Futur porte-avions nucléaire : Macron fait son show, ce sera le… France libre !
Il faut avouer qu’on a eu très peur. Quel nom allait bien pouvoir porter notre futur porte-avions nucléaire nouvelle génération (PAN-NG) qui devrait entrer en service en… 2038 ? Depuis plusieurs mois, des noms circulaient, ici et là : des plus classiques (Richelieu, Clemenceau) aux plus improbables (Simone-Veil). Avec un Emmanuel Macron qui adore casser les codes, il fallait s’attendre à tout, surtout au pire. C’est donc à Indret (Loire-Atlantique), ce 18 mars, au sein des ateliers de Naval Group, que le président de la République a fait son grand show pour dévoiler aux armées, à la France et au monde quel nom portera ce bateau.
Un monstre des mers pour la France
Un bateau comme la France n’en a sans doute jamais construit. 80.000 tonnes (deux fois le Charles-de-Gaulle), de quoi rivaliser avec l’Abraham-Lincoln américain (100.000 tonnes) ; 310 mètres de long, soit presque une tour Eiffel ; deux réacteurs nucléaires ; capable de porter à son bord quarante aéronefs (vingt sur le Charles-de-Gaulle) ; une vitesse de croisière de 50 km/h, de quoi parcourir 1.000 km en 24 heures. Un outil de puissance dans un monde – on le voit aujourd’hui – où les océans sont un enjeu stratégique considérable. Certes, cela a un coût : Macron annonce dix milliards. On parle de douze ou quinze. Ce sera peut-être plus.
Mais c’est aussi 14.000 emplois à la clef, dans deux cents métiers, pour environ 800 entreprises (de grands groupes jusqu’à des PME en passant par des ETI). C’est sans doute pour cela que la CGT manifestait, ce jour, contre la venue du Président sur le site de Naval Group… Rappelons que ce projet colossal et ambitieux n’est pas dû à la seule décision du monarque Macron qui, aujourd'hui, tirait le drapeau tricolore à lui. En effet, la loi de programmation militaire 2024-2030, votée le 7 juin 2023 à une immense majorité des députés (408 voix pour et 87 contre, essentiellement chez LFI et les écolos), prévoit un investissement initial de cinq milliards pour ce projet de porte-avions dont le coût a été estimé à dix milliards.
Macron fait durer le plaisir
Mais revenons au nom. Quelque part, avouons qu’il y a de quoi s’étonner que l’on donne ainsi un nom à un bâtiment qui ne verra le jour que dans seulement douze ans. L’enfant à naître n’a pas de nom ; un bateau, si. Cela dit, il y a quelques décennies, lorsque le Charles-de-Gaulle était au même stade de gestation que notre futur PAN-NG, il avait été question de l’appeler Richelieu. C’est Mitterrand, le plus anti-gaulliste des hommes politiques du siècle dernier, qui avait décidé qu’il s’appellerait, finalement, Charles-de-Gaulle. Combien de parents ne sont-ils pas fixés sur un prénom durant les neuf mois d’attente pour, finalement, changer d’avis le jour J !
Richelieu, disions-nous. En commençant son discours, Macron a évoqué le quatre centième anniversaire, cette année, de notre Marine nationale, la Royale. Là, on s’est dit que Macron nous donnait un indice : le PAN-NG va relever le nom du Richelieu. Un magnifique cuirassé, en service de 1939 à 1967, qui portait le nom du cardinal, signataire d’un édit, en octobre 1626, instituant une Marine d’État organisée sous son commandement unifié. Mais non. Est-ce le passé plus ou moins « vichyste » de ce bateau qui échappa aux différents désastres que la Royale connut durant le second conflit mondial, ou bien le combat du cardinal botté contre le séparatisme de l’époque que représentait le protestantisme, qui éliminèrent ce nom ? Mystère.
Ce n’est donc qu’à la fin de son discours – tout l’art d’entretenir le suspense et de s’offrir ce plaisir à nul autre pareil de voir toute une armée, tout un peuple suspendus à ses lèvres, à sa décision historique – qu’Emmanuel Macron nous a orientés vers un nouveau cap en évoquant l’esprit de résistance, l’indépendance de la France, le général de Gaulle… Un instant, l’auteur de ces lignes s’est demandé si Macron n’allait pas donner le nom de l’amiral Muselier à ce porte-avions. L'amiral Muselier fut le premier officier général à avoir rejoint Londres et le général de Gaulle qui lui confia, d'ailleurs, le commandement des Forces navales françaises libres. Accessoirement, l’amiral Muselier est le grand-père de Renaud Muselier, ancien ministre de Sarkozy, aujourd’hui président de la région PACA. Le rejeton n’a pas rejoint Londres mais la Macronie : c’est moins glorieux. Mais non, pas Muselier.
Mais non, car finalement, notre futur porte-avions portera tout simplement le nom de France libre. Il faut avouer qu’il fallait y penser et que ça a plutôt de la gueule. France libre : on pense aux marins de l’île de Sein, à l’amiral Thierry d’Argenlieu, à Leclerc, aux marins de la 2e DB, au drapeau tricolore sur la cathédrale de Strasbourg, aux compagnons de la Libération, etc. Maintenant, toute la question est de savoir si la France sera toujours libre en 2038. D'aucuns diront qu'elle ne l'est déjà plus en 2026, après dix ans de macronisme, mille quatre cents milliards de dette en plus dans ses cales et une soumission, en bien des domaines, à l’amirauté bruxelloise…
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
Popular Posts



































232 commentaires
Moi, Je m’attendais qu’il le baptise « Macron 1er » ou tiens, « Narcisse 1er », pourquoi pas ? On sait que le culot vole en escadrilles, n’est-ce pas ?
« France libre » ? Ah oui, vraiment ? Alors à mon avis, concernant le nom de ce navire il aurait été plus juste et réaliste (à tout point de vue) de l’appeler « l’Arlésienne »
On a oublié « Jupiter ».
Quel minable, incapable de se rendre aux obsèques du militaire français tué en Iran, mais pour faire le clown sur le porte-avions, il est présent
Bébé joue avec ses bateaux …
Ouf ! On a évité Simone Veil ! Après la panthéonisation débile de Badinter, cela aurait été le pompon.
Tout ça pue la com d’une façon scandaleuse. Le gamin irresponsable fait encore et toujours mumuse pendant que qu’il saborde fa France par son incompétence, son arrogance et son irresponsabilité immondes.
Le « en même temps » aurait été plus à son image.
S’il voulait être cohérent, il aurait du l’appeler Impératrice Ursula
Baptiser un bâtiment de guerre « France libre » alors qu l’on est soumis à l’ue? Baptiser un bâtiment de guerre « France libre » quand les catapultes électromagnétiques sont américaine et donc soumises à l’ITAR. De plus macron ne sera plus là, si la droite nationale dirige le pays, ce porte avion portera un nom qui rappellera notre histoire comme Jean Bart, Richelieu, Colbert, Jeanne d’Arc, Foch, Clemenceau. Si c’est la gauche ou ses amis du centre ce porte-avions se nommera peut-être « France libre », mais il ne pourra pas arborer un pavillon avec la croix de Lorraine, puis que ce simple mot sera bannit de nos dictionnaires au nom de leur laïcité à géométrie variable. Un seul bon point à ce sujet, nous avons échappés à miterand, europe, thorez, hollande, ou macron
Bon , j’avais dans la tête de le nommer « Croix-de-Lorraine » mais c’est assez ancien, en souvenir de « Charles-de- Gaulle », je trouvais que ces deux noms s’accordaient bien. Maos c’est vrai qu’il y a le mot « croix », à éviter, actuellement…Pour autant, les noms, ça change. Un bâtiment de la Kriegsmarine s’appelait « Deutschland », il a été rebaptisé, en fonction, « Seydtlitz »…Ici on verra pour la suite ce que Mélanchon va dire…le « Franc-Tireur »….
N’importe quoi, ridicule.
« Vive le Québec libre »…ce sera plus simple » France libre », une France pieds et poings liés par l’Europe…cela valait bien un discours , un de plus.
On peut critiquer Macron à maints égards, mais « La-France-Libre » est un nom superbe rendant hommage non à une personne mais à notre pays à un moment difficile mais glorieux de son Histoire. Je suis très d’accord avec ce choix. C‘est pour laisser sa marque qu’il baptise dès maintenant ce navire, sachant qu’il ne sera plus au pouvoir en 2038-2039.
Enfin, prénommer un enfant avant ou après sa naissance – et par extension un bâtiment en construction – relève du libre choix des parents.
La France va bientôt nous libérer de ce piteux Marlborough
De quoi occulter les grands noms de l’Histoire de France; on a quand même échappé à ce qu’il le nomme « Europe »!
J’ai eu vraiment peur d’entendre qu’avant le premier élément posé pour la quille que le futur nom est choisi, enfin rassuré ce sera France Libre, bon c’est mieux que le Macron mais le tout pas très génial.
Par contre un porte avion coute fort cher, il ne peut naviguer qu’en convois au minimum trois navires de surface plus un sous-marin nucléaire et un ravitailleur, pas pour la propulsion mais pour tout ce qui est consommable, obligé de faire des rencontres, par contre un missile hypersonique, plus d’escadre.
Un seul sous marin classique, diesel électrique peut le couler, je sais .
10 ou 12 milliards, une goutte d’eau dans l’océan des dettes. Pour le nom, l’Emmanuel aurait été bienvenu mais l’idée a été torpillée sitot à flot. Le Pleutre aurait pu fendre les mers gaillardement pour faire illusion. Ou Le Narcisse et personne n’aurait pu dire qu’il est coulé (Cloé).