Face aux pressions de Trump, l’université de Columbia arrête le wokisme !

Après son élection, Donald Trump a annoncé une reprise en main radicale de l’enseignement.
Capture écran The Financial Express
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En France, on a tendance à penser que l’université est entrée dans une spirale de wokisme dont il est impossible qu’elle sorte. Études décoloniales, colloques sur le genre, soutien à la Palestine au prix de l’antisémitisme le plus décomplexé : la convergence des luttes semble être la nouvelle norme idéologique. « C’est comme ça », se disent, résignés, les parents qui galèrent sur Parcoursup et angoissent à l’idée d’envoyer leurs enfants dans l’enseignement supérieur. Pourtant, des nouvelles rassurantes nous parviennent d’Amérique. « Trump always chickens out », disent les Républicains les plus extrémistes, pensant que le président des États-Unis finit toujours par se dégonfler et n’en fait pas assez. Cette fois, ils en seront pour leurs frais : l’université de Columbia, soumise à un bras de fer intensif depuis des mois, vient de rentrer dans le rang et de mettre un terme à ses délires.

Un accord de 221 millions de dollars

Après son élection, Donald Trump a annoncé une reprise en main radicale de l’enseignement. Les universités toutes-puissantes ont souri : qu’allait-il se passer ? On allait voir ce qu’on allait voir. Eh bien, ça y est, on a vu. Ce mercredi, Columbia a annoncé un accord de 221 millions de dollars pour « mettre fin aux enquêtes » que menait l’administration Trump envers plusieurs établissements célèbres, accusés d’avoir été d’une coupable complaisance envers des manifestations en faveur de la fin du conflit à Gaza. Quelques mois auparavant, le président avait gelé des centaines de millions de dollars que l’administration fédérale versait, jusque-là, sans un battement de cils, à la célèbre université. Cette fois, le rapport de force s’inverse, et c’est donc Columbia qui versera 200 millions de dollars à l’administration de Donald Trump, sans compter 21 millions pour un organisme consacré à l’égalité des chances… parce qu’il faut bien mettre la main à la poche au nom du politiquement correct. On est tout de même aux États-Unis.

Évidemment, le ministre de l’Éducation a salué ce jour historique avec un sens de la nuance très trumpien, y voyant un « tournant cataclysmique dans la lutte de notre pays pour que les institutions qui acceptent l’argent des contribuables américains rendent des comptes sur l’antisémitisme ». Derrière le soutien évident de Trump et de son administration à Israël, et sa détestation de toute forme de soutien à Gaza, il y a aussi une lutte de simple bon sens contre les gauchistes, antisémites et empêtrés dans leurs délires genresques. Il y a aussi, et surtout, le souhait d’en finir avec les politiques de diversité et d’inclusion, poursuivies depuis plusieurs décennies, avec un système de points visant à favoriser les étudiants noirs et hispaniques tout en pénalisant les Asiatiques et les Blancs, et tout cela sans aucun rapport avec les performances académiques des uns et des autres.

Ce revirement de Columbia est en soi une excellente nouvelle, mais aussi, pour nous, un petit message d’espoir. Si, comme le croit facilement l’opinion publique occidentale, et spécialement française, il est vrai que tout ce qui vient des États-Unis finira par arriver chez nous (théorème qui s’est vérifié avec la déferlante du wokisme universitaire), alors, les jours sombres de l’enseignement sont peut-être en train de se terminer. Espérons que, d’ici à 2027, ce simple bon sens franchisse l’Atlantique. Il n’est que temps.

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Arnaud Florac
Chroniqueur à BV

Vos commentaires

46 commentaires

  1. Je faisais de grands efforts d’imaginations pour admettre qu’un homme grâce au wokisme pouvait accoucher d’un enfant, patatra Trump remet les pendules a l’heure. Des efforts pour rien.

  2. Oui, il n’est que temps et surtout, surtout il faut retirer ce programme d’éducation sexuelle programmé dès la maternelle que tous infâmes gauchistes ont mis place

  3. Je ne vois pas pourquoi wokisme et antisionisme devraient être automatiquement confondus. On peut parfaitement critiquer durement Israël, surtout en ce moment avec ces dizaines de milliers de victimes à Gaza, sans être woke le moins du monde. Non ?

    • Pourquoi accuser Israël de ces dégâts ?
      Il ne faudrait pas inverser les responsabilités !
      Il suffirait que le Hamas libère tous les otages pour que le cessez le feu puisse être envisagé !
      On agresse Israël, on prend plein d’otages, dont un bon nombre vont périr, et on voudrait que les agressés fassent la paix tout en gardant leurs ressortissants en otage !

  4. Il y a un décalage de 10 ans : donc en France la fin du wokisme sera pour 2036…. certainement remplacé par d’autres lubies religieuses pas venues des USA cette fois.

  5. Du bon sens simplement ! Chez nous, le délire finira bien par tomber un jour, quand la réalité se fracassera sur leur figure , ces étudiants décérébrés par le wokisme , se rendront compte de leurs erreurs, d’avoir été manipulés,

  6. Le malheur c’est que ce bon sens mettra des années pour arriver en France sauf a mettre un Trump a la tête du pays. Mais où se cache t’il ?

  7. Si la France est polluée par ces errements, c’est avant tout la faute à DeGaulle (eh oui !!). C’est lui qui a repoussé la scolarité de 14 à 16 ans, poussant les jeunes à poursuivre leur scolarité et à être soumis aux dérives fanatiques de toutes sortes. Quand on quittait l’école à 14 ans (ce qui a été mon cas), et une fois arpète dans une entreprise dirigée par un patron, ce genre d’idéologie n’a pas cours.

    • Je ne vois pas pourquoi ou comment étudier jusqu’à 16 ans ferait de nous des proies à des « dérives fanatiques de toutes sortes ».
      Concernant l’apprentissage, si j’en crois des artisans de ma connaissance, l’État, avec sa foultitude de réglementations et d’obligations, a dégoûté les artisans en question d’embaucher un arpète.

  8. Hélas non ! Cette mise au pas des délires islamo-gauchistes par le gouvernement Français n’arrivera pas, sauf (mais j’en doute quand même) si Retailleau ou Sarah Knafo sont élus président. Je suis assez âgé pour avoir connu l’arrivée de Ronald Reagan à la Maison Blanche. Ce fut un immense bol d’air frais pour l’Occident. Dans le même temps, la France porta Mitterrand à l’Elysée. La suite on la connait. Nous continuons sans cesse de dégringoler depuis.

    • Entièrement d’accord pour Saralh KNAFO, par contre retailleau je n ‘ai aucune confiance, ministre de macron, président du parti qui le plus trahi, en un mot comme en cent, c’est un LR

    • Nous sommes au point où nous ne pouvons plus dégringoler beaucoup plus bas.
      Le moment arrive où nous allons rebondir. Je pensais que 2022 était l’élection de la dernière chance. Erreur.
      Mais en 2027, nous n’aurons d’autre choix que de tout culbuter pour repartir. Mon trio de choix : de Villiers Philippe, Zemmour Eric et, sinon présidente en tout cas ministre (PM ou Intérieur) Knafo Sarah.

  9. La France aurait bien besoin d’un président tel que Trump, hélas chez nous je n’en vois aucun avec un tel charisme, il en impose comme on dit et ce malgré quelques bouffonneries sans importances, que s’empresse d’instrumentaliser ces opposants, Il a ce qu’il faut et où il faut ; Désolé mais quand je vois ce qu’on nous propose comme choix électorales (darmanin ou retailleau je me dis qu’on a pas le Q sorti des ronces ,il ne ressort que faiblesse chez eux, aucun charisme. Vous voyez retailleau ou darmanin à côté de Trump , je visualise et c’est déplorant.

  10. La FRANCE réclame un « PRO TRUMP » à la tête de « l’Enseignement » en France mais la « Reine du 49.3 » fait venir les nocifs américains qui sont évincés du système des USA ! … Cherchez l’erreur ! …
    « AFUERA » la macronie …

  11. J’aimerai être d’accord avec votre optimisme « il est vrai que tout ce qui vient des Etats-Unis finira par arriver chez nous ». Je crains que cet adage ne soit valable que pour la pensée gauchiste indépendamment des dirigeants américains qu’ils soient démocrates ou républicains. Il n’y pas de raison que ça change quand les médias récepteurs en France sont noyautés par l’intelligentsia « progressiste ». Mais comptons sur les medias alternatifs et les réseaux sociaux pour poursuivre la lutte pour la liberté d’opinion et contre les idéologies débiles.

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