sont accusés d’avoir infligé les pires sévices aux vingt-huit enfants que l’homme maintenait dans une autarcie quasi totale. Depuis les années 1990, Makhete M. aurait placé sous son emprise quatre Françaises, qui l’accusent aujourd’hui de viols et de violences, tandis que châtiments, isolement et islam rigoriste régnaient dans cette « maison de l’horreur » de la commune de Nogaro. Ce fait divers d’une gravité extrême est privé des projecteurs médiatiques.
L’emprise du « gourou »
Ils l’appellent « Abou », mais l’homme qui régnait dans cette maison de 600 m2 n’a rien d’un père aimant. Trois ans d’enquête judiciaire ont été nécessaires pour reconstituer le quotidien de cette communauté singulière, composée de cet homme, de quatre mères et de vingt-huit enfants, aujourd’hui âgés de 5 à 25 ans. À la barre, les victimes décrivent les actes de torture que l’accusé - le « gourou » - leur infligeait et qu’il faisait infliger par les mères sous la menace, lors de ces journées rythmées par la prière, les interdits et la violence. Privation de nourriture ou de sommeil, coups innombrables avec un tuyau d’arrosage, des bâtons, des « babouches » ou encore des ceintures, l’homme s’en prenait également aux bébés, qu’il n’hésitait pas à immerger de longs moments sous l’eau afin de « purifier » leurs âmes, disait-il. Les sévices pouvaient avoir lieu devant les autres membres de la famille ou à l’écart, et touchaient chacun, quel que soit l’âge ou le sexe, parfois jusqu’au vomissement ou à l’évanouissement des victimes. Ces dernières n’avaient d’autres sorties que l’école du village où elles étaient déposées le matin à bord de deux minibus, tandis que les compagnes étaient assignées à des tâches bien précises comme le ménage, les courses ou encore le soin des enfants.
Un profil inquiétant de manipulateur
Jusqu’ici inconnu des services de police, Makhete M. dévoile un profil troublant, lorsque les gendarmes l’interpellent, le 5 avril 2022. Né en 1980 d’une famille modeste de Bouaké, en Côte d’Ivoire, il arrive en France à 16 ans. Après avoir épousé sa première femme dans les années 1990, il fonde, en 2006, une association présentée comme humanitaire, mêlant spiritualité, bien-être et musique. Elle se définit alors comme un « état d’esprit de paix, de tolérance et de fraternité ». C’est par ce biais qu’il persuade d’autres femmes fragiles de rejoindre le « cercle familial » : l’une, qu’il épouse religieusement vingt ans après la première, alors qu’il avait entretenu une relation avec elle lorsqu’elle était mineure, puis deux autres. Les femmes seront converties à l’islam. Le groupe tentera de s’installer en Afrique, sans succès, avant de revenir en France. C’est en 2020 que cette communauté s’établit dans le Gers, où elle attire de plus en plus l’attention des services sociaux, avant que l’une des épouses ne s’échappe et dénonce la situation à la gendarmerie.
À ce sujet — Qui, pour dénoncer CE patriarcat ? Clothilde, 31 ans, morte sous les coups d’un mari polygame
Décrit par ses proches comme « charismatique » et « imperméable à la contradiction », l'homme ne dévoile pas sa personnalité. Les expertises n’ont décelé aucun trouble psychiatrique chez cette personnalité toutefois narcissique avec une « dimension messianique ».
La polygamie, ce discret fléau en France
Un schéma pas si exceptionnel. D'autres Françaises, avant ces femmes, se sont retrouvées piégées dans ces unions polygames violentes, dominées et reléguées au rang de co-épouses après des débuts rassurants et un processus d'emprise dont il leur était presque impossible de revenir. Le cas de Clothilde, assassinée en 2022 par son conjoint sénégalais, Sileye Ba, en est l’illustration la plus récente : il comparaissait en septembre dernier devant la cour d’assises du Loiret, aux côtés de son autre épouse, Dieynaba Kande.
Aucune statistique publique ne permet de mesurer l’ampleur réelle de la polygamie en France, alors même que ce motif peut justifier, depuis 1993, le refus ou le retrait de certains titres de séjour. Combien de familles faudra-t-il encore arracher à cet enfer avant que la réalité ne soit enfin reconnue ? Car ces chiffres manquants cachent les vies brisées de femmes et d'enfants pris au piège du seul patriarcat qui demeure à ce jour impuni par nos féministes. Il a encore de beaux jours devant lui.
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80 commentaires
le résultat de la lâcheté et corruption de nos dirigeants qui sont coupables de haute trahison
Et combien croyez vous il y en a comme ça en France ? Bien entendu, on peut supposer que ce monsieur avait une femme légitime et que les 3 autres étaient des « parents isolés » bénéficiant de toutes les aides et subventions de l’Etat… avec 28 enfants, ça représente combien d’allocs ? Et pour éviter que ça s’ébruite, on fait un procès en catimini, à huis clos. Surtout pasxque les Francais sachent… Alors que tous les pays d’Europe commencent à prendre des mesures drastiques contre l’immigration incontrôlée, la France de Macron ouvre ses frontières à tous les vents..
La Dépêche du Gers va développer longuement ce fait divers ….
Quel taux de polygamie dissimulé derrière le vocable « femme seule élevant ses enfants » ? 50% ? Plus ?
Nogaro : 2.226 habitants au dernier recensement. A qui veut-on faire croire que personne n’était au courant de la situation ??? Mais tant que, dans des cas semblables, toutes les personnes qui, de par leur profession, auraient dû faire des signalements, ne seront pas systématiquement condamnées pour non-assistance à personne en danger…
Mais il ne faut ni « stigmatiser », ni « faire le jeu de »…
Comme quoi, il serait temps de cesser de donner plus aux mamans « solos » comme ils se plaisent à dire, un gosse ne se fait pas tout seul. En donnant plus d’allocs aux femmes seules, la France nourrit la polygamie. Le montant de l’ASF est de 1 383.69 € pour une mère et 2 enfants. Seules les veuves devraient y avoir droit.
Tout ce qui concerne l’enfance et la famille dans notre système social est noyauté depuis toujours par la Gauche . Des milliers de « familles » polygames vivent sur notre sol , elles touchent toutes les aides officielles mais ne sont jamais contrôlées par les services sociaux . Allez par exemple , sur le site du Panning Familial et vous verrez malgré sa vocation originelle , le genre de soucis qui les préoccupent vraiment .
Meme son afrique natale n’en a pas voulu !… Cela en dit long sur le depotoire moral et humain qu’est devenu la France . Quant aux » chiffres manquants » , faites moi rire : les services de la CAF savaient pertinemment que mesdames unetelle et untel etaient les secondes , troisiemes et quatriemes epouses de Monsieur Untel … Si personne ne cherche et demande , aucun chiffre ne sera exhume .Regardez bien mesdames , c’est de votre avenir proche que nous parlons …!
Voilà comment on ruine un pays avec ce genre d’individus qui sont polygames et ont des dizaines d’enfants. Il est grand temps de revoir nos lois et de ne plus rien payer à ceux qui ont plusieurs femmes. Quant à cet énergumène qui torturait même des bébés, le retour de la peine de mort serait sûrement une solution.
Au moins lui il travail pour remonter la natalité en France et en plus payé par la CAF.
Un castor donc.
A force de tolérance on en arrive à l’intolérable et on s’étonne
S’indigner, encore et encore, c’est se soumettre finalement à cette accoutumance qui fait de nous des citoyens impuissants et complices. Une simple loi privant de la nationalité et des droits sociaux quiconque se moque du code civil donnerait le ton de la fermeté française. Il ne suffit pas de s’indigner mais de voter. Surtout contre ceux qui mettent le pays en péril par la submersion, ceux qui ont divorcé avec le bon sens parceque les barbares, c’est eux, et sous le voile de leur écharpe tricolore ils sont le parti de l’étranger. Non qu’ils ne voient rien mais ils ne veulent pas voir, comme le dit un proverbe…ivoirien.
On ne précise pas de quoi vit ce monsieur… qui se prélasse dans 600m2 et nourrit autant de femmes et d’enfants… grâce à la CAF ?
Et toute cette famille vivait sûrement des allocations avec 28 enfants ça devait faire un sacré pactole, que la sécu devait verser chaque mois.
La CAF verse 344 euros mensuel pour 3 enfants plus 193 euros par enfants en plus.
Pour une famille de 28 enfants cela représente 5169 euros au frais du contribuable.
Merci la France.