Fin des visas territorialisés à Mayotte, à l’initiative de LR
C’est une demande spécifiquement mahoraise. Les titres de séjour territorialisés limitent les déplacements des clandestins régularisés à une zone délimitée - ici, Mayotte. Les élus de l’île militent avec vigueur pour sa suppression afin de décongestionner l’immigration clandestine endémique qui est une des difficultés majeures pour ce bout de terre française en plein océan Indien.
À l'Assemblée, mardi 24 juin, la mesure portée par le député LR de la Manche Philippe Gosselin, rapporteur du texte de programmation pour la refondation de Mayotte, a été votée.
Pourtant, elle n’avait pas été retenue par le Sénat, en mai, où pourtant la droite sénatoriale est majoritaire.« Je suis déçu. Aucune des demandes des Mahorais n’a été votée », avait déploré le sénateur socialiste de Mayotte Saïd Omar Oili. Au sein du gouvernement, le ministre de l’Intérieur et chef du parti Les Républicains Bruno Retailleau était opposé à l’abrogation du titre de séjour territorialisé.
Les Mahorais massivement favorables à la suppression de ces visas
Moyennant une forte pression des élus mahorais, dont Philippe Gosselin et Olivier Marleix, l’ancien chef des députés LR à l’Assemblée, se sont faits les porte-parole, la position des LR a été lentement modifiée. À l’origine de ce mouvement, la pression active de Mansour Kamardine, vieille figure de la droite mahoraise qui n’a pas été réélu député en 2024. Il milite depuis longtemps contre l’immigration clandestine sur l’île et il est un fervent défenseur de la fin des titres de séjour territorialisés.
La fin des visas propres au territoire de Mayotte est dénoncée par le RN, comme un « appel d’air » supplémentaire à l’immigration de masse. Les clandestins arrivés sur le territoire mahorais auront ainsi la possibilité de rejoindre l’Hexagone, aggravant les difficultés en métropole sans régler le problème sur l'île, puisqu’une immigration clandestine en chassera une autre. Dans un message vidéo directement adressé aux habitants de l’île, Marine Le Pen a voulu faire de la pédagogie pour expliquer son opposition à la fin des visas territorialisés. Leur demandant d’avoir « confiance » en elle, la responsable des députés RN à l’Assemblée a voulu rappeler qu’elle avait « toujours plaidé pour supprimer toutes les pompes aspirantes de l’immigration » dont « les éléments d’attractivité de Mayotte pour les immigrés ». La députée du Pas-de-Calais a dénoncé une « solution de facilité » et une mesure isolée qui favorisera l’immigration comorienne, prenant en exemple le château de Thiverval, dans les Yvelines, où, en février 2024, l’installation de 300 migrants arrivant de Mayotte avait été annoncée. Marine Le Pen doit soigner sa popularité dans une île qu’elle visitait en janvier, quelques semaines après la destruction de l’île par le cyclone Chido.
Mayotte aux avant-postes
Un département français qui votait massivement RN aux dernières présidentielles, puisque la fille de Jean-Marie Le Pen récoltait 59 % des voix face à Emmanuel Macron, soit 15 points de plus qu’en 2017. Isolée dans son parti, la députée RN de Mayotte, Anchya Bamana, a défendu elle aussi la fin des titres de séjour territorialisés.
Les parlementaires se sont opposés sur une question qui divise les bancs centristes de la majorité. « Si on déterritorialise, on va affaiblir le peu d'outils qu'a le ministère de l'Intérieur pour contrôler l'immigration », affirmait le député macroniste du Bas-Rhin, Charles Sitzenstuhl. La suppression a été prévue pour 2030, le temps que les mesures prises pour « juguler l’immigration » produisent de l’effet, a défendu Philippe Gosselin, en séance.
Toute la difficulté semble être ici. Or, sur cette question, LR n’a pas encore fait ses preuves. Renverser la vapeur, tel est l’enjeu d’une bataille dont Mayotte est l'avant-poste. Même Daniel Cohn-Bendit, l’ancien élu écologiste, est d’accord sur cette idée, puisqu’il dénonçait, il y a quelques mois, le « Grand Remplacement de la population » sur l’île.
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38 commentaires
Plus aucun visa que ce soit à Mayotte comme en métropole c’est clair non ?
Avez-vous remarqué que depuis quelques dizaines d’années les députés LR ne servent plus à rien ou sont absents aux bons moments ou même votent souvent contre ce qui devrait être leur camp. Monsieur Retailleau si vous voulez faire œuvre utile, serrez leur sérieusement la vis et mettez les au pas de la France et de la majorité des Français, sinon révoquez les récalcitrants une bonne fois pour toute.
Il est beaucoup plus « confortable » que les immigrés clandestins restent à Mayotte, plutôt que de leur donner la possibilité de venir en France métropolitaine. La seule solution, me semble t-il: organiser des charters retour au point de départ!
On va donc permettre à des immigrés à Mayotte illégaux de venir envahir légalement la Métropole …
On marche sur la tête !
Va-t’on leur payer un billet par Air France , ou va-t’on affréter des avions du COTAM ?
j’avais posté un message pour m’étonner que , prétendument sans le sou, les illégaux pouvaient ensuite aller soit à la Réunion soit en Métropole…. qui les finance? Sans moyens pécuniers, ils seraient obligés de rester sur place … ou prendre un kwassa- kwass retour! eh bien, la censure est passée!?!
Pourquoi faire « simple » quand on peut compliquer les situations?..
MARINE LE PEN me fatigue au lieu de s’ occuper de son procès et d’ être la roue de secours increvable de la MACRONIE donc de maintenir BAYROU elle devrait censuré ce gouvernement pour aller provoquer la destitution de MACRON mais je trouve que MLP gagne du temps comme BAYROU donc je suis déçu de MLP
Laissez Marine Le Pen tranquille, et occupez-vous plutôt des problèmes posés par l’immigration.
Et tout ça, parce qu’on est incapable de les expulser.
Il faut être courageux pour expulser la misère du monde lorsque l’on a tout fait pour la faire venir le même problème va se poser à la Métropole
Vous voyez une différence chez les LR, depuis que Retailleau en est le « patron » ? Et il s’imagine se présenter à la présidence de la République ? A moins qu’il roule, en douce, pour MLP…
Visa territorialise ou pas ils ne se gênent pas pour venir en métropole. Idem pour ceux qui ont obtenu un titre de séjour en Guyane.
Bruno Retailleau est bien le chef des LR n’est-ce pas ? Il est contre cette mesure, son parti vote pour! Soit il fait le ménage chez les LR, ou mieux, il rejoint la vraie droite, Ciotti, Reconquête !
Tout à fait
Un boulet pour Ciotti!
Oui bien vrai
Le LR ? Mais c’est le parti « Canada Dry » qui a la voix de la droite,la couleur de la droite , les idées de la droite, mais qui vote contre la droite et pour les idées de gauche, tout comme son « patron » Retailleau qui est en train de rouler dans la farine tous les « merlans » qui veulent bien se laisser prendre à son double jeu.
Mayotte de par sa situation géographique restera un eldorado éternel pour les clandestins des Comores. Rien n’y fera. Pour y avoir vécu deux ans le problème saute aux yeux du premier venu. Cet archipel est une épine dans le pied départemental de la France voulu par Sarkozy pour récupérer des voix électorales. A Mayotte la devise est » pourquoi faire simple puisqu’on peut tout compliquer. « . La France n’a rien à faire là bas.
Les LR ? Le parti de Maastricht et de Lisbonne ?Traîtres 1 jour, traîtres toujours
Et on peut ajouter que les LR se sont alliés à LFI lors des dernières législatives. Edouard Philippe ayant même déclaré qu’il préfère voter communiste plutôt que R.N…….Comme traitre il en est vraiment le prototype !
Parmi les décisions scabreuses de Sarkosy, l’adoption de Mayotte est sans doute le pire par ses conséquences irréparables. Inscrits au R.N. aujourd’hui, les Députés Mahorais rejoindront fatalement L.F.I. d’ici peu pour motifs sociaux.
Mayotte n’aurait JAMAIS dû devenir « un département français » ! …
Rien ne justifiait cette décision aberrante ! …
Allez dire ça à `Sarkozy !
Encore Sarko? Lisez plutôt ceci:
Sur la départementalisation de Mayotte: cf le Rapport thématique de la cour des Comptes 01/2016 Tout d’abord, l’accord du 27 janvier 2000 sur l’avenir de Mayotte a prévu son évolution vers le statut de « collectivité départementale », qui est effectivement entré en vigueur avec l’article 1er de la loi n° 2001-616 du 11 juillet 2001 relative à Mayotte. Cette loi prévoyait également le transfert de l’exécutif de la collectivité du préfet vers le président du conseil général à compter de 2004….Elle engageait d’une certaine manière le processus de départementalisation…Le processus de départementalisation a repris avec la loi organique n° 2007-223 du 21 février 2007 portant dispositions statutaires et institutionnelles relatives à l’outre-mer »… Février? Voyons Sarko n’ a été élu qu’en mai, non? D’ailleurs, déjà venu en 2007, François Hollande a souligné le « symbole » de sa présence au premier anniversaire de la départementalisation (en 2008, donc), rappelant que Lionel Josin avait pris cette « décision majeure
Se renseigner…. toujours!
Bien d’accord mais a présent c’est un département a présent il faut faire avancer le schimblique.
Je suis bien d’accord, encore une idée fumeuse du sarko , il aurait mieux fait de bien lire la notice du karcher, qui n ‘a jamais servi hélas pour nous , notice écrite en chinois peut être il n’a pas compris comme faire ?
Encore Sarko? Lisez plutôt ceci:
Sur la départementalisation de Mayotte: cf le Rapport thématique de la cour des Comptes 01/2016 Tout d’abord, l’accord du 27 janvier 2000 sur l’avenir de Mayotte a prévu son évolution vers le statut de « collectivité départementale », qui est effectivement entré en vigueur avec l’article 1er de la loi n° 2001-616 du 11 juillet 2001 relative à Mayotte. Cette loi prévoyait également le transfert de l’exécutif de la collectivité du préfet vers le président du conseil général à compter de 2004….Elle engageait d’une certaine manière le processus de départementalisation…Le processus de départementalisation a repris avec la loi organique n° 2007-223 du 21 février 2007 portant dispositions statutaires et institutionnelles relatives à l’outre-mer »… Février? Voyons Sarko n’ a été élu qu’en mai, non? D’ailleurs, déjà venu en 2007, François Hollande a souligné le « symbole » de sa présence au premier anniversaire de la départementalisation (en 2008, donc), rappelant que Lionel Josin avait pris cette « décision majeure
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